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Actualités - Chronologies

Auto-moto - Paris-Dakar - Coup de poker contesté de Kleinschmidt

L’Allemande Jutta Kleinschmidt a réussi un coup de poker pour être la plus rapide de la 9e spéciale du rallye-raid Paris-Dakar, boucle de 518 km autour de el-Ghallaouyia, victoire que lui conteste le Français Jean-Louis Schlesser sur un point de règlement. Chez les motos, les ténors du circuit sont restés groupés durant la quasi-totalité d’un parcours qu’ils devaient faire sans road book, avec seulement trois points GPS pour repères, un peu comme une course de voile. Et c’est justement autour du passage aux points GPS que la polémique est née. En tête, peu après le 3e contrôle de passage (CP3), le double tenant du titre est passé au point GPS situé sur le chemin de l’arrivée où, à sa surprise, il n’était pas le premier. Kleinschmidt avait elle choisi une option plus à gauche après le CP3, pari qui lui a permis d’arriver avec 25 secondes d’avance sur Schlesser. «Je demande l’application stricte du règlement qui dit que l’on ne doit pas s’écarter de plus de cinq kilomètres du parcours initial», lançait Schlesser, qui n’a certainement pas digéré l’heure de pénalité qu’on lui avait infligé deux jours plus tôt pour une poussée interdite dans la zone d’un contrôle. «C’est un mauvais perdant», répliquait Kleinschmidt, surprise et ravie d’accrocher la septième victoire de spéciale de sa carrière au Dakar. Et l’ex-motarde BMW connaît bien le Français puisque c’est sur une buggy Schlesser qu’elle était devenue en 1997 la première femme à gagner une spéciale sur le Dakar. Passage au GPS « conseillé » «Il n’a vraiment pas à être fâché, il gagne sans cesse des étapes et sa voiture est bien plus rapide, expliquait-elle avec le sourire. Nous sommes moins rapides et nous avons tenté un coup de poker. Et nous avons été les plus malins cette fois. Mais cela aurait pu mal tourner». Pour l’Allemande, cette étape de navigation pure offrait la possibilité de tenter des coups. D’ailleurs, le passage au GPS était seulement «conseillé». Mais le règlement est formel sur l’écart de 5 km à respecter et les commissaires ont réuni les GPS d’une dizaine de concurrents pour étudier toutes les données. La victoire de Kleinschmidt restera donc officieuse jusqu’à mercredi, probablement dans la soirée. Si elle est reconnue fautive, la pilote de Berchtesgaden encourt une sanction qui peut aller jusqu’à... la mise hors course. Quelle que soit la décision, la première place au classement général restera entre les mains de l’Espagnol José Maria Servia (Schlesser Megane), quatrième du jour, devant le Japonais Hiroshi Masuoka (Mitsubishi). Plusieurs concurrents se sont fait des frayeurs. Le Français Jean-Pierre Fontenay, à la réception d’une bosse, a planté sa Mitsubishi dans une grosse touffe d’herbe à chameau, chutant d’un coup de 120 à 0 km/h. Et l’Espagnol Juan Roma, lui, se faisait surprendre par un caillou à 50 m de l’arrivée, projetant sa moto sur une énorme pierre. Tous deux ralliaient malgré tout la ligne d’arrivée. La dixième étape conduira la caravane à Atar, sur 440 km, avant la première journée de repos. Déclarations Juan Roma (Esp/BMW) : «J’ai commis une erreur au début en partant trop à gauche. Ensuite, on a roulé tous ensemble. On n’a pas tenté de s’écarter car on ne sait pas s’il n’y a pas plus de dunes. Je l’aurais peut-être fait si la victoire finale se jouait sur cette étape. À 50 m de l’arrivée, j’ai heurté un caillou et la moto a été projetée sur une pierre plus grosse qui a percé le cylindre». Jean-Louis Schlesser (Fra/Schlesser Mégane) : «Je suis étonné que l’on m’oblige à passer par les points GPS et pas les autres. J’étais en avance après le CP3 et, sans que l’on me double, j’ai du retard à l’arrivée. Je demande l’application stricte du règlement qui dit que l’on ne doit pas s’éloigner de plus de 5 km du parcours initial». Jutta Kleinschmidt (All/Mitsubishi) : «Je suis ravie. On ne s’attendait pas à gagner une spéciale car la concurrence est déjà forte au sein même de l’équipe. On a calmement fait un coup de poker et on l’a réussi. (Schlesser) est un mauvais perdant. Il gagne sans cesse des spéciales et c’est tellement rare pour nous. C’est très spécial»
L’Allemande Jutta Kleinschmidt a réussi un coup de poker pour être la plus rapide de la 9e spéciale du rallye-raid Paris-Dakar, boucle de 518 km autour de el-Ghallaouyia, victoire que lui conteste le Français Jean-Louis Schlesser sur un point de règlement. Chez les motos, les ténors du circuit sont restés groupés durant la quasi-totalité d’un parcours qu’ils devaient faire sans road book, avec seulement trois points GPS pour repères, un peu comme une course de voile. Et c’est justement autour du passage aux points GPS que la polémique est née. En tête, peu après le 3e contrôle de passage (CP3), le double tenant du titre est passé au point GPS situé sur le chemin de l’arrivée où, à sa surprise, il n’était pas le premier. Kleinschmidt avait elle choisi une option plus à gauche après le CP3, pari qui lui a...