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Actualités - Analyses

Perspectives 2001 - Peut-on vraiment espérer - une croissance de 4 % ?

Le chef du gouvernement a annoncé la fin de la récession et le retour de la croissance de l’activité économique. De même, le gouverneur de la Banque centrale a abondé dans ce sens en précisant que le taux d’accroissement serait, pour l’année 2001, de 3 à 4 %. En comparaison avec les chiffres des pays industrialisés (1 à 2 %), ce taux de croissance est non seulement encourageant, mais paraît être très optimiste. En effet, les États-Unis craignent plutôt une baisse de leur activité, alors que l’Europe, encore en mal de cohésion, s’interroge aussi sur l’avenir de sa croissance. Dans ce contexte, faut-il croire à un redémarrage au pays du cèdre en 2001 ? Ainsi, le gouverneur de la BDL, lors de récentes interviews, a estimé qu’après deux années de stagnation, un nouvel essor était possible en raison, notamment, d’une relance de la demande intérieure. Après la rupture avec la récession confirmée au second semestre 2000, cette relance de la consommation serait due aux dernières mesures prises par le gouvernement de M. Rafic Hariri. Celui-ci s’est, en effet, appliqué à abaisser les droits de douanes, en moyenne de cinq pour cent. Le pari d’une relance de la demande intérieure tiendrait aussi compte d’une très faible inflation des prix, de l’ordre de zéro pour cent, ce qui pourrait débloquer l’épargne au profit de la croissance. Interrogés par L’Orient-Le Jour, plusieurs économistes ont confirmé cette possibilité tout en mentionnant le facteur de la confiance qui devrait être déterminant pour la réussite du challenge. Cette confiance, accordée par le peuple libanais, doit l’être au plan politique et au niveau aussi des perspectives régionales. Le Liban, à économie libérale, est soumis aux cycles économiques connus. Le schéma de ces cycles indique des périodes de forte croissance, puis des années «rectificatives» qui comprennent une baisse de l’activité économique, une perte de la confiance qui conduit à la récession. Enfin, succède, à une période de stagnation, une relance de l’activité puis une renaissance de la croissance du PIB. Ainsi, pour le Liban, l’année 2001 serait celle de la relance, sinon celle d’une croissance importante. Toujours selon les spécialistes, les dernières mesures du gouvernement qui ont permis un net abaissement des droits de douanes auraient une incidence sur les 38 milliards de livres libanaises concernées par la consommation propre. L’incidence de la baisse des taxes sur la baisse des prix serait ainsi d’environ 1,5 %. Ces mesures vont aussi avoir un impact sur le déficit budgétaire, donc sur la dette qui va générer une émission supplémentaire de la monnaie. Cette croissance d’émission va venir grossir le PIB d’environ 1 %. À cela, il faut ajouter un pari sur la confiance accordée par les Libanais en leur pays qui entraînerait un peu plus de 1 % de baisse de l’épargne au profit de la consommation. Il faut aussi, mentionner que le Liban ne dépend pas encore beaucoup des échanges avec les économies occidentales et peut donc espérer une croissance atypique. Par ailleurs, la taille du pays et sa flexibilité lui permettent encore d’entrevoir des taux de croissance de 7 à 8 % qui sont nécessaires au combat contre la dette publique actuelle. Fort de ces explications, tout un chacun peut donc évaluer la croissance probable du pays et engager son pari sur l’avenir.
Le chef du gouvernement a annoncé la fin de la récession et le retour de la croissance de l’activité économique. De même, le gouverneur de la Banque centrale a abondé dans ce sens en précisant que le taux d’accroissement serait, pour l’année 2001, de 3 à 4 %. En comparaison avec les chiffres des pays industrialisés (1 à 2 %), ce taux de croissance est non seulement encourageant, mais paraît être très optimiste. En effet, les États-Unis craignent plutôt une baisse de leur activité, alors que l’Europe, encore en mal de cohésion, s’interroge aussi sur l’avenir de sa croissance. Dans ce contexte, faut-il croire à un redémarrage au pays du cèdre en 2001 ? Ainsi, le gouverneur de la BDL, lors de récentes interviews, a estimé qu’après deux années de stagnation, un nouvel essor était possible en raison,...