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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : dollar toujours offert

Le dollar a entamé la semaine hier à Beyrouth sur un marché «vendeur» dans une proportion ne dépassant pas le potentiel de la demande en cette monnaie qui est restée tout juste limitée aux besoins quotidiens très courants des opérateurs. Cela étant et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre 1999, le billet vert, qui a clôturé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié au-dessous de ce niveau et tout près du bas de cette fourchette d’intervention. En effet, il a fluctué lors des derniers échanges interbancaires dans une marge étroite entre 1 503,00 et 1 504,00 LL, après avoir ouvert entre 1 503,00 et 1 505,00 LL, ont indiqué les cambistes. Mais, en raison de l’étroitesse du marché en l’absence de grandes initiatives à l’offre comme à la demande, le montant des transactions est demeuré très limité, ne dépassant pas au total quelque six millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Accès de faiblesse de l’euro À l’étranger, l’euro s’est replié sous le seuil de 0,92 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, autrement nerveux à la veille de la réunion aujourd’hui et demain du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed). Selon les cambistes, les opérateurs ont racheté du dollar en pariant sur une baisse moins forte que prévu d’un quart de point en pourcentage des taux servis sur les fonds fédéraux (Fed funds) au lieu d’un demi-point en pourcentage largement anticipé la semaine dernière à l’issue d’un témoignage du président de la Fed, Alan Greenspan. Celui-ci avait indiqué jeudi dernier devant la commission du budget auprès du Sénat que l’économie américaine était au point mort avec un inflation sous contrôle. Mais les jeux ne sont pas faits pour autant. Le billet vert pourrait, selon des analystes, repartir à la hausse si l’indicateur de confiance des consommateurs américains publié aujourd’hui par le Conference Board était plus élevé que prévu. Cela d’autant que le dollar pourrait bénéficier aussi de la publication demain de la première estimation du Produit intérieur brut (PIB) américain au quatrième trimestre qui laisserait penser que la situation de l’économie aux États-Unis n’est pas si catastrophique que Greenspan l’envisageait. Dans la crainte donc que la Fed n’abaisse ses taux directeurs d’un quart de point en pourcentage, les investisseurs se sont délestés d’autant plus facilement de leurs euros qu’ils estiment en outre que la Banque centrale européenne (BCE), dont le conseil des gouverneurs se réunira après demain, pourrait assouplir sa politique monétaire pour faire face aussi au ralentissement de l’économie en Europe. Cela étant, le dollar s’est montré généralement soutenu face aux autres grandes monnaies à l’exception toutefois du yen qui est parvenu à recouvrer une grande partie du terrain qu’il avait perdu la semaine dernière après l’annonce hier d’une hausse plus forte que prévu de 1,5 % de la production industrielle au Japon le mois dernier au lieu de 1,2 % comme attendu. Cela d’autant que cette hausse porte la progression de cet indice sur l’ensemble de l’an 2000 à 5,7 %, sa plus forte augmentation depuis 1995. En effet, le dollar s’est finalement négocié à New York, comme suit : – 0,9185 pour un euro contre 0,9250, vendredi dernier – 1,4580 pour un sterling contre 1,4605 – 2,1295 DM contre 2,1145 – 7,1420 FF contre 7,0915 – 1,6565 FS contre 1,6515 – 2 108,10 lires contre 2 093,25 – 116,70 yens contre 117,25. Bourse de Beyrouth : tendance toujours faible À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la baisse en ce début de semaine avec la rechute des actions B de Solidere de 7,00 à 6 7/8 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,17 % à 64,43 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait invariablement à 141,72 points. Ce mouvement s’est encore une fois produit dans un marché creux avec au total 35 455 actions négociées d’une valeur de 135 987 dollars seulement. Instabilité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières étaient diversement orientés en ce début de semaine, les investisseurs restant tiraillés entre les résultats de sociétés moins bons que prévus et la perspective d’une possible baisse d’un demi-point en pourcentage des taux d’intérêt par la Fed demain et d’une fiscalité favorable. D’après le discours jeudi dernier du président de la Fed, Alan Greenspan, qui avait reconnu que l’économie américaine était actuellement quasiment au point mort, mais que l’inflation était contenue, les analystes s’attentent à une nouvelle baisse des taux directeurs de la Fed demain. Pourtant, la mise en garde lancée hier par Cisco Systems, numéro un mondial des équipements des réseaux, sur ses résultats au premier trimestre 2001, a jeté du frais sur le marché, surtout après l’annonce par Xeros d’une perte de 198 millions de dollars au quatrième trimestre 2000 contre un bénéfice de 294 millions sur la même période de l’exercice précédent, à un moment où l’on apprenait que les sociétés de l’Internet continuaient de supprimer des emplois dans ce