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Actualités - Chronologies

La crème Tho-Radia

La quête de l’éternelle jeunesse est aussi vieille que l’humanité. Chaque époque est riche d’exemples et de tentatives de redonner vie à ce que le temps dévore. Quand Marie et Pierre Curie, au début du XXe siècle, ont isolé le radium et connu la gloire, une mystérieuse crème appelée Tho-Radia promettait à ses utilisateurs la jouvence inaltérable. Son inventeur, un certain P. Curie (!), selon les indications de la notice qui accompagnait le précieux onguent, assurait qu’une cure quotidienne à base de ce produit inaugurait une vie nouvelle caractérisée par une perpétuelle jeunesse. P. Curie, un obscure médecin de campagne, n’avait absolument aucune parenté avec Pierre Curie. Il s’appelait d’ailleurs Paul et profitait de l’éventuelle méprise engendrée par le P initial pour lancer sa pommade faisant croire qu’elle aussi était associée à la précieuse découverte. Comme on peut le constater, l’alliance de la recherche scientifique avec la cosmétologie et de celle-ci avec le marketing n’est pas un fait récent. «En vous servant de la crème Tho-Radia, énonçait P. Curie dans le prospectus, comptant sur la confusion des prénoms, vous atteignez de facto la source de la vie». À l’époque, en effet, le radium était considéré par tous comme une source de vie, donc de jeunesse. Peu de temps après son lancement, la fameuse crème a disparu du marché, abandonnant l’humanité à sa triste condition de matière périssable. D’après le Pr Escaude, la miraculeuse Tho-Radia n’a jamais été autre chose «qu’un bon cirage». Et une belle supercherie...
La quête de l’éternelle jeunesse est aussi vieille que l’humanité. Chaque époque est riche d’exemples et de tentatives de redonner vie à ce que le temps dévore. Quand Marie et Pierre Curie, au début du XXe siècle, ont isolé le radium et connu la gloire, une mystérieuse crème appelée Tho-Radia promettait à ses utilisateurs la jouvence inaltérable. Son inventeur, un certain P. Curie (!), selon les indications de la notice qui accompagnait le précieux onguent, assurait qu’une cure quotidienne à base de ce produit inaugurait une vie nouvelle caractérisée par une perpétuelle jeunesse. P. Curie, un obscure médecin de campagne, n’avait absolument aucune parenté avec Pierre Curie. Il s’appelait d’ailleurs Paul et profitait de l’éventuelle méprise engendrée par le P initial pour lancer sa pommade faisant...