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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : manque d’entrain

Le dollar est resté généralement offert à Beyrouth mais dans des quantités ne dépassant pas le pouvoir d’absorption de la demande d’ailleurs limitée aux quelques besoins commerciaux des opérateurs. En effet, le marché libanais des changes, toujours gouverné par l’action de la Banque du Liban (BDL), s’est équilibré autour du cours moyen indicatif fixé par celle-ci à 1 507,50 LL pour le dollar, soit à mi-chemin entre le taux d’achat à 1 501,00 LL et le taux de vente à 1 514,00 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Cela étant, les établissements de crédit ont été donc amenés à négocier le billet vert dans les transactions interbancaires au sein d’une marge plus étroite entre 1 507,00 et 1 508,00 LL durant toute la journée, ont indiqué les cambistes. Quant aux échanges, ils sont demeurés très minces en l’absence de nouvelles initiatives à l’offre comme à la demande des devises. Ils n’ont donc pas dépassé au total quelque sept millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, selon ces mêmes milieux. Reprise de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro s’est repris au-dessus du seuil de 0,93 dollar hier sur les marchés des changes internationaux après avoir glissé sous ce niveau à la suite d’un recul du baromètre IFO sur le climat des affaires en Allemagne de l’Ouest. La monnaie européenne avait déjà brièvement plongé jusqu’à 0,9280 dollar, pour la première fois depuis fin décembre dernier, en réaction à une nouvelle chute du baromètre IFO sur le climat des affaires en Allemagne. Cet indice, très suivi par le marché, s’est établi à 96,50 points pour décembre, soit son niveau le plus bas depuis quatorze mois, contre 97,00 points le mois précédent. Les analystes misaient en moyenne sur 96,60 points, en raison des perspectives de ralentissement de la conjoncture américaine. Il s’agit de la septième baisse consécutive du baromètre. «Les mauvaises nouvelles économiques en provenance des États-Unis pèsent clairement sur le secteur de l’industrie manufacturière» en Europe, a observé une analyse publiée hier par la BNP-Paribas. Le baromètre IFO, très suivi par les opérateurs, est fondé sur un sondage effectué auprès d’un échantillon représentatif de chefs d’entreprise allemands. L’euro n’est toutefois pas resté longtemps sous le seuil de 0,93 dollar, reprenant des couleurs après l’ouverture hésitante des Bourses américaines, alors que la plupart des analystes estiment que ces variations de l’indice IFO sont normales étant donné l’incertitude qui pèse toujours sur la santé économique des États-Unis. Cette inquiétude s’est aussitôt confirmée hier avec l’annonce du Conference Board que l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine a diminué de 0,6 % le mois dernier contre 0,4 % en novembre. Pourtant, l’analyse de BNP-Paribas a estimé qu’il faudra attendre sans doute la semaine prochaine pour en savoir plus sur l’état de l’économie américaine avec la publication de la première estimation de croissance du Produit intérieur brut (PIB) américain au quatrième trimestre, l’indice des directeurs d’achats NAPM et les chiffres américains sur l’emploi en janvier. Dans cette attente, le marché devait rester nerveux, a poursuivi l’analyse de la BNP-Paribas, et d’ajouter que cette nervosité pourrait se traduire par une grande volatilité sur les marchés des changes avec notamment de fortes variations quotidiennes sur la parité euro-dollar. De plus, les marchés écouteront après-demain avec attention les propos du président de la Réserve fédérale (Fed), Alan Greenspan, devant le Sénat américain, pour en savoir plus sur la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Fed le 31 janvier au sujet de l’orientation des taux d’intérêt aux États-Unis. Compte tenu de toutes ces considérations, la reprise de l’euro est demeurée fragile, alors que le dollar présentait des signes d’hésitation, se négociant à New York comme suit : – 0,9385 pour un euro contre 0,9340, vendredi dernier – 1,4655 pour un sterling contre 1,4630 – 2,0840 DM contre 2,0940 – 6,9895 FF contre 7,0230 – 1,6335 FS contre 1,6355 – 2 063,15 lires contre 2 073,10 – 116,50 yens contre 117,20. Bourse de Beyrouth : poursuite de la hausse de Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue par la hausse des actions B de Solidere de 6 7/8 à 7 1/8 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné 0,34 % à 64,32 points, tandis que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,72 dollars. Pourtant, les échanges sont restés modérés avec 31 712 actions négociées d’une valeur totale de 227 010 dollars. Irrégularité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été irréguliers en ce début de semaine, retombant dans le rouge après avoir réussi à maintenir de légers gains dans la matinée. Selon les analystes, les marchés du Nasdaq et de Wall Street étaient fluctuants, les milieux d’affaires restant hésitants en cette deuxième semaine de résultats d’entreprises, qui va notamment voir la publication des résultats des pétrolières, ainsi que des pharmaceutiques. Ils attendent également l’intervention après-demain du président de la Fed, Alan Greenspan, devant la commission du budget du Sénat, espérant y recueillir des indices d’une