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Actualités - Chronologies

Contacts secrets entre Sharon et l’Autorité

Ariel Sharon, le candidat de la droite israélienne à l’élection au poste de Premier ministre, a affirmé hier que des «représentants de l’Autorité palestinienne» de Yasser Arafat et certains pays arabes avaient déjà pris «secrètement» contact avec lui. Ariel Sharon s’exprimait depuis Tel-Aviv, lors d’une vidéo-conférence organisée à Washington et New York par le Council on Foreign Relations, un institut de recherche américain. En martelant sa volonté de «négocier immédiatement avec les Palestiniens» s’il est élu, il a souligné que ces Palestiniens «ne sont pas membres du Hamas ou du Jihad islamique, mais sont des représentants de l’Autorité palestinienne». Il a exposé les grands axes d’un «plan de paix à long terme» et «à étapes multiples» qu’il compte négocier avec les Palestiniens afin de parvenir à «quelque chose de ressemblant à la fin de l’état de belligérance». Il a appelé, dans le cadre de ce plan, les Palestiniens à «combattre l’infrastructure des organisations terroristes, coopérer économiquement, cesser l’incitation à la violence et éduquer à la paix». Réaffirmant que Jérusalem «restera indivisible pour toujours», il s’est dit convaincu d’être «en mesure de faire la paix» avec les Arabes. «Aucun gouvernement israélien n’acceptera le droit au retour» de plus de 3 millions de réfugiés palestiniens, a-t-il ajouté. «Les Palestiniens savent que lorsque je dis “oui”, cela signifie “oui”, et qu’un “non” est un “non”. Cela a toujours été la base de nos relations», a-t-il poursuivi en critiquant la politique de concessions de M. Barak. «Il n’y a pas de guerre qui se profile. Il n’y a pas besoin de guerre», a-t-il affirmé, mais «Israël ne négociera jamais sous la pression de la violence». Il a accusé le chef de l’Autorité palestinienne d’avoir «violé chaque ligne des accords» conclus avec Israël depuis la déclaration de principes signée le 13 septembre 1993 à Washington après les négociations d’Oslo. Enfin, il s’est dit prêt à travailler avec la nouvelle Administration américaine de George W. Bush. «J’espère qu’il n’y aura aucune pression sur Israël», a-t-il dit. Le général Sharon, 72 ans, personnage au passé militaire et politique hautement controversé en Israël, caracole en tête des sondages face au Premier ministre Ehud Barak, en vue de l’élection du 6 février. Sur un autre plan, les 3 171 diplomates israéliens en poste à l’étranger ont commencé à voter hier soir en vue du scrutin du 6 février pour le poste de Premier ministre, a-t-on appris auprès du ministère des Affaires étrangères à Jérusalem. Les premiers à se rendre aux urnes à 21h00 GMT, les membres de l’ambassade d’Israël en Nouvelle-Zélande, qui seront suivis par leurs collègues de 99 autres ambassades et missions à l’étranger, en fonction des décalages horaires. Les derniers diplomates israéliens à l’étranger voteront jeudi à San Francisco et Los Angeles, a-t-on précisé. Selon les modalités de vote, les diplomates doivent écrire à la main le nom du candidat de leur choix, le Premier ministre travailliste démissionnaire Ehud Barak ou son rival le chef du Likoud (droite) Ariel Sharon, ou encore opter pour un bulletin blanc. Les urnes seront envoyées en Israël par courrier diplomatique et les bulletins seront dépouillés sur place, mais les résultats ne seront connus qu’après le 6 février. La plus petite mission diplomatique d’Israël à l’étranger est le consulat d’Alexandrie (Égypte) qui compte deux diplomates.
Ariel Sharon, le candidat de la droite israélienne à l’élection au poste de Premier ministre, a affirmé hier que des «représentants de l’Autorité palestinienne» de Yasser Arafat et certains pays arabes avaient déjà pris «secrètement» contact avec lui. Ariel Sharon s’exprimait depuis Tel-Aviv, lors d’une vidéo-conférence organisée à Washington et New York par le Council on Foreign Relations, un institut de recherche américain. En martelant sa volonté de «négocier immédiatement avec les Palestiniens» s’il est élu, il a souligné que ces Palestiniens «ne sont pas membres du Hamas ou du Jihad islamique, mais sont des représentants de l’Autorité palestinienne». Il a exposé les grands axes d’un «plan de paix à long terme» et «à étapes multiples» qu’il compte négocier avec les Palestiniens...