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Actualités - Chronologies

SOUDAN - Le siège du parti de Tourabi placé sous haute surveillance

Le siège du parti du Congrès national populaire (CNP) était placé hier sous haute surveillance policière au lendemain de l’arrestation de son dirigeant Hassan al-Tourabi, critiqué pour son alliance avec les rebelles sudistes, ennemis jurés de la veille. Des policiers armés et des voitures de police encerclaient les locaux du parti ainsi que les bureaux du journal du CNP, Raï al-Chaab (l’avis du peuple), qui n’a pas paru hier. Les forces de l’ordre ont également pris position devant le domicile de M. Tourabi, situé dans le quartier résidentiel de Mancheya, pouvait-on constater dans la matinée. La presse soudanaise, qui réserve ses manchettes à la nouvelle de l’arrestation, annonçait hier qu’au moins cinq membres du CNP ont été arrêtés depuis le placement en détention de M. Tourabi. Parmi ces personnes figure notamment Omar Abdel Maarouf, ancien ministre adjoint pour la Défense, indique la presse alors que les principaux dirigeants du parti comme MM. Ali al-Haj et Yassine Omar al-Imam, se trouvaient en voyage à l’étranger au moment des arrestations. M. Tourabi, 69 ans, secrétaire général du CNP, avait été arrêté mercredi soir à Khartoum afin de s’expliquer sur le «mémorandum d’entente», une sorte de déclaration de principes en 10 points signée lors d’une réunion entre des délégations de l’Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA) et du CNP du 17 au 19 février à Genève. Le journal as-Sahafi ad-Dawli, cite le fils du dirigeant arrêté, Seddik Hassan al-Tourabi, qui relate l’arrestation de son père. «Peu avant la prière du coucher du soleil, trois voitures transportant des forces de police dirigées par deux officiers sont arrivées à la maison. Les deux officiers sont entrés et sont ressortis accompagnés de Hassan al-Tourabi», raconte-t-il. Il a indiqué que «pendant l’arrestation, des policiers bouclaient les issues du quartier de Mancheya». «Il a été conduit aux bureaux de la sécurité puis conduit à la prison de Kuber sans avoir été interrogé», affirme son fils. Trahison au peuple soudanais Hier, la presse a fait état des critiques formulées à l’encontre de cette alliance, notamment un communiqué des étudiants islamistes de l’Université de Khartoum qualifiant l’accord de «trahison au peuple soudanais». «L’accord est une coalition avec un mouvement sans crédibilité, qui lutte contre l’unification (du Soudan) et tue les martyrs», indique le texte. Dans un éditorial publié par le quotidien Akhbar al-Youm, l’écrivain Sadek Abdallah al-Majed, membre des Frères musulmans qui considèrent M. Tourabi comme un dissident de leur mouvement, critique vivement l’accord. Il estime impossible de «croire le contenu du mémorandum après cette rupture, tous ces combats et ces milliers de martyrs». «Vous allez diriger vos fusils pour aider les rebelles contre vos frères et vos camarades, et vos frères dans la foi tomberont», poursuit-il à l’égard des jeunes du CNP. «Tourabi vous a placés dans ces ordures, cette trahison, cette pollution et cette reddition», ajoute-t-il. «Nul n’aurait imaginé que le prix payé par les martyrs devienne un pont pour (arriver) à un mémorandum d’entente conduisant le peuple soudanais à cette reddition», estime l’éditorialiste. La SPLA mène une guerre civile contre Khartoum depuis 1983 et a intensifié sa lutte à la suite du coup d’État militaro-islamiste en 1989 du président Omar al-Béchir.
Le siège du parti du Congrès national populaire (CNP) était placé hier sous haute surveillance policière au lendemain de l’arrestation de son dirigeant Hassan al-Tourabi, critiqué pour son alliance avec les rebelles sudistes, ennemis jurés de la veille. Des policiers armés et des voitures de police encerclaient les locaux du parti ainsi que les bureaux du journal du CNP, Raï al-Chaab (l’avis du peuple), qui n’a pas paru hier. Les forces de l’ordre ont également pris position devant le domicile de M. Tourabi, situé dans le quartier résidentiel de Mancheya, pouvait-on constater dans la matinée. La presse soudanaise, qui réserve ses manchettes à la nouvelle de l’arrestation, annonçait hier qu’au moins cinq membres du CNP ont été arrêtés depuis le placement en détention de M. Tourabi. Parmi ces personnes...