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Actualités - Reportages

Des promesses, comme toujours, - mais rien d’effectif

A quelques mois des examens officiels, aucune des solutions proposées par les établissements scolaires n’a encore été prise en considération par le gouvernement. Et pourtant, remarque Mgr Camille Zeidan, secrétaire général des écoles catholiques, «le ministre de l’Éducation semblait favorable à la mise en place d’une équipe de travail pour accélérer les choses». Mais jusqu’à présent, si les guides d’évaluation ont déjà été édités à l’intention des établissements et des enseignants, les annales zéro destinées aux élèves ne sont toujours pas disponibles, et le temps d’examen consacré à chaque matière n’a pas encore été défini. Commentant l’allégement des programmes, Mgr Zeidan constate qu’il a été exécuté en dépit de toute logique. «Un chapitre de math essentiel pour la compréhension de la physique a été supprimé», note-t-il, ajoutant qu’un allégement nécessite une coordination horizontale au niveau de plusieurs matières, et devrait englober les éléments communs à diverses disciplines. Cette opération n’est certes pas une tâche aisée, reconnaît le secrétaire général des écoles catholiques, car le programme libanais est à lui seul une synthèse, voire un compromis entre différents programmes, portant en lui l’influence française, dominante, mais aussi l’influence anglophone, en nette progression, et la tendance arabisante. Certes, le multilinguisme est la raison de cette surcharge, mais il comporte des aspects positifs, selon Mgr. Zeidan. Et d’évoquer, à ce titre l’Europe, qui est à la recherche d’un système multilinguiste. Car, insiste-t-il, «il n’était plus possible de garder les anciens programmes tels quels, vu le fossé qui se creusait entre le secteur privé qui utilisait les ouvrages étrangers et le secteur public qui puisait dans des manuels datant de trente ans». S’il est convaincu que le concept général est bon, il déplore que le livre scolaire ne soit pas du niveau requis, alors que la formation des enseignants est déficiente et totalement insuffisante. Il constate que ce changement survient à une période de sévère crise économique, alors que le gouvernement est contraint à se serrer la ceinture au lieu d’investir dans le secteur de l’éducation. Si Mgr Zeidan garde espoir, c’est au vu du dynamisme du secteur privé, quelque peu freiné par les actuels problèmes socio-économiques. Mais il exprime ses craintes de voir le pays évoluer vers une ségrégation sociale, où seule une minorité serait convenablement instruite.
A quelques mois des examens officiels, aucune des solutions proposées par les établissements scolaires n’a encore été prise en considération par le gouvernement. Et pourtant, remarque Mgr Camille Zeidan, secrétaire général des écoles catholiques, «le ministre de l’Éducation semblait favorable à la mise en place d’une équipe de travail pour accélérer les choses». Mais jusqu’à présent, si les guides d’évaluation ont déjà été édités à l’intention des établissements et des enseignants, les annales zéro destinées aux élèves ne sont toujours pas disponibles, et le temps d’examen consacré à chaque matière n’a pas encore été défini. Commentant l’allégement des programmes, Mgr Zeidan constate qu’il a été exécuté en dépit de toute logique. «Un chapitre de math essentiel pour la...