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Actualités - Chronologies

La consommation des ménages marque le pas

La consommation des ménages, moteur de la croissance ces dernières années, a marqué le pas en décembre aux États-Unis, confirmant un peu plus le ralentissement de l’économie. «Noël rouge», s’est exclamé hier Gerald Cohen, économiste de Merrill Lynch en soulignant que la période des fêtes n’a pas donné l’impulsion nécessaire à la consommation des ménages, preuve également que la confiance s’effrite. Hors secteur automobile, les ventes de détail en décembre ont été inchangées par rapport à novembre où les ventes avaient baissé de 0,2 % par rapport au mois précédent, selon le département du Commerce. «Ces chiffres confirment un ralentissement brutal des dépenses de consommation», a souligné Henry Willmore, économiste de Barclays Capital. En fait, c’est la facture de chauffage qui a permis aux dépenses de consommation de rester à leur niveau. La montée en flèche des prix du gaz et du fioul de chauffage ont gonflé le poste énergie dans le budget des ménages. Une attention sur certains secteurs montre clairement que les ménages ont moins consommé. David Orr, économiste de First Union, note ainsi que les ventes des grands magasins ont baissé de 0,5 % en décembre par rapport au mois précédent ou celles dans les restaurants et les bars de 0,4 %. «Le ralentissement du marché de l’emploi, des prix de l’énergie plus hauts et la baisse des marchés boursiers ont touché les consommateurs», a souligné Gerald Cohen. Un élément est venu limiter le recul : l’automobile. Les ventes de véhicules des concessionnaires ont augmenté légèrement (0,1 %). Pourtant, le recul important des livraisons de véhicules (-8 %) en décembre des constructeurs aux concessionnaires pouvait inquiéter les économistes. En fait, cet indicateur donne un aperçu de ce que seront les ventes de voitures aux particuliers dans les semaines suivantes et particulièrement en ce début d’année, sachant que les stocks sont élevés chez les concessionnaires. «Nous voyons le plongeon des livraisons comme un indicateur avancé d’activité et nous pensons que la Fed fera de même», a estimé David Orr en tablant sur un nouveau geste de la Réserve fédérale (Fed) sur les taux. Le 3 janvier, avec la connaissance notamment de ce recul important des livraisons automobiles aux concessionnaires, la Fed a baissé d’un demi-point ses taux directeurs. Face au ralentissement, «la Fed assouplira une nouvelle fois fin janvier» à l’occasion de la réunion régulière de son comité monétaire, a estimé David Orr. «Il y aura un nouveau débat sur le fait de savoir si la baisse doit être de 25 points de base ou de 50 points», a estimé cet économiste. Le débat tournera également autour des risques de l’inflation même si la Fed est plus attentive aujourd’hui à un ralentissement brutal de l’économie plutôt qu’aux prix à la consommation. Vendredi, le département du Travail a publié un indice des prix à la production inchangé en décembre par rapport au mois précédent, et une hausse de 0,3 % de l’indice de base, hors alimentation et énergie. Sur un an, les prix de base ont grimpé de 3,6 %, la hausse la plus forte depuis 1990, contre une progression de 2,9 % en 1999, tandis que l’indice de base a augmenté de seulement 1,2 %.
La consommation des ménages, moteur de la croissance ces dernières années, a marqué le pas en décembre aux États-Unis, confirmant un peu plus le ralentissement de l’économie. «Noël rouge», s’est exclamé hier Gerald Cohen, économiste de Merrill Lynch en soulignant que la période des fêtes n’a pas donné l’impulsion nécessaire à la consommation des ménages, preuve également que la confiance s’effrite. Hors secteur automobile, les ventes de détail en décembre ont été inchangées par rapport à novembre où les ventes avaient baissé de 0,2 % par rapport au mois précédent, selon le département du Commerce. «Ces chiffres confirment un ralentissement brutal des dépenses de consommation», a souligné Henry Willmore, économiste de Barclays Capital. En fait, c’est la facture de chauffage qui a permis aux...