Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Dollar offert à Beyrouth

Le dollar a été plutôt offert hier, à Beyrouth, dans un marché calme où la demande en cette monnaie restait limitée aux besoins courants de certains opérateurs. En effet, il devait être négocié dans les échanges interbancaires à des cours inférieurs au taux moyen indicatif de la Banque du Liban (BDL) pour la première fois cette année. Cela étant, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, alors qu’il se traitait effectivement entre 1 506,00 et 1 507,00 LL, en fin de journée, après un départ entre 1 507,00 et 1 509,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, en raison de la réticence de la demande, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé hier quelque sept millions de dollars, entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, dans un marché calme et équilibré de lui-même, selon ces mêmes milieux. Reprise de l’euro à l’étranger À l’étranger, l’euro a repris des couleurs hier sur les marchés des changes internationaux, après avoir glissé la veille au-dessous du seuil de 0,94 dollar sur des prises de bénéfices, tandis que le sterling s’appréciait face au billet vert après la décision de la Banque d’Angleterre de maintenir son principal taux directeur à 6 %. Quant au yen, il est resté déprimé par l’accès de faiblesse de la Bourse de Tokyo, fléchissant à son plus bas niveau depuis juillet 1999. L’euro a donc regagné des points contre le billet vert à plus de 0,95 dollar, profitant des craintes des investisseurs concernant les ventes de détail aux États-Unis en décembre qui doivent être publiées aujourd’hui avec l’indice des prix à la production pendant la même période. La plupart des opérateurs craignent que ces statistiques ne révèlent une fois encore l’affaiblissement de l’économie américaine. «Il y a un gros risque pour que ces chiffres soient plus faibles que prévu et fragilisent le billet vert», indique-t-on dans les milieux cambistes londoniens. À l’inverse, l’annonce hier par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que le Produit intérieur brut (PIB) dans ce pays a progressé l’an dernier de 3,1 %, son meilleur taux de croissance depuis la réunification allemande en 1991 est venue redonner de l’actualité pour les placements en euros. Cela d’autant qu’on apprenait de l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques) qu’elle prévoit toujours une croissance du PIB dans la zone euro de 3 % pour l’an 2001, malgré le ralentissement en cours de la croissance aux États-Unis. De plus, le billet vert s’est ressenti de la vigueur du sterling, après la décision de la Banque d’Angleterre de maintenir son taux directeur à 6 %. Bien que certains analystes s’attendaient à ce statu quo, d’autres tablaient sur une réduction des taux britanniques après la décision surprise la semaine dernière de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui avait abaissé son taux directeur d’un demi-point en pourcentage à 6 %. Mais la croissance britannique et le niveau de l’inflation au Royaume-Uni ne semblent guère justifier un assouplissement du crédit dans une économie dont l’activité reste soutenue. Cela étant, le dollar devait subir de fortes pressions contre les monnaies européennes, ne parvenant même pas à profiter de sa bonne tenue face au yen, se négociant à New York, comme suit : – 0,9518 pour un euro contre 0,9365, la veille – 1,4955 pour un sterling contre 1,4870 – 2,0550 DM contre 2,0885 – 6,8920 FF contre 7,0045 – 1,6125 FS contre 1,6290 – 2 034,35 lires contre 2 067,55 – 117,65 yens contre 116,50. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere A À la Bourse de Beyrouth, la tendance demeurait à la baisse hier avec le repli des actions A de Solidere de 6 3/8 à 6 1/4 dollars, dans un marché autrement stationnaire et déprimé sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu 0,17 % à 63,77 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,72 points. Ce mouvement s’est produit hier dans un marché relativement plus actif que ces derniers jours, avec 30 646 actions négociées d’une valeur totale de 191 877 dollars. Évolution en dents de scie des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont évolué en dents de scie hier avec la hausse de la Bourse électronique Nasdaq et le recul de Wall Street. Après une faiblesse initiale attribuée à la chute de 20 % de l’action Yahoo! à l’ouverture, le Nasdaq s’est repris ensuite, quoique d’une façon irrégulière sur des rachats de découverts. Cette société est parvenue donc à réduire ses pertes entraînées par un sévère avertissement la veille après la clôture sur son chiffre d’affaires et son bénéfice en 2001, suivi d’abaissements de la note du titre par les analystes de Prudential Securities et UBS Warburg. Il en est de même de Cisco Systems en net recul à la suite des avertissements lancés la veille par son président sur ses résultats et d’un abaissement par les analystes de Credit Suisse First Boston de leur objectif de prix dans les douze prochains mois à 65 dollars contre 87 dollars auparavant. Quant à Motorola, elle est parvenue à rebondir hier après ses pertes