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Actualités - Opinions

Identification d’une femme

Rappelez-vous – car il n’y a rien de moins fiable que la mémoire humaine – cette grande peur qui précéda, l’année dernière, l’arrivée du nouveau millénaire. Il y eut ceux qui gravirent les montagnes pour éviter la fureur des flots et ceux qui nous prédirent que le ciel allait nous tomber sur la tête. En fait, il n’y eut que ces quelques fêlés pour tomber sur la tête... D’autres, moins pessimistes que Paco Rabanne qui avait vu Paris anéanti par la chute d’un vaisseau spatial en perdition, nous rassurèrent en nous prédisant des jours meilleurs. Aujourd’hui, en regardant bien autour de vous, dites-moi si j’ai des raisons de chanter Tout va très bien, Madame la Marquise? Et lorsque je regarde la télévision, alors, là, je déchante complètement. D’année en année, nous perdons un peu plus de notre identité culturelle. Pour satisfaire qui ou quoi? S’il s’agit d’une politique d’abrutissement collectif, chapeau, elle est parfaitement exécutée. Tout a commencé avec la déferlante des séries mexicaines et de l’engouement suscité par Antonio et Maria Mercedes dont personne ne se souvient plus aujourd’hui. Je ne me trompais pas tellement en parlant du manque de fiabilité de la mémoire humaine. Mais la déferlante continue au rythme de 2 à 3 par jour de ces séries à la noix, n’est-ce pas coco? Ajoutez à cela la supercherie de faire parler tout ce joli monde en arabe littéraire, pour mieux confondre le public (?). À tel point que lorsqu’on se décide (cela arrive?) à produire du local, on plagie tant et si bien le modèle original qu’il devient impossible de différencier al-Aassar de Maria Isabel et Son nom est... de Marisol. Où sont nos us et coutumes? Qu’y a-t-il de notre identité libanaise dans cet asservissement de mauvais aloi? On me dit que dans certains pays, grâce au satellite, on ne regarde que la télé libanaise. Cela se comprend: c’est une occasion unique de voir des mexicaines s’exprimer en arabe. Alain PLISSON P.S.: Identification d’une femme, film de Michelangelo Antonioni avec Tomas Milian.
Rappelez-vous – car il n’y a rien de moins fiable que la mémoire humaine – cette grande peur qui précéda, l’année dernière, l’arrivée du nouveau millénaire. Il y eut ceux qui gravirent les montagnes pour éviter la fureur des flots et ceux qui nous prédirent que le ciel allait nous tomber sur la tête. En fait, il n’y eut que ces quelques fêlés pour tomber sur la tête... D’autres, moins pessimistes que Paco Rabanne qui avait vu Paris anéanti par la chute d’un vaisseau spatial en perdition, nous rassurèrent en nous prédisant des jours meilleurs. Aujourd’hui, en regardant bien autour de vous, dites-moi si j’ai des raisons de chanter Tout va très bien, Madame la Marquise? Et lorsque je regarde la télévision, alors, là, je déchante complètement. D’année en année, nous perdons un peu plus de notre...