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Actualités - Chronologies

Quand le lieutenant Ariel Sharon - était prisonnier... en Jordanie

Ariel Sharon, élu triomphalement Premier ministre d’Israël, avait été capturé par la Jordanie il y a 53 ans : un historien jordanien s’apprête à publier un livre pour raconter cette histoire oubliée. Baker Khazer indique que son ouvrage, qui sera publié dans quelques mois, exposera la capture près de Jérusalem du lieutenant Ariel Sharon le 25 mai 1948, dix jours après la proclamation de l’État d’Israël. À la suite de la signature du traité de paix israélo-jordanien en 1994, M. Sharon a demandé à rencontrer «l’homme qui l’a capturé», Habess Majali, qui commandait le 4e bataillon jordanien lors de la guerre israélo-arabe de 1948 et qui est devenu ensuite maréchal. «Je ne veux pas serrer la main aux juifs que j’ai combattus», a répondu le maréchal, aujourd’hui âgé de 91 ans, selon M. Khazer. Le maréchal Majali a également refusé une invitation officielle pour assister aux cérémonies de la signature du traité de paix israélo-jordanien, en octobre 1994 à Wadi Araba. Lors de la guerre de 1948, le lieutenant-colonel Majali s’est vu ordonner par ses supérieurs d’empêcher l’avancée vers Jérusalem du bataillon israélien «Alexandroni» qui voulait secourir les habitants juifs de la partie ouest de Jérusalem soumise au siège des armées arabes. C’est à Bab el-Wad, à 28 km de Jérusalem, le 25 mai, que la bataille a eu lieu pendant 15 heures. Elle s’est soldée par une victoire du bataillon jordanien qui comptait 600 soldats et par la capture de six militaires juifs, dont un blessé, le lieutenant Sharon. Habess Majali a enregistré les noms des prisonniers avant de les transférer vers les lignes arrières où le lieutenant Sharon a reçu des soins. «L’armée jordanienne s’engageait alors à libérer les prisonniers de guerre juifs sérieusement blessés, ce qui signifie que la blessure de Sharon n’était pas grave», note M. Khazer. Les six prisonniers, M. Sharon y compris, ont ensuite été transférés vers un camp militaire à l’est de Mafrak (nord de la Jordanie). « Sharon ressemblait à un ours rouge » M. Sharon y est resté pendant quelques mois avant d’être libéré dans le cadre d’une série d’opérations d’échange de prisonniers de guerre, dont la dernière a eu lieu le 19 février 1949. Dans son prochain ouvrage consacré à la participation jordanienne aux trois guerres israélo-arabes (1948, 1967, 1973), M. Khazer cite des témoignages d’autres militaires jordaniens sur la capture de M. Sharon. Le maréchal Majali refuse de s’exprimer devant la presse : «Mes œuvres parlent pour moi», se contente-t-il d’affirmer. «Sharon ressemblait à un ours rouge. Je l’ai capturé, je l’ai soigné et aujourd’hui il est devenu un héros» en Israël, a-t-il toutefois confié récemment à M. Khazer. Après la guerre de 1948, Habess Majali a dirigé la garde royale avant de devenir commandant général des forces armées jordaniennes de 1961 à 1968. Lors des affrontements entre l’armée jordanienne et des factions palestiniennes en septembre 1970, le défunt roi Hussein lui a confié à nouveau la direction de l’armée. Aujourd’hui, il occupe un siège au Sénat (la Chambre haute du Parlement) dont les 40 membres sont nommés par le roi.
Ariel Sharon, élu triomphalement Premier ministre d’Israël, avait été capturé par la Jordanie il y a 53 ans : un historien jordanien s’apprête à publier un livre pour raconter cette histoire oubliée. Baker Khazer indique que son ouvrage, qui sera publié dans quelques mois, exposera la capture près de Jérusalem du lieutenant Ariel Sharon le 25 mai 1948, dix jours après la proclamation de l’État d’Israël. À la suite de la signature du traité de paix israélo-jordanien en 1994, M. Sharon a demandé à rencontrer «l’homme qui l’a capturé», Habess Majali, qui commandait le 4e bataillon jordanien lors de la guerre israélo-arabe de 1948 et qui est devenu ensuite maréchal. «Je ne veux pas serrer la main aux juifs que j’ai combattus», a répondu le maréchal, aujourd’hui âgé de 91 ans, selon M. Khazer. Le...