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Actualités - Chronologies

La joie exubérante de Clément...

Arnaud Clément a livré hier à Melbourne le match le plus âpre et le plus intense de sa jeune carrière face au Russe Evgueny Kafelnikov avant de savourer une victoire aussi belle qu’étourdissante. Lorsque le Russe, vainqueur des Internationaux d’Australie en 1999, remit une ultime volée dans le filet, le Français ne put s’empêcher d’éclater de joie : il accédait pour la première fois aux demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem. Incapable de se contenir, tourbillonnant comme un diable sorti de sa boîte, Clément commença par lancer son maillot dans les tribunes. Puis il envoya ses chaussures et ses chaussettes dans la foule qui l’acclamait, avant de sortir torse nu, sans prendre la peine de vérifier une dernière fois le score (6-4, 5-7, 7-6 7-6). «Ce fut un match exceptionnel au niveau des émotions, affirmait-il. Ce fut certainement ma plus belle victoire. Je suis très fier de celle-là d’autant que mentalement cela a été très dur». La rencontre s’est jouée sur des petits riens et le tableau d’affichage confirmait que le sort de ce combat acharné aurait pu basculer dans l’autre sens. «On a fait de grosses fautes tous les deux», analysait-il après le match. Parfois, il lui arrivait de mettre des balles à 10 mètres de la ligne». Le Français, qui n’avait pas perdu le moindre set depuis le début du tournoi, a été contraint de concéder la deuxième manche à un Kafelnikov qui rêvait de disputer sa troisième finale consécutive en Australie. Si la joie de Clément fut aussi intense, cela tint également aux craintes que lui inspira une cuisse douloureuse en cours de match. «J’ai eu des soucis à la cuisse car après ma sieste j’avais mal à la cheville et je devais compenser en appuyant plus sur l’autre jambe et donc j’ai vite eu très mal», a-t-il raconté. «Je me suis fait soigner et ça a été de mieux en mieux après. Je pense que ça ira mieux pour la demie, enfin j’espère. Ce sera très bizarre face à Sébastien». Car pour la première fois depuis le début de l’ère Open (1969), un Français accédera à la finale des Internationaux d’Australie. Seul Jean Borotra en 1928 a remporté l’épreuve australienne. En demi-finale vendredi, Grosjean et Clément, la nouvelle garde du tennis française, en découdront dans un combat fratricide. «On va en parler et certainement s’entraîner ensemble demain (aujourd’hui) comme on le fait depuis le début du tournoi, a précisé Clément. On s’est rencontré très jeune au Tennis Club de l’Arbois entre Aix et Marseille, je l’ai joué une paire de fois».
Arnaud Clément a livré hier à Melbourne le match le plus âpre et le plus intense de sa jeune carrière face au Russe Evgueny Kafelnikov avant de savourer une victoire aussi belle qu’étourdissante. Lorsque le Russe, vainqueur des Internationaux d’Australie en 1999, remit une ultime volée dans le filet, le Français ne put s’empêcher d’éclater de joie : il accédait pour la première fois aux demi-finales d’un tournoi du Grand Chelem. Incapable de se contenir, tourbillonnant comme un diable sorti de sa boîte, Clément commença par lancer son maillot dans les tribunes. Puis il envoya ses chaussures et ses chaussettes dans la foule qui l’acclamait, avant de sortir torse nu, sans prendre la peine de vérifier une dernière fois le score (6-4, 5-7, 7-6 7-6). «Ce fut un match exceptionnel au niveau des émotions,...