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Actualités - Chronologies

Monte-Carlo : Tommi Makinen toujours là

Sa Mitsubishi Lancer Evo n’est peut-être pas aussi performante que les WRC (World Rally Car) de dernière génération, comme les Peugeot 206, les Ford Focus ou les Subaru Impreza. Et pourtant, le Finlandais Tommi Makinen est toujours là. La victoire acquise à Monte-Carlo dimanche, dans la première épreuve du championnat du monde des rallyes 2001, sa troisième consécutive en principauté, a prouvé une fois encore que le quadruple champion du monde, détrôné l’an passé par son compatriote Marcus Groenholm (Peugeot 206 WRC), restait une référence. Solidité de la mécanique, expérience du pilote, Makinen est toujours prêt à saisir la moindre occasion. Nul ne sait exploiter mieux que lui toutes les situations et en tirer avantage. «Ses grandes forces sont de savoir composer avec toutes les sortes de difficultés et les changements des conditions d’adhérence, mais aussi son habileté dans le choix des pneus», dit de lui Andrew Cowan, le patron de l’équipe Mitsubishi Ralliart. «C’est un pilote incroyable. Au Monte-Carlo, il semble imbattable». Au cours de la saison 2000, Tommi Makinen avait éprouvé d’énormes difficultés à suivre le rythme de ses adversaires après son succès monégasque. Sa Mitsubishi ne lui permettait plus de se mêler à la victoire et le Finlandais était à la peine. Il avait pourtant réussi à franchir l’arrivée en vainqueur du rallye d’Australie, en fin de saison, avant que les commissaires ne le privent de ce succès pour turbo non conforme. En Suède pour une revanche Cette fois à Monte-Carlo, le Finlandais a bel et bien renoué avec la victoire, sa 21e. Makinen compte bien ne pas en rester là, même si la Mitsubishi WRC n’arrivera pas avant le rallye de San Remo, début octobre. Il veut pouvoir se battre pour le titre et récupérer son bien, abandonné en novembre dernier après quatre ans de règne ininterrompu. Makinen a beau être Finlandais, il n’en est pas pour autant uniquement un spécialiste de la terre. Si le Monte-Carlo n’est pas un rallye typiquement asphalte, Makinen compte des succès sur ce type de revêtement, au San Remo d’abord, en Catalogne ensuite. Homme de tous les terrains, le Nordique est toujours dangereux et prouve qu’on ne devient pas quadruple champion du monde par hasard. «Je suis très heureux d’avoir remporté mon 3e Monte-Carlo, c’est une sorte de record mais ce n’est pas le plus important», disait le pilote. «Nous disposions d’une bonne combinaison dans le choix des pneus Michelin, d’une très bonne voiture et, pour ma part, je n’ai bien sûr pas commis d’erreur. C’est bon de prendre ce genre de départ. Maintenant il faut continuer. Je me tourne vers la Suède». Du 8 au 11 février au rallye de Suède, Makinen va se retrouver en effet sur un terrain qu’il affectionne. L’an passé, il n’avait cédé que pour quelques secondes face à un autre Finlandais, Marcus Groenholm, qui obtenait alors sa première victoire, la première aussi de la Peugeot 206 WRC. Ce succès de l’élève face au maître en terre suédoise avait été accueilli comme une passation de pouvoir. Cette fois, Tommi Makinen attend de reprendre son rang, pour une revanche qui s’annonce palpitante.
Sa Mitsubishi Lancer Evo n’est peut-être pas aussi performante que les WRC (World Rally Car) de dernière génération, comme les Peugeot 206, les Ford Focus ou les Subaru Impreza. Et pourtant, le Finlandais Tommi Makinen est toujours là. La victoire acquise à Monte-Carlo dimanche, dans la première épreuve du championnat du monde des rallyes 2001, sa troisième consécutive en principauté, a prouvé une fois encore que le quadruple champion du monde, détrôné l’an passé par son compatriote Marcus Groenholm (Peugeot 206 WRC), restait une référence. Solidité de la mécanique, expérience du pilote, Makinen est toujours prêt à saisir la moindre occasion. Nul ne sait exploiter mieux que lui toutes les situations et en tirer avantage. «Ses grandes forces sont de savoir composer avec toutes les sortes de difficultés et les...