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Actualités - Chronologies

Clément et Grosjean, les frères amis

Arnaud Clément et Sébastien Grosjean, qui incarnent la génération montante du tennis français, se voient offrir une nouvelle occasion de s’illustrer aujourd’hui en quarts de finale de l’Open d’Australie. Clément, qui n’a toujours pas concédé le moindre set, sera opposé au Russe Evgueni Kafelnikov tandis que Grosjean, tombeur de Magnus Norman en huitièmes de finale, se mesurera à l’Espagnol Carlos Moya. Si les deux Provençaux poursuivent leur parcours sans faute, ils pourraient alors se retrouver en demi-finale pour un match fratricide qui ne les enchante guère. L’amitié de Grosjean le Marseillais (22 ans) et de Clément l’Aixois (23 ans) date de leurs premières années passées à s’entraîner ensemble sur les courts de la cité phocéenne. Depuis, les deux jeunes loups du tennis français n’ont plus cessé de se suivre, vivant des destins étrangement identiques. Devenus professionnels la même année, en 1996, ils gagnent tous les deux leur premier tournoi en l’an 2000. À Nottingham pour Grosjean et à Lyon pour Clément. Une progression parallèle pour ces deux joueurs qui poussent le mimétisme jusqu’à annoncer des mensurations presque identiques (1,73 m et 64 kg pour Clément contre 1,74 et 66 kg pour Grosjean). Un petit pari C’est donc tout à fait naturellement qu’Arnaud Clément a terminé la saison à la dix-huitième place mondiale, suivi de près par Sébastien Grosjean, qui occupe le dix-neuvième rang. Classés du coup têtes de série numéros quinze et seize du tournoi, les deux compères ont franchi sans encombres tous les obstacles jusqu’aux quarts de finale, impressionnants par leur facilité et leur décontraction. «J’ai indéniablement franchi un palier ces derniers mois», explique ainsi Clément. «Moi, je me sens plus fort», renchérit Grosjean. On a un petit pari entre nous, confient-ils. «C’est à celui qui encaissera le moins de jeux». «Et pour l’instant, c’est moi qui mène», rigole Clément. Volontiers blagueurs, les deux amis s’entraînent toujours ensemble et se sont même associés dans l’épreuve de double du premier tournoi du Grand Chelem de l’année (ils ont été éliminés en 16es de finale face à Byron Black et David Prinosil). «C’est super d’être arrivés en quarts ensemble. Je pense que ça nous aide à être meilleurs. Moi, par exemple, j’ai l’esprit d’équipe et j’apprécie vraiment ce que fait Arnaud», confie son collègue. «Et moi, je suis le premier supporter de Séb», affirme son alter ego. Seule ombre au tableau de cette amitié sans faille : la perspective de se rencontrer en demi-finales. «On n’y pense pas trop, confie Grosjean. De toute façon, ça ne changera rien à notre amitié». Les deux hommes se sont déjà rencontrés en matchs officiels à trois reprises (Arnaud Clément mène deux victoires à une). Ce serait la première fois que deux Tricolores participeraient en même temps à une demi-finale d’un tournoi du Grand Chelem depuis Yannick Noah et Christophe Roger-Vasselin à Roland-Garros en 1983.
Arnaud Clément et Sébastien Grosjean, qui incarnent la génération montante du tennis français, se voient offrir une nouvelle occasion de s’illustrer aujourd’hui en quarts de finale de l’Open d’Australie. Clément, qui n’a toujours pas concédé le moindre set, sera opposé au Russe Evgueni Kafelnikov tandis que Grosjean, tombeur de Magnus Norman en huitièmes de finale, se mesurera à l’Espagnol Carlos Moya. Si les deux Provençaux poursuivent leur parcours sans faute, ils pourraient alors se retrouver en demi-finale pour un match fratricide qui ne les enchante guère. L’amitié de Grosjean le Marseillais (22 ans) et de Clément l’Aixois (23 ans) date de leurs premières années passées à s’entraîner ensemble sur les courts de la cité phocéenne. Depuis, les deux jeunes loups du tennis français n’ont plus...