Le Japon continue d’inquiéter, mais échappe au sermon
le 19 février 2001 à 00h00
La situation du Japon continue d’inquiéter profondément les grands argentiers de la planète, mais l’archipel a échappé cette fois-ci au sermon, le communiqué final de la réunion de Palerme se bornant à un constat désabusé de la situation. «Au Japon, une reprise modeste est attendue, mais les prix continuent à décliner et les risques demeurent», ont souligné les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 pays les plus industrialisés dans leur communiqué final. Après une décennie de stagnation, le G7 Finances a dû reconnaître que les mesures traditionnelles de relance, massivement utilisées ces dernières années par Tokyo, n’ont guère eu l’effet escompté. Les quelques lignes consacrées à l’archipel s’abstiennent de recommander de nouvelles mesures de soutien à la conjoncture, vu l’état déplorable des finances publiques. «Nous partageons l’analyse que les politiques fiscales et monétaires, qui ont été mises en œuvre jusqu’à plus soif, ne servent à rien», a résumé le secrétaire américain au Trésor Paul O’Neill devant la presse. Le G7 se borne seulement à recommander : «la politique monétaire doit continuer d’assurer que des liquidités sont fournies en abondance». En d’autres termes : une crise majeure est toujours possible et les autorités doivent être toujours prêtes à venir à la rescousse du secteur bancaire, qui a plus que jamais besoin d’être «renforcé», souligne le communiqué. Devant les ratés de la conjoncture, la Banque du Japon vient de baisser son taux d’escompte (largement symbolique) pour la première fois depuis 1995, alors même que le coût de l’argent est proche de zéro dans l’archipel. Au sein de la délégation japonaise, on souligne que les autres pays du G7 n’ont adressé aucune demande nouvelle à Tokyo. Mais ils l’ont incité à la vigilance devant la permanence de la déflation, ce cocktail toxique pour l’économie de baisse des prix et de recul de la production. M. O’Neill, qui souhaite infléchir la politique américaine envers le Japon dans le sens d’une plus grande coopération, a souligné que nombre d’idées intéressantes sur les moyens de favoriser la croissance mondiale venaient du Japon lui-même. Malheureusement, ces idées «pourraient avoir été insuffisamment mises en œuvre par les grandes compagnies japonaises», a-t-il regretté. La politique américaine envers le Japon, notamment lorsque Larry Summers occupait les fonctions de secrétaire du Trésor, est depuis longtemps caractérisée par des pressions continues de Washington sur Tokyo. Mais pas question pour M. O’Neill, un ancien industriel qui croit que le Japon s’en sortira grâce à ses entreprises, de s’en tenir à des «admonestations».
La situation du Japon continue d’inquiéter profondément les grands argentiers de la planète, mais l’archipel a échappé cette fois-ci au sermon, le communiqué final de la réunion de Palerme se bornant à un constat désabusé de la situation. «Au Japon, une reprise modeste est attendue, mais les prix continuent à décliner et les risques demeurent», ont souligné les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 pays les plus industrialisés dans leur communiqué final. Après une décennie de stagnation, le G7 Finances a dû reconnaître que les mesures traditionnelles de relance, massivement utilisées ces dernières années par Tokyo, n’ont guère eu l’effet escompté. Les quelques lignes consacrées à l’archipel s’abstiennent de recommander de nouvelles mesures de soutien à la...
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