Les Pasdaran souhaitent l’application de la fatwa contre Rushdie
le 14 février 2001 à 00h00
Les Gardiens de la révolution islamique (Pasdaran) ont réaffirmé hier la validité du décret religieux de l’imam Khomeiny contre l’écrivain britannique Salman Rushdie en 1989 et ont demandé aux dirigeants iraniens d’«agir pour éviter qu’il tombe dans l’oubli». «Nous demandons aux dirigeants de la république islamique d’utiliser la diplomatie pour soutenir les droits des musulmans et des déshérités du monde et éviter que ce décret historique de l’imam soit oublié», ont indiqué les Pasdaran dans un communiqué distribué à la veille du 12e anniversaire de la publication de la fatwa, le 14 février 1989. Le journal intégriste Jomhouri-Eslami a consacré hier des pages spéciales à cet anniversaire en plaidant en faveur de l’application de la fatwa. Selon le journal, «l’important c’est que Salman Rushdie, où qu’il se trouve, doit attendre la mort car la fatwa de l’imam Khomeiny demeure valable». Plusieurs organismes iraniens dominés par les conservateurs, dont notamment la fondation religieuse 15-Khordad, qui offre une prime de 2,5 millions de dollars à qui exécuterait l’écrivain, ont également réaffirmé sa validité. Salman Rushdie, qui possède la nationalité britannique et a vécu pendant dix ans en Grande-Bretagne sous haute surveillance policière, passe désormais la plupart de son temps à New York. L’écrivain a été condamné à mort par une fatwa de l’imam Khomeiny pour son livre Les versets sataniques, jugé blasphématoire envers l’islam par le fondateur du régime islamique. La fatwa avait longtemps envenimé les relations entre l’Iran et l’Occident, en général et la Grande-Bretagne, en particulier. La normalisation entre Téhéran et Londres a été amorcée en septembre 1998, lorsque les autorités iraniennes se sont engagées explicitement à ne pas faire appliquer la fatwa.
Les Gardiens de la révolution islamique (Pasdaran) ont réaffirmé hier la validité du décret religieux de l’imam Khomeiny contre l’écrivain britannique Salman Rushdie en 1989 et ont demandé aux dirigeants iraniens d’«agir pour éviter qu’il tombe dans l’oubli». «Nous demandons aux dirigeants de la république islamique d’utiliser la diplomatie pour soutenir les droits des musulmans et des déshérités du monde et éviter que ce décret historique de l’imam soit oublié», ont indiqué les Pasdaran dans un communiqué distribué à la veille du 12e anniversaire de la publication de la fatwa, le 14 février 1989. Le journal intégriste Jomhouri-Eslami a consacré hier des pages spéciales à cet anniversaire en plaidant en faveur de l’application de la fatwa. Selon le journal, «l’important c’est que Salman...
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