nouvelle baisse des taux d’intérêt lors de la réunion du comité de politique monétaire de la Fed, mardi et mercredi prochains. Les valeurs technologiques ont été généralement mal en point, tirées vers le bas par Dell Computer, à la suite d’un avertissement sur ses résultats, la société ayant révisé à la baisse son bénéfice net sur le quatrième trimestre. Dell a entraîné dans sa chute l’ensemble des fabricants d’ordinateurs ainsi que les fabricants de logiciels et de semi-conducteurs, les investisseurs s’inquiétant du ralentissement du rythme de croissance de l’économie américaine. Il en est de même des valeurs des télécoms qui ont enregistré aussi un mouvement général de recul, après l’annonce par Bell South d’une diminution de la croissance de ses bénéfices. Les valeurs de la biotechnologie et les pharmaceutiques étaient mieux entourées contrairement aux valeurs traditionnelles qui ont subi des pertes, notamment des sociétés d’aviation. En effet, l’indice composite Nadsaq est revenu au-dessous de la barre des 2 750 points, pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait lui aussi à la baisse d’un plus haut à 10 634,36 points à un plus bas à 10 509,92 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 547,30 points, en baisse de 40,29 points sur vendredi dernier. Clôture en hausse des Bourses européennes Les Bourses européennes ont clôturé en hausse lundi, rassérénées par le rétablissement du Nasdaq à leur fermeture, malgré la mise en garde du constructeur informatique Dell Computer Corp sur ses bénéfices. Dell a expliqué que le ralentissement de l’économie mondiale et la baisse de la demande de produits et services informatiques se traduiraient de résultats du quatrième trimestre inférieurs aux prévisions. À la clôture de la plupart des Bourses européennes, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 gagnait 0,2 % à 1 523,76 points et le DJ Euro Stoxx 50, réduit aux valeurs de la zone euro, 0,51 % à 4 743,90 points. L’indice des technologiques a volé à celui des télécoms le titre peu enviable du compartiment européen le plus en baisse. Le premier perdait 1,7 % et le second 1,34 %. «Tandis que nous sommes haussiers à long terme sur le secteur [des techs], les perspectives restent difficiles à court terme», a estimé Simon Thrope, d’UBS Warburg. «Les valorisations ont été exagérées l’année dernière et je pense que les titres ont encore la gueule de bois». Le fabricant d’équipements télécoms Marconi Plc a perdu 2,55 % lundi, le fabricant de téléphones mobiles Nokia 2,3 % à 42,10 euros et le groupe d’équipements de télécoms Alcatel 2,47 %. Les opérateurs de télécoms ont souffert dès l’ouverture après l’annonce par Orange, filiale de téléphonie mobile de France Télécom, d’un prix d’introduction plus faible que prévu. France Télécom a cédé 0,74 %. Tokyo : le Nikkei au-dessus des 14 000 points La Bourse de Tokyo a clôturé en légère hausse de 0,3 % lundi et est repassée au-dessus des 14 000 points, les investisseurs se lançant à la dernière minute à la recherche de bonnes affaires. L’indice de référence Nikkei 225 a gagné 43,30 points à 14 032,42 points, dépassant la barre symbolique des 14 000 points pour la première fois depuis le 26 décembre 2000 lorsque la Bourse s’était établie à 14 007,85. L’indice élargi Topix a progressé de 0,22 point à 1 313,01. Les échanges sont restés modérés avec un volume de 547 millions de titres, contre 788,2 millions de titres vendredi. «Il y a eu une chasse aux bonnes affaires en fin de séance comme Softbank qui est remonté après avoir dû faire face dans la matinée à une forte pression à la vente», a indiqué Koichi Kawata, opérateur à Sakura Friend Securities. Les achats de fin de séance des investisseurs étrangers ont également aidé à compenser les pertes ultérieures, ont souligné les opérateurs. «Les gains sont cependant restés limités, les investisseurs restant préoccupés par la situation politique intérieure», a ajouté M. Kawata. Selon des informations parues dans la presse au cours du week-end, le Premier ministre Yoshiro Mori serait sur le point de subir un nouveau revers avec l’annonce de la démission de son ministre de l’Économie Fukushiro Nukaga, accusé d’avoir reçu un pot-de-vin de 127 000 dollars. En début de séance, les cours étaient en baisse, les investisseurs ne trouvant guère d’incitations à l’achat. Selon Tatsuo Kurokawa, analyste senior à Nomura Securities, «les marchés new-yorkais ayant été mitigés vendredi, les investisseurs ont adopté une attitude de “wait and see”».
Le dollar est resté généralement offert à Beyrouth mais dans des quantités ne dépassant pas le pouvoir d’absorption de la demande d’ailleurs limitée aux quelques besoins commerciaux des opérateurs. En effet, le marché libanais des changes, toujours gouverné par l’action de la Banque du Liban (BDL), s’est équilibré autour du cours moyen indicatif fixé par celle-ci à 1 507,50 LL pour le dollar, soit à mi-chemin entre le taux d’achat à 1 501,00 LL et le taux de vente à 1 514,00 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Cela étant, les établissements de crédit ont été donc amenés à négocier le billet vert dans les transactions interbancaires au sein d’une marge plus étroite entre 1 507,00 et 1 508,00 LL durant toute la journée, ont indiqué les cambistes. Quant aux échanges, ils sont demeurés très minces...