Un dirigeant déchu juge les documents authentiques
le 09 janvier 2001 à 00h00
Un ancien haut responsable réformiste chinois, emprisonné après la répression de Tiananmen, a jugé lundi authentiques les documents publiés aux États-Unis sur l’écrasement du Printemps de Pékin en 1989. Bao Tong, bras droit du secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) Zhao Ziyang, placé depuis 1989 en résidence surveillée, estime plausibles les citations attribuées dans ces documents à l’ancien numéro un chinois Deng Xiaoping, qui a fait appel à l’armée contre les manifestants par peur d’un renversement du régime. «Le fait de recourir à l’armée contre les étudiants de la place Tiananmen prouve bien que Deng Xiaoping a eu peur, a commenté Bao Tong. On peut légitimement penser qu’il craignait d’être arrêté si les manifestants l’emportaient». «Cela peut paraître incroyable qu’un vieux révolutionnaire qui avait livré dans sa jeunesse d’innombrables batailles ait eu peur des étudiants, mais cela semble malheureusement avoir été le cas», a déclaré M. Bao. Selon des extraits des documents que s’apprête à publier la prestigieuse revue américaine Foreign Affairs, Deng Xiaoping a déclaré peu avant le massacre qui a fait environ un millier de morts le 4 juin 1989 : «L’anarchie empire chaque jour. Si cela continue, nous pourrions même finir aux arrêts domiciliaires». Ces documents d’archives ont été sortis de Chine par un cadre réformiste chinois non identifié. Selon M. Bao, la fuite ne peut provenir que d’un responsable de rang relativement élevé dans la hiérarchie du régime. «Seul les hauts dirigeants ont accès à ce genre de document qui reste inaccessible même à des cadres moyens», a-t-il observé. Bao Tong, 67 ans, est l’un des plus hauts dirigeants chinois à avoir été emprisonné à la suite de Tiananmen. Libéré en 1997, il reste placé sous étroite surveillance policière et continue à réclamer du régime une révision du verdict officiel faisant de Tiananmen une tentative de soulèvement contre-révolutionnaire.
Un ancien haut responsable réformiste chinois, emprisonné après la répression de Tiananmen, a jugé lundi authentiques les documents publiés aux États-Unis sur l’écrasement du Printemps de Pékin en 1989. Bao Tong, bras droit du secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) Zhao Ziyang, placé depuis 1989 en résidence surveillée, estime plausibles les citations attribuées dans ces documents à l’ancien numéro un chinois Deng Xiaoping, qui a fait appel à l’armée contre les manifestants par peur d’un renversement du régime. «Le fait de recourir à l’armée contre les étudiants de la place Tiananmen prouve bien que Deng Xiaoping a eu peur, a commenté Bao Tong. On peut légitimement penser qu’il craignait d’être arrêté si les manifestants l’emportaient». «Cela peut paraître incroyable qu’un...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.