de la veille sur des achats de couverture. Pourtant, les craintes d’une dégradation des ventes de détail aux États-Unis en décembre, dont les chiffres doivent être publiés aujourd’hui, ont finalement pesé sur la tendance de Wall Street pendant que la Bourse Nasdaq bénéficiait d’une chasse aux bonnes affaires. En effet, l’indice composite de cette dernière est remonté à plus de 2 600 points, alors que le Dow Jones des 30 valeurs industrielles fluctuait irrégulièrement entre un plus haut à 10 635,17 points et un plus bas à 10 552,62 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h, heure de Beyrouth, 10 589,69 points, en baisse de 14,58 points sur la veille. Rebond des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé dans l’ensemble en hausse jeudi, entraînés par la poursuite du rebond des valeurs technologiques américaines. L’indice Eurotop 300 a gagné 0,98 % à 1 503,05 et l’indice Eurostoxx 50 a avancé de 1,91 % à 4 686,88. Londres a fini en hausse de 0,91 %, Paris de 0,87 % et Francfort de 2,30 %. Les technologiques étaient dans l’ensemble orientées à la hausse, en dépit des hésitations initiales du Nasdaq dues à la dégringolade boursière de près de 14 % du géant de l’Internet Yahoo ! La société américaine a prévenu après la clôture mercredi qu’elle enregistrerait cette année sa première baisse de résultat en raison du ralentissement économique aux États-Unis. Nokia, premier fabricant mondial de mobiles, a gagné 6,4 % à 43 euros après deux séances de forte baisse. Les investisseurs ont en fait été soulagés par la résistance de l’action Motorola à la Bourse de New York malgré les prévisions peu encourageantes annoncées par l’américain. Les marges du groupe devraient baisser au premier trimestre, tant dans les combinés mobiles que les semi-conducteurs. Le suédois Ericsson a gagné 7,1 % à 105,50 couronnes et le français Alcatel 2,2 % à 62,60 euros. Aux concepteurs de logiciels, l’allemant Sap a poursuivi son rebond après des résultats meilleurs que prévu publiés lundi au titre du quatrième trimestre 2000. Il a progressé de 9,55 % à 15,69 euros. Quelques baisses ont toutefois été enregistrées aux technologiques. Le fournisseur d’accès à Internet Terra Lycos a perdu plus de 5 % après les perspectives décevantes annoncées par Yahoo ! pour 2001. L’allemand T-Online a reculé de 2,01 % à 14,60. En revanche, le français Wanadoo a bondi de 6,62%. Les pétrolières ont également été bien orientées sur fond d’anticipations d’une réduction de la production de l’Opep dans le but d’empêcher les cours de chuter. Tokyo : au plus bas depuis 27 mois La Bourse de Tokyo est tombée à son plus bas depuis 27 mois jeudi, chutant de 1,7 % par rapport à la veille, les investisseurs surtout étrangers s’inquiétant de la situation économique au Japon, selon des opérateurs. L’indice de référence Nikkei 225 s’est écroulé de 231,58 points pour terminer à 13 201,07. Il s’agit de la plus mauvaise performance de clôture depuis le 15 octobre 1998, lorsqu’il était tombé à 12 995,37 points. À 12h55 locales (3h55 GMT), le Nikkei avait atteint un plus bas de 13 124,46 points. 1 052 titres étaient à la baisse jeudi contre seulement 263 en hausse, 114 valeurs restant inchangées. La morosité du marché doit être considérée comme un appel au gouvernement nippon pour réformer l’économie de l’archipel : le dénouement des participations croisées des groupes japonais, généralement destiné pour habiller les comptes à l’approche de la fin de l’exercice le 31 mars, s’est accéléré en raison du manque de mesures gouvernementales pour relancer l’économie, ont indiqué des opérateurs tokyoïtes. «La chute (de la place japonaise) est un avertissement du marché contre le gouvernement», a estimé Shunsuke Nishimo, responsable des actions chez Daiwa Securities, notant que «le Japon agit trop lentement», alors que les États-Unis ont baissé leurs taux d’intérêt et que certains pays européens pourraient leur emboîter le pas. Softbank (Internet) a chuté de 415 yens, à un plus bas historique de 2 995 yens (-12,2 %), suite à l’avertissement sur résultat du portail américain Yahoo ! (mercredi soir), dont il est le principal actionnaire. Yahoo ! Japan, dont Softbank est également le premier actionnaire, a perdu 510 000 yens à 5,24 millions (-8,9 %). Les banques ont continué leur déclin, les investisseurs s’inquiétant des effets de la chute du Nikkei sur leurs portefeuilles, ce qui devrait contrarier leurs plans de réduction des créances douteuses.
Le dollar a été plutôt offert hier, à Beyrouth, dans un marché calme où la demande en cette monnaie restait limitée aux besoins courants de certains opérateurs. En effet, il devait être négocié dans les échanges interbancaires à des cours inférieurs au taux moyen indicatif de la Banque du Liban (BDL) pour la première fois cette année. Cela étant, la BDL, qui a maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999, alors qu’il se traitait effectivement entre 1 506,00 et 1 507,00 LL, en fin de journée, après un départ entre 1 507,00 et 1 509,00 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, en raison de la réticence de la demande, le volume d’affaires...