La Banque Audi a annoncé hier des bénéfices nets consolidés de 51,71 milliards de livres pour l’an 2000, correspondant à des bénéfices par actions de 2,13 dollars. Ce résultat est en recul de 10,02 % par rapport à 1999 contre une régression moyenne de 18 % pour l’ensemble du secteur, selon les chiffres préliminaires de la Banque du Liban. Il s’explique par un environnement économique récessioniste, caractérisé par une contraction du revenu non compensée par l’épargne externe, a expliqué hier le responsable de la planification stratégique de la banque, Freddie Baz. Ces conditions défavorables ont obligé les banques à renforcer leurs liquidités immédiates, au détriment des crédits au secteur privé. C’est ainsi que 21,9 % seulement de l’augmentation des dépôts ont été consacrés à de nouveaux crédits contre 48,7 % en 1999. Or, il existe une différence de 3 % entre la rentabilité des liquidités et celle des crédits. Cette baisse de la rentabilité a été accentuée par la contraction des marges d’intérêt liée à la diminution moyenne d’un pour cent des rendements des bons du Trésor et de la hausse du coût moyen des dépôts en devises de l’ordre de 45 points de base. L’effet quantité, lié à l’augmentation des dépôts consolidés du secteur (+10,9 %), a ainsi été contrebalancé par un effet prix négatif. À ceci s’ajoute la nécessité de constituer des provisions pour créances douteuses qui pèsent sur les bénéfices. Afin de ne pas modifier le profil de leurs risques, les banques ont préféré augmenter les provisions, de sorte que les créances douteuses nettes de provisions restent dans la proportion de 3 % du portefeuille, malgré une hausse de 30,4 % des créances douteuses du secteur. La Banque Audi n’est pas à l’abri de ces tendances sectorielles. Les dépôts de la clientèle ont augmenté de 13,7 % par rapport à 1999, ce qui porte la part de marché de la banque à 8,44 % après consolidation de la Banque Audi-France, acquise en juin. La liquidité de la banque passe à 80 % des dépôts contre 77,8 % en 1999 et la solvabilité à près de 18 % contre 18,61 % en 1999. Les provisions pour créances douteuses ont augmenté de 20 % à 16 milliards de livres. Selon M. Baz, la baisse de ses bénéfices provient d’une augmentation des coûts généraux (la banque a notamment engagé deux milliards de livres de dépenses publicitaires, elle a absorbé sept nouvelles agences) et d’une diminution des marges d’intérêt qui n’ont pas été suffisamment compensées par la hausse des revenus hors intérêt (les commissions liées aux activités de la banque de détail sont en hausse de 94 %).
La Banque Audi a annoncé hier des bénéfices nets consolidés de 51,71 milliards de livres pour l’an 2000, correspondant à des bénéfices par actions de 2,13 dollars. Ce résultat est en recul de 10,02 % par rapport à 1999 contre une régression moyenne de 18 % pour l’ensemble du secteur, selon les chiffres préliminaires de la Banque du Liban. Il s’explique par un environnement économique récessioniste, caractérisé par une contraction du revenu non compensée par l’épargne externe, a expliqué hier le responsable de la planification stratégique de la banque, Freddie Baz. Ces conditions défavorables ont obligé les banques à renforcer leurs liquidités immédiates, au détriment des crédits au secteur privé. C’est ainsi que 21,9 % seulement de l’augmentation des dépôts ont été consacrés à de nouveaux...
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