Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La mauvaise qualité de la construction en Inde fait peser sur des millions de gens une menace mortelle dans un pays largement à la merci des tremblements de terre analogues à celui qui a frappé l’État du Gujarat, ont souligné les experts dimanche. «Quand des immeubles s’effondrent comme des châteaux de cartes, comme cela s’est produit au Gujarat, cela montre à l’évidence que la qualité de la construction n’est pas au point», a déclaré V. Suresh, président de HUDCO, un institut d’urbanisme. «Ce type de catastrophe peut se produire à nouveau», prévient M. Suresh, dont l’agence privée a travaillé à la réhabilitation des logements des victimes de précédents tremblements de terre. Des milliers de maisons et d’immeubles se sont effondrés au Gujarat, une région prospère de l’Inde, à la suite du séisme de vendredi. C’est la pratique de la construction à la va-vite pour loger une population en expansion continue, qui a dépassé le milliard d’individus l’an dernier, qui est mise en cause par les experts. Selon V. Suresh, les entreprises de construction font peu de cas des normes de sécurité et la tendance est aux immeubles de plus en plus hauts et donc plus vulnérables aux séismes. «Il est choquant de voir de grands immeubles modernes construits sans la moindre précaution élémentaire pour les mettre à l’abri des secousses sismiques», déclare-t-il. Lorsqu’un tremblement de terre survient, les vibrations de l’immeuble augmentent en proportion avec la hauteur. Il en résulte une force terrible sur les étages les plus bas qui crée des fissures entraînant des effondrements. De plus, non seulement la quantité de ciment entrant dans la construction est souvent insuffisante, mais en plus on fait l’économie des renforcements de poutres d’acier. «Même dans la capitale New Delhi, les entrepreneurs se moquent souvent des normes de sécurité», souligne Prashant Patara, un architecte travaillant pour un organisme de développement alternatif. «Dans les agglomérations modestes et les petites villes, c’est n’importe quoi», ajoute-t-il. «Près de 95 % des constructions dans les petites agglomérations et les villes ont été réalisées à la va-vite et sont dangereuses», souligne-t-il. En revanche, les habitants des villages dans les zones rurales de l’Inde sont moins menacés par le piège des tremblements de terre en raison de l’utilisation de matériaux naturels tels que la boue, la paille et le bois pour la construction. Les maisons à la campagne peuvent cependant représenter un danger dans la mesure où la pierre, le bois et la boue sont quelquefois assemblés de manière incorrecte, ce qui peut provoquer l’effondrement du toit et des murs, remarquent les spécialistes. Ainsi en 1993, un tremblement de terre dans la région de Latur (État du Maharashtra) avait causé la mort de quelque 10 000 personnes. Plus de 50 % des régions de l’Inde sont situées dans des zones considérées comme étant à risque sur le plan sismique. Le Gujarat se trouve dans celle où les risques sont les plus élevés.
La mauvaise qualité de la construction en Inde fait peser sur des millions de gens une menace mortelle dans un pays largement à la merci des tremblements de terre analogues à celui qui a frappé l’État du Gujarat, ont souligné les experts dimanche. «Quand des immeubles s’effondrent comme des châteaux de cartes, comme cela s’est produit au Gujarat, cela montre à l’évidence que la qualité de la construction n’est pas au point», a déclaré V. Suresh, président de HUDCO, un institut d’urbanisme. «Ce type de catastrophe peut se produire à nouveau», prévient M. Suresh, dont l’agence privée a travaillé à la réhabilitation des logements des victimes de précédents tremblements de terre. Des milliers de maisons et d’immeubles se sont effondrés au Gujarat, une région prospère de l’Inde, à la suite du...