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Actualités - Chronologies

Des Kings bien nommés

Les Sacramento Kings n’ont jamais aussi bien porté leur nom que cette saison en NBA. «L’an dernier, on jouait pour amuser les foules. Cette saison, en revanche, je sens pour la première fois que nous pouvons maîtriser notre destin», résume Chris Webber, l’un des leaders des Kings. Les voilà des candidats crédibles dans la course au titre même si les Californiens ont un peu faibli avant la minitrêve réservée au All Star Game. Alignant la meilleure attaque de la Ligue depuis deux saisons, les hommes de Rick Adelman, qui a du coup gagné lui aussi sa place pour le match des étoiles en qualité de coach de la sélection Ouest, affichent également de nouvelles vertus défensives. Elles leur ont notamment permis de s’imposer chez l’un des grands rivaux de la côte Pacifique, Portland, pour la première fois en 33 tentatives depuis 1986. Portés par une pléiade de joueurs de grand talent – Webber mais aussi Williams, Jackson et le tandem yougoslave Divac-Stojakovic – les Kings donnent désormais des cauchemars à tout le monde et devraient signer une troisième saison consécutive au-delà des 50 % de victoires après plusieurs années de vaches (très) maigres. Les adversaires des Californiens ont également appris à voir sous un autre jour l’Arco Arena, l’antre des Kings, autrefois accueillante, mais où désormais il ne fait pas bon se produire. «Sacramento a vraiment des fans à part et l’Arco Arena est sûrement devenue la salle la plus bruyante de tout le championnat, un vrai délire permanent !», se rappelle Baron Davis, le meneur rookie des Charlotte Hornets. «En fait, comme il n’y a pas grand-chose à faire dans ce coin de Californie à part ramasser des fruits et des légumes, tout le monde vient voir les matches de basket», estime de son côté Phil Jackson, le gourou des Lakers. Une déclaration aigre-douce de «Maître Zen» qui ressemble fort à du dépit et en dit long sur la place désormais prise par les Kings. La NBA moins populaire Déjà sensible depuis quelques mois, la baisse de popularité de la NBA est aujourd’hui parfaitement palpable. Selon une étude récente, on dénombre environ 5 % de spectateurs en moins par rapport à l’an dernier et certaines franchises telles que les Charlotte Hornets (une perte de 4 000 spectateurs en moyenne) souffrent particulièrement de cette désaffection. Depuis le début de cette saison, l’affluence moyenne dans les salles NBA est de 16 000 personnes, soit la plus faible au cours de la dernière décennie. Ce constat est d’autant plus inquiétant qu’il s’appuie en fait sur les billets vendus et non sur le nombre de fans effectivement présents. Un exemple : les 21 700 spectateurs annoncés par les lamentables Bulls de Chicago n’ont pas grand-chose à voir avec la réalité. En effet, depuis le départ de Jordan, plusieurs milliers d’amateurs pourtant en possession du fameux sésame ne daignent même plus se déplacer au United Center où les taureaux du Michigan, avec moins de 20 % de victoires, ne font plus peur à personne. En partie explicable par le prix des places – 50 dollars, toujours en moyenne –, ce manque d’intérêt pour ce qui reste le plus beau championnat de la planète remet aussi en cause l’attitude des mégastars de la NBA apparues sous leur plus mauvais jour lors du dernier tournoi olympique. Les guéguerres de couloir auxquelles se livrent à Los Angeles Kobe Bryant et Shaquille O’Neal, deux jeunes gens trop grassement payés, commencent par exemple à lasser beaucoup de monde.
Les Sacramento Kings n’ont jamais aussi bien porté leur nom que cette saison en NBA. «L’an dernier, on jouait pour amuser les foules. Cette saison, en revanche, je sens pour la première fois que nous pouvons maîtriser notre destin», résume Chris Webber, l’un des leaders des Kings. Les voilà des candidats crédibles dans la course au titre même si les Californiens ont un peu faibli avant la minitrêve réservée au All Star Game. Alignant la meilleure attaque de la Ligue depuis deux saisons, les hommes de Rick Adelman, qui a du coup gagné lui aussi sa place pour le match des étoiles en qualité de coach de la sélection Ouest, affichent également de nouvelles vertus défensives. Elles leur ont notamment permis de s’imposer chez l’un des grands rivaux de la côte Pacifique, Portland, pour la première fois en 33...