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Actualités - Chronologies

Washington reste sourd à la demande libyenne de levée des sanctions

Les États-Unis ont salué hier comme une «victoire» le verdict du procès de Lockerbie, mais sont restés sourds aux demandes libyennes de levée rapide des sanctions contre Tripoli, à qui Washington demande toujours de reconnaître sa responsabilité. Le président George W. Bush est intervenu personnellement pour déclarer que les États-Unis continueront à faire pression sur la Libye pour qu’elle accepte sa responsabilité et indemnise les familles des victimes. Cette affaire est des plus sensibles aux États-Unis, l’appareil détruit en décembre 1988 appartenant à la compagnie américaine PanAm et la majorité des 270 victimes, dont les familles sont regroupées dans une association très active, étant de nationalité américaine. La Libye était déjà soumise à des sanctions américaines avant l’attentat et figure toujours sur la liste des pays parrains du terrorisme publiée chaque année par le département d’État. Les réactions américaines ferment la porte à une levée formelle rapide des sanctions établies en 1992 par les Nations unies contre Tripoli, suspendues en 1999 après que la Libye eut accepté de remettre à la justice les deux suspects jugés par une cour écossaise siégeant aux Pays-Bas. Le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleischer a qualifié le verdict rendu hier de «victoire» pour les efforts internationaux entrepris pour punir les auteurs de cet attentat. Mais, a-t-il ajouté, le verdict «ne signifie pas en lui-même la fin des sanctions contre la Libye», rappelant que les résolutions de l’Onu demandaient aussi à Tripoli d’indemniser les familles et de reconnaître la responsabilité libyenne. Malgré cette position de fermeté, Washington a envoyé quelques petits signaux en direction de la Libye. M. Fleischer n’a pas écarté un dialogue avec Tripoli, affirmant que Washington et Londres «resteront en consultations étroites et contacteront prochainement le gouvernement libyen pour discuter des mesures que la Libye doit prendre conformément aux résolutions de l’Onu». Dès hier, le secrétaire d’État Colin Powell avait indiqué que Washington était satisfait de la coopération libyenne dans ce procès, même si elle n’était pas suffisante pour garantir la levée des sanctions. Les États-Unis et la Libye n’entretiennent pas de relations diplomatiques, et, outre les sanctions de l’Onu, les sanctions économiques américaines remontent pour certaines à 1986. Certaines de ces sanctions unilatérales, comme celles visant les investissements pétroliers en Libye, étant inscrites dans des lois, il est difficile au président Bush de les annuler. L’Administration américaine a toutefois amorcé depuis un an environ une prudente réévaluation de ses relations avec Tripoli. Bien que ce pays figure toujours sur la liste américaine des pays soutenant le terrorisme international, le département d’État reconnaît désormais que cette aide a considérablement diminué ces dernières années. Une mission officielle américaine s’était rendue l’an dernier à Tripoli afin d’examiner les possibilités de lever l’interdiction faite par Washington à ses ressortissants de se rendre en Libye. Cette interdiction a toutefois été reconduite pour l’année en cours. La nouvelle Administration a par ailleurs indiqué qu’elle allait procéder à un réexamen détaillé de l’arsenal des sanctions américaines appliquées à travers le monde, laissant entendre qu’elle entendait l’alléger considérablement, à l’exception de l’Irak.
Les États-Unis ont salué hier comme une «victoire» le verdict du procès de Lockerbie, mais sont restés sourds aux demandes libyennes de levée rapide des sanctions contre Tripoli, à qui Washington demande toujours de reconnaître sa responsabilité. Le président George W. Bush est intervenu personnellement pour déclarer que les États-Unis continueront à faire pression sur la Libye pour qu’elle accepte sa responsabilité et indemnise les familles des victimes. Cette affaire est des plus sensibles aux États-Unis, l’appareil détruit en décembre 1988 appartenant à la compagnie américaine PanAm et la majorité des 270 victimes, dont les familles sont regroupées dans une association très active, étant de nationalité américaine. La Libye était déjà soumise à des sanctions américaines avant l’attentat et figure...