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Actualités - Chronologies

Transport - La littérature prend le métro

Les Londoniens chaque jour victimes de retards sur leurs lignes de métro ont désormais une consolation : des distributeurs métalliques à l’ancienne, peints en vert, leur proposent des petits classiques de la littérature pour une livre (1,6 dollar) seulement. «L’idée est de vendre des nouvelles individuellement et pour une livre, plutôt que des recueils de nouvelles», a déclaré William Mollet, directeur du marketing de Travelman, maison d’édition fondée en 1998. «Cela nous a pris deux ans et demi pour obtenir les autorisations nécessaires», a-t-il ajouté, soulignant que sa société s’était inspirée du succès des nouvelles à deux pence de Rudyard Kipling dans les gares indiennes. «Je suis sûr que les Français apprécieront», a poursuivi M. Mollet, en faisant valoir que la première machine, qui propose une nouvelle de Sir Arthur Conan Doyle, a été installée cette semaine dans la station de South Kensington, le quartier français de Londres. «Nous proposons 45 titres : chaque machine offre un titre différent chaque semaine et nous comptons installer plusieurs machines par station», a expliqué M. Mollet. Le fondateur de Travelman, Alexander Waugh, petit-fils de l’écrivain Evelyn Waugh, a provoqué une polémique en déclarant à la BBC (radio) que le succès de l’entreprise dépendait de 10 % des Londoniens, les autres 90 % étant trop bêtes pour apprécier une littérature de qualité. «Il a été accusé d’être snob, nous sommes devenus si politiquement corrects...», soupire M. Mollet, tout en avouant qu’il s’agissait d’un coup publicitaire. «Il essayait d’attirer l’attention : nous n’avons pas beaucoup de recettes publicitaires». Dans un éditorial, The Independent a salué l’initiative, tout en faisant remarquer que, compte tenu des retards dans le métro londonien, des œuvres telles que Guerre et Paix ou À la recherche du temps perdu seraient plus adaptées que des nouvelles...
Les Londoniens chaque jour victimes de retards sur leurs lignes de métro ont désormais une consolation : des distributeurs métalliques à l’ancienne, peints en vert, leur proposent des petits classiques de la littérature pour une livre (1,6 dollar) seulement. «L’idée est de vendre des nouvelles individuellement et pour une livre, plutôt que des recueils de nouvelles», a déclaré William Mollet, directeur du marketing de Travelman, maison d’édition fondée en 1998. «Cela nous a pris deux ans et demi pour obtenir les autorisations nécessaires», a-t-il ajouté, soulignant que sa société s’était inspirée du succès des nouvelles à deux pence de Rudyard Kipling dans les gares indiennes. «Je suis sûr que les Français apprécieront», a poursuivi M. Mollet, en faisant valoir que la première machine, qui propose une...