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Actualités - Chronologies

Voile - Vendée Globe - Ellen MacArthur aux commandes

Ellen MacArthur sur Kingfisher a pris hier matin la tête du Vendée Globe, reléguant Michel Desjoyeaux et son PRB à la deuxième place de ce tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. La jeune Britannique a légèrement creusé l’écart puisqu’elle possédait cinq milles d’avance à 7h GMT contre trois milles quatre heures plus tôt. Un écart qui reste toutefois minime. À 3 097 milles de l’arrivée, soit 5 800 km, rien n’est encore joué. Le navigateur breton était aux commandes de la flotte depuis l’océan Indien à l’exception de deux journées au moment de Noël où il s’est vu ravir la première place par Roland Jourdain sur Sill matines la Potagère. Ellen MacArthur, la plus jeune concurrente de la course à 24 ans, est l’auteur d’une spectaculaire remontée si l’on songe qu’elle possédait 600 milles de retard sur Michel Desjoyeaux au passage du Cap Horn. Le navigateur breton a subi une première déconvenue lors du passage de l’anticyclone de Sainte-Hélène qui s’est avéré bien porter son nom et a souri à la jeune Ellen en lui permettant de revenir à moins de 100 milles du leader. Puis ce fut au tour du Pot au Noir (ndlr : zone de convergence intertropicale) de lui jouer un sale coup. «Une fois dans les calmes de cette zone, il n’est plus question de marquage. La règle d’or est “chacun pour soi” afin d’essayer de sortir le plus vite possible», a expliqué Philippe Jeantot, l’organisateur du Vendée Globe. Michel Desjoyeaux fait un cap au nord-ouest espérant y trouver la sortie alors qu’Ellen MacArthur se dirige vers le nord. «Là ça marche bien, j’ai 18 nœuds de vent du nord-est et j’avance à neuf nœuds environ. J’ai fait de l’ouest pour sortir de là. Mais je ne suis pas certain d’être tiré d’affaire, à l’horizon le ciel est bouché», a commenté Michel Desjoyeaux. «J’espère que c’est la dernière barrière avant les alizés. Sur le classement de 3 heures, je remarque que je suis plus nord qu’Ellen et que j’ai réussi à me décaler dans l’ouest, donc cela me satisfait. Le rythme est intense et je dors peu pour ne pas rater le moindre souffle d’air». Dans ces conditions, il faut en effet rester concentré 24 heures sur 24. Regarder les nuages, manœuvrer en permanence et barrer pour exploiter au mieux tous les caprices du vent. Des conditions épuisantes. «Je suis fatiguée, très fatiguée», a avoué Ellen MacArthur. «évidemment je suis heureuse d’être en tête, mais trop fatiguée pour réellement apprécier. « Aller le plus vite possible » Je pense que Michel, au nord-ouest, est mieux placé que moi pour sortir plus vite des calmes. J’ai peur aussi des autres derrière qui reviennent très vite et de Bilou (ndlr : Roland Jourdain) qui est très bien placé dans l’ouest», a poursuivi la nouvelle leader de ce Vendée Globe. «Comme on dit chez moi : «Don’t count your chicken before they’re hatched» (ndlr : l’équivalent de «ne pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué»). Je ne veux pas trop m’occuper des autres. Je fais ma course. J’essaie d’aller le plus vite possible et surtout de sortir de cette zone». Derrière, Marc Thiercelin sur Active Wear, situé dans son sillage, et Roland Jourdain sur Sill matines la Potagère, très décalé dans l’ouest, reviennent très vite. Marc Thiercelin, en se basant sur son expérience des deux premiers tours du monde, préfère se recaler à l’est pour occuper une position favorable une fois le Pot au Noir franchi. Il pense que, dans l’alizé de nord-est, le vent lui sera plus favorable à droite du plan d’eau qu’à gauche. «Même si les autres devant sont plantés, les conditions changent si vite dans le coin que quand je vais y arriver tout peut s’être débloqué, a précisé Marc Thiercelin. On a raté le coche à Sainte-Hélène. Là, c’est une deuxième chance qui était prévisible. Après, il reste encore 3 000 milles, il y aura donc de quoi faire des choses intéressantes». Roland Jourdain est parti sur une logique différente, en se disant qu’il lui fallait tenter quelque chose. «Tous les livres disent que ça passe mieux dans l’ouest, c’est le moment de le vérifier», a souligné Roland Jourdain. «Pour le moment, je vais plus vite. On verra comment se passe le franchissement du Pot au Noir». Le tandem Dominique Wavre sur Union Bancaire Privée et Thomas Coville sur Sodebo a enfin touché du vent après plusieurs jours difficiles, mais s’attendent à être à nouveau confrontés à une immense zone sans vent dans les prochains jours. «Le scénario qui nous attend est peu réjouissant. On risque de se heurter non pas à un mur, mais à un massif», a lancé le Suisse Dominique Wavre.
Ellen MacArthur sur Kingfisher a pris hier matin la tête du Vendée Globe, reléguant Michel Desjoyeaux et son PRB à la deuxième place de ce tour du monde en solitaire sans escale ni assistance. La jeune Britannique a légèrement creusé l’écart puisqu’elle possédait cinq milles d’avance à 7h GMT contre trois milles quatre heures plus tôt. Un écart qui reste toutefois minime. À 3 097 milles de l’arrivée, soit 5 800 km, rien n’est encore joué. Le navigateur breton était aux commandes de la flotte depuis l’océan Indien à l’exception de deux journées au moment de Noël où il s’est vu ravir la première place par Roland Jourdain sur Sill matines la Potagère. Ellen MacArthur, la plus jeune concurrente de la course à 24 ans, est l’auteur d’une spectaculaire remontée si l’on songe qu’elle possédait...