Camp Zeist, un ex-camp militaire - au centre des Pays-Bas
le 01 février 2001 à 00h00
Le procès des deux suspects libyens se tient depuis le mois de mai sur un petit morceau d’Écosse artificiellement transplanté dans un ex-camp militaire du centre des Pays-Bas. De l’avis général, l’endroit choisi pour ce procès-fleuve et la détention préventive des deux suspects ne paie vraiment pas de mine. Situé au bord d’une autoroute à une dizaine de kilomètres à l’est d’Utrecht, à l’écart de toute habitation, l’ancien camp militaire américano-néerlandais de Zeist – désaffecté depuis 1994 – a justement été choisi en raison de son isolement, facilitant grandement la tâche des services de sécurité. La petite localité de Soesterberg, fière de ses maisons à toit de chaume, est située à bonne distance, de l’autre côté de l’autoroute. Le seul voisin immédiat du Camp Zeist est le Musée néerlandais de l’aviation militaire, où d’impressionnants missiles sol-air côtoient des avions de tout âge. Disséminés derrière de hauts grillages, plusieurs bâtiments rénovés ont accueilli la salle de tribunal, la prison, le centre de presse et les facilités annexes : cantine et salles de sport pour le personnel de sécurité. L’aménagement le plus spectaculaire a consisté dans l’érection, autour du bâtiment servant de prison aux deux suspects, d’un mur gris haut de six mètres. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont signé en septembre 1998 – juste après que Londres et Washington eurent accepté la demande libyenne d’un procès en pays «neutre» – un accord dotant le Camp Zeist d’un statut quasi diplomatique. En vertu de ce texte, la sécurité des abords du camp est la seule tâche incombant aux services néerlandais. À l’intérieur du camp, ce sont des policiers écossais qui sont les maîtres. «La situation est la même qu’avec les Nations unies dans les locaux du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie à La Haye», précise-t-on au ministère néerlandais de la Justice. Autre analogie avec ce tribunal de l’Onu, la salle d’audience du Camp Zeist : même vitrage pare-balles séparant totalement la cour du public, même équipement vidéo, même possibilité d’occulter le visage et de modifier la voix de certains témoins.
Le procès des deux suspects libyens se tient depuis le mois de mai sur un petit morceau d’Écosse artificiellement transplanté dans un ex-camp militaire du centre des Pays-Bas. De l’avis général, l’endroit choisi pour ce procès-fleuve et la détention préventive des deux suspects ne paie vraiment pas de mine. Situé au bord d’une autoroute à une dizaine de kilomètres à l’est d’Utrecht, à l’écart de toute habitation, l’ancien camp militaire américano-néerlandais de Zeist – désaffecté depuis 1994 – a justement été choisi en raison de son isolement, facilitant grandement la tâche des services de sécurité. La petite localité de Soesterberg, fière de ses maisons à toit de chaume, est située à bonne distance, de l’autre côté de l’autoroute. Le seul voisin immédiat du Camp Zeist est le Musée...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.