Rechercher
Rechercher

Actualités - Conferences Internationales

Les pays insulaires font le procès de la mondialisation

Les pays insulaires du Pacifique, parmi les plus petits et les plus isolés du monde, ont fait hier le procès de la globalisation, lors du sommet régional à Waikiki (Hawaï). Les critiques les plus vives sont venues des nations les plus petites, en celle de Niue (2 103 habitants) et des îles Cook. Ces deux États sont des paradis fiscaux, et la semaine dernière des banques américaines ont interdit tout transfert de fonds en dollars américains à destination de Niue, soupçonné d’abriter des opérations de blanchiment de capitaux. Le Premier ministre des Cook, Terepai Maoata, redoute que son pays ne soit victime de la même sanction. Sani Lakatani, son homologue de Niue, s’est montré particulièrement amer, estimant que la mondialisation constituait un obstacle à la politique de son gouvernement pour améliorer les conditions de vie de la population. «Les petites nations insulaires sont vulnérables mais elles comptent peu lorsqu’il s’agit de combattre les effets néfastes de la mondialisation. C’est un nouvel ordre colonial qui est en train d’émerger», a-t-il estimé. «La distribution inégale des richesses et du pouvoir conduit à une éventuelle perte de souveraineté des gouvernements nationaux, dont le contrôle sur leur propre économie est de plus en plus soumis aux multinationales», a déclaré Sani Lakatani. «La colonisation était l’usage du pouvoir des pays puissants sur les plus faibles, tandis que la mondialisation est celui des multinationales», a précisé à ce sujet le président de cette conférence, Ratu Sir Kamisese Mara, président des îles Fidji renversé en mai dernier par un coup d’État. Le directeur du PIDP, Sitiveni Halapua, originaire de Tonga, a estimé de son côté que la gestion de la mondialisation était liée aux problèmes de la gestion des différents pays de cette zone, qui est plus compliquée qu’auparavant. La plupart des pays du Pacifique sont désormais indépendants et les organisations régionales se sont mises en place dans l’ombre de la guerre froide, a-t-il dit. Le gouverneur des Samoa Américaines, Tauese Sunia, s’est lui montré plus optimiste et a estimé que les sociétés traditionnelles avaient besoin d’être protégées des effets de la mondialisation mais qu’elles devaient pour cela d’abord apprendre à comprendre ce qu’elle était.
Les pays insulaires du Pacifique, parmi les plus petits et les plus isolés du monde, ont fait hier le procès de la globalisation, lors du sommet régional à Waikiki (Hawaï). Les critiques les plus vives sont venues des nations les plus petites, en celle de Niue (2 103 habitants) et des îles Cook. Ces deux États sont des paradis fiscaux, et la semaine dernière des banques américaines ont interdit tout transfert de fonds en dollars américains à destination de Niue, soupçonné d’abriter des opérations de blanchiment de capitaux. Le Premier ministre des Cook, Terepai Maoata, redoute que son pays ne soit victime de la même sanction. Sani Lakatani, son homologue de Niue, s’est montré particulièrement amer, estimant que la mondialisation constituait un obstacle à la politique de son gouvernement pour améliorer les...