secteur et que le géant des télécoms AT&T indiquait que son bénéfice au premier trimestre 2001 serait inférieur aux attentes. Sur le front des valeurs traditionnelles, les automobiles étaient également faibles, DaimlerChrysler les tirant vers le bas après son annonce de milliers de suppressions d’emplois afin de redresser sa filiale américaine Chrysler. Pourtant, les perspectives d’assouplissement du crédit ont redonné un peu d’actualité aux placements en actifs américains, comme en témoigne la remontée finalement de l’indice composite Nasdaq au-dessus su seuil des 2 800 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 612,53 points et un plus haut à 10 713,49 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 694,48 points, en hausse de 34,50 points sur vendredi dernier. Indécision des Bourses européennes Les marchés boursiers européens se sont montrés irréguliers lundi en fin d’après-midi, Wall Street n’ayant pu leur dicter d’orientation à deux jours de la décision de la Réserve fédérale américaine sur les taux d’intérêt. L’évolution des cours a été très irrégulière au sein même de chaque compartiment, dictée par des développements spécifiques. À la fermeture de la plupart des places européennes, l’indice paneuropéen Eurotop 300 a affiché un progrès de 0,24 %, à 1 544,68, mais l’Euro Stoxx 50, limité aux valeurs vedettes de la zone euro, a accusé une baisse de 0,1 %, à 4 755,26. Parmi les valeurs les plus en vue dans la journée, la banque espagnole BSCH a momentanément perdu quelque 4 % malgré l’annonce d’une envolée de 43 % de ses bénéfices annuels, conforme aux attentes du marché, puis elle a un peu réduit ses pertes, à 3,67 %. DaimlerChrysler a subi un recul de 2,72 %, et entraîné à sa suite d’autres valeurs du compartiment de l’automobile. Le groupe a annoncé la suppression de 26 000 emplois en trois ans chez Chrysler, une décision dont certains analystes estiment qu’elle risque de ne pas suffire à assurer le rétablissement de cette filiale. «C’était une mesure nécessaire mais ils ne sont pas encore sortis d’affaire», a observé l’analyste Arndt Ellinghorst, chez WestLB Panmure, qui a dit dans la journée maintenir son appréciation sur le titre à «sous-performer». Les pharmaceutiques ont souffert d’une désaffection des investisseurs après leur envolée de l’an dernier. Le géant GlaxoSmithKline a terminé en baisse de 2,28 %. Parmi les producteurs de base, Billiton a chuté de 5,16 % après une baisse de la recommandation de Merrill Lynch sur ce groupe minier. Son concurrent Rio Tinto a perdu 1,66 %. Tokyo : hausse d’espoir La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 1,1 % lundi, soutenue par les espoirs d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis et d’une prochaine décision sur des mesures de soutien au marché boursier japonais, ont indiqué des opérateurs. L’indice de référence Nikkei-22 a terminé sur une hausse de 149,22 points à 13 845,28 points. L’indice élargi Topix a progressé de 3,79 points à 1 298,23. Le montant des transactions s’est élevé à 568 millions de titres échangés, contre 598 millions de titres vendredi. «Après le rebond, certes modeste, du Nasdaq la semaine dernière, beaucoup d’investisseurs nourissent l’espoir que la Fed va bientôt baisser ses taux», a indiqué Kazunori Jinnai, chef adjoint du département actions à Daiwa SB Capital Markets. Les opérateurs s’attendent à ce que le comité monétaire de la Fed (Federal Open Market Committee, FOMC), qui se réunit mardi pour deux jours, décide d’une baisse des taux américains, pouvant aller jusqu’à 0,5 point de pourcentage, afin d’éviter un atterrissage trop brutal de la croissance économique des États-Unis. «Les investisseurs sont obnubilés par le fait de savoir si oui ou non la baisse des taux entraînera un fort rebond sur les marchés américains», a indiqué Kazue Mayuzumi, analyste senior à Nikko Securities, notant que d’ores et déjà «les investisseurs étrangers se sont lancés dans un large mouvement d’achat». Une autre incitation à la hausse a été l’annonce attendue mercredi de mesures de soutien au marché boursier, ont noté les opérateurs. Un comité spécial du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir doit en effet annoncer des mesures de soutien à la Bourse de Tokyo. Parmi les mesures envisagées figure la libéralisation des restrictions pesant sur les opérations de rachat de leurs propres actions par les sociétés.
Le dollar a entamé la semaine hier à Beyrouth sur un marché «vendeur» dans une proportion ne dépassant pas le potentiel de la demande en cette monnaie qui est restée tout juste limitée aux besoins quotidiens très courants des opérateurs. Cela étant et compte tenu du maintien par la Banque du Liban (BDL) de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, comme depuis le 9 septembre 1999, le billet vert, qui a clôturé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié au-dessous de ce niveau et tout près du bas de cette fourchette d’intervention. En effet, il a fluctué lors des derniers échanges interbancaires dans une marge étroite entre 1 503,00 et 1 504,00 LL, après avoir ouvert entre 1 503,00 et 1 505,00 LL, ont indiqué les cambistes. Mais, en raison de...