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Actualités - Chronologies

L’héritage culturel durement frappé

L’héritage culturel de l’Inde a également été durement frappé par le plus grave tremblement de terre qu’ait connu l’Inde depuis cinquante ans, avec plus de dix monuments historiques importants endommagés, dont certains irrémédiablement. Des responsables de la Société archéologique de l’Inde (ASI), organisme officiel chargé de dresser le répertoire des monuments historiques du pays, ont annoncé hier que plusieurs de ceux-ci n’avaient pas mieux résisté à l’onde destructrice que certains immeubles d’habitation. «Selon des comptes rendus en notre possession, deux monuments historiques parmi la douzaine gravement endommagés ont été rasés par le tremblement de terre», a indiqué un haut responsable de l’ASI. Parmi ces pièces figure un édifice construit sur la tombe des gouverneurs, aux XVIe et XVIIe siècles, de la région de Bhuj, proche de l’épicentre du séisme. «Ce monument appelé “Chhatri” avait plusieurs statuettes splendides», a expliqué le responsable de l’ASI, qui a préféré ne pas être cité. «Selon les informations dont nous disposons, la structure a été soufflée dans son intégralité», a-t-il ajouté. L’État du Gujarat recèle de nombreux monuments historiques vieux de plusieurs siècles, dont le célèbre temple de Somnath dédié au dieu hindou Shiva, l’ashram de Sabarmati, ainsi qu’un site datant de la civilisation Indus, entre 3 000 et 4 000 ans avant Jésus-Christ. Autre édifice rasé par le tremblement de terre, le Sheikh Farid Durgah, un monument funéraire situé dans le district de Patan, au nord de l’État du Gujarat. L’agence Press Trust of India avait rapporté dimanche qu’un musée vieux de 113 ans de Bhuj s’était complètement effondré, détruisant une importante collection d’objets d’art, dont une statue de Bouddha datant du VIIe siècle. Un responsable de l’ASI pour la région de Gujarat, D. R. Gehlot, joint à Baroda, à quelque 100 km de Ahmedabad, principal centre économique de l’État, a déclaré que plusieurs autres constructions avaient «soit des fissures, soit étaient gravement écaillées». À Ahmedabad, en plus d’autres sites touchés, une partie de la tour et du mur d’enceinte du Fort de Bhadra se trouvait dans «un état précaire», selon les mots d’un membre de l’ASI de New Delhi. Un des fameux minarets «branlants» de la mosquée multicentenaire de Sidi Bashir a aussi souffert. Cette mosquée avait été construite en prenant en compte le risque sismique, d’une façon telle que lorsque l’un de ses minarets subissait une secousse, l’autre épousait ses mouvements, ce qui avait fait du site un «must» touristique du Gujarat. Un autre mur remontant à 2 500-3 000 av. J-C, à Champaner (environ 120 kilomètres d’Ahmedabad), a aussi été détruit, tandis que Dhaula Vira, un autre site historique de la même période, n’a pas été touché. Selon des journaux locaux, des fissures se sont formées dans l’ashram de Sabarmati, également connu sous le nom d’Ermitage du Mahatma Gandhi, à Ahmedabad. Les objets personnels de Gandhi auraient toutefois échappé aux dégâts. Des monuments historiques de l’État voisin du Rajasthan ont aussi connu des détériorations dues au séisme. La presse indienne rapporte ainsi qu’une partie d’une résidence royale tricentenaire, célèbre pour ses pierres sculptées et ses façades ciselées, à Jaisalmer, à 570 km de la capitale du Rajastan, Jaipur était sur le point de s’écrouler.
L’héritage culturel de l’Inde a également été durement frappé par le plus grave tremblement de terre qu’ait connu l’Inde depuis cinquante ans, avec plus de dix monuments historiques importants endommagés, dont certains irrémédiablement. Des responsables de la Société archéologique de l’Inde (ASI), organisme officiel chargé de dresser le répertoire des monuments historiques du pays, ont annoncé hier que plusieurs de ceux-ci n’avaient pas mieux résisté à l’onde destructrice que certains immeubles d’habitation. «Selon des comptes rendus en notre possession, deux monuments historiques parmi la douzaine gravement endommagés ont été rasés par le tremblement de terre», a indiqué un haut responsable de l’ASI. Parmi ces pièces figure un édifice construit sur la tombe des gouverneurs, aux XVIe et XVIIe...