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Actualités - Chronologies

BASKET-BALL - NBA - Des Bleus très pâles

Après sa finale olympique en septembre, le basket français était en droit d’espérer un bon comportement de ses deux représentants en NBA. Or, après bientôt trois mois de compétition, les deux «oubliés» du tournoi australien, Tariq Abdul-Wahad et Jérôme Moïso, tiennent un rôle pour le moins confidentiel. Joueur français le mieux payé de l’histoire avec quatre millions de dollars annuels, à Denver, le premier nommé a surtout fréquenté l’infirmerie des Nuggets par la faute d’une vilaine infection à la gorge et n’est plus apparu sur un parquet américain depuis début décembre. Malheureusement pour lui, si la compétition manque à Tariq Abdul-Wahad, il n’est en revanche pas certain du tout que le «Frenchie» fasse défaut à la franchise du Colorado. Depuis que «TAW» est sur le flanc, les Nuggets font en effet feu de tout bois et deviennent même des candidats sérieux à une place en play-off dans la difficile Conférence Ouest. A Boston, Jérôme Moïso vit également des moments délicats avec une première saison NBA très pâle. Pourtant choisi très haut par les Celtics lors de la dernière draft (numéro 11), le Guadeloupéen a immédiatement été relégué au bout du banc par le terrible Rick Pitino, ne jouant que 10 des 35 premières parties de son équipe. Olajuwon, la fin d’un géant ? «A lui de montrer qu’il peut être, comme je le pense, le meilleur rookie (débutant) du championnat. Mais, pour gagner du temps de jeu, Jérôme doit se faire violence», répétait sans cesse le coach des Celtics avant... d’être remercié. L’arrivée de Jim O’Brien aux commandes de l’équipe aux 16 titres (record de la NBA) peut laisser entrevoir des lendemains plus souriants pour Moïso, souvent placé sur la fameuse «injured list» réservée aux blessés plus ou moins diplomatiques. Prémonition ou simple coïncidence ? Toujours est-il que le jeune Français de 22 ans a enfin quitté l’infirmerie et effectué son retour dans l’équipe dès le lendemain du départ de Pitino. Il grignote depuis quelques minutes ici et là, mais rêvait sûrement d’autre chose pour son entrée au pays des étoiles. Indisponible pour une durée indéterminée à cause d’une blessure au genou droit, Hakeem Olajuwon en a peut-être terminé avec la NBA qu’il fréquente depuis maintenant 17 ans, toujours à Houston. À 38 ans, le roi des contreurs, déjà souvent touché depuis le début de la saison, semble avoir son avenir derrière lui. Douze fois All Star, champion olympique avec la fameuse Dream Team à Atlanta et double champion NBA en 1994 et 95 avec ses Rockets, dont il était encore le premier rebondeur la saison passée, «The Dream» va laisser un vide immense. Ce solide Nigérian de 2,13m, qui fut également meilleur joueur de la saison 1993-94 à plus de 27 points et 12 rebonds de moyenne, fait partie du cercle très fermé des 50 meilleurs joueurs ayant évolué dans la Ligue. Après avoir déjà manqué près d’une cinquantaine de parties de la saison régulière l’an passé, par la faute d’ennuis de santé à répétition, le pivot des Rockets avait annoncé que cette saison serait sa dernière. On peut craindre aujourd’hui que les portes de la retraite ne s’ouvrent prématurément...
Après sa finale olympique en septembre, le basket français était en droit d’espérer un bon comportement de ses deux représentants en NBA. Or, après bientôt trois mois de compétition, les deux «oubliés» du tournoi australien, Tariq Abdul-Wahad et Jérôme Moïso, tiennent un rôle pour le moins confidentiel. Joueur français le mieux payé de l’histoire avec quatre millions de dollars annuels, à Denver, le premier nommé a surtout fréquenté l’infirmerie des Nuggets par la faute d’une vilaine infection à la gorge et n’est plus apparu sur un parquet américain depuis début décembre. Malheureusement pour lui, si la compétition manque à Tariq Abdul-Wahad, il n’est en revanche pas certain du tout que le «Frenchie» fasse défaut à la franchise du Colorado. Depuis que «TAW» est sur le flanc, les Nuggets font...