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Actualités - Chronologie

DANS LE MONDE Entretien exclusif avec Sean Connery pour "Entrapment"

Sean Connery, Catherine Zeta-Jones et Jon Amiel ont fait sensation au Festival de Cannes pour la présentation de «Entrapment». Nous publierons pendant trois semaines d’affilée une série d’entretiens accordés à Raya Abi-Rached, exclusivement pour «L’Orient-Le Jour». Cette semaine, dans une interview où les femmes sont à l’honneur, Sean Connery, l’un des acteurs les plus respectés du monde, fidèle à l’image de l’agent 007 qui a fait de lui une star et auquel le festival de Cannes rendait hommage, parle de «Entrapment». Quelle classe! Carrure imposante, manières de gentleman, il me serre la main avant l’entretien et... propose même de me céder sa place car la mienne est trop exposée au soleil. L’Orient-Le Jour : Est-il vrai que vous avez rencontré Catherine Zeta-Jones sur un terrain de golf et que c’est pour cette raison que vous l’avez choisie pour le rôle dans Entrapment? Sean Connery : Non, pas du tout… c’est elle qui a dit ça? O-LJ : Mais donc pourquoi la vouliez-vous tellement pour le rôle? S.C. : Laissez-moi vous poser une question… ce serait peut-être plus facile à expliquer comme ça. Nommez-moi deux autres actrices qui, selon vous, pourraient sauter d’un immeuble, chanter, faire des répétitions de gymnastique et de ballet pour moi, et... être aussi belle et jeune qu’elle! Ceci a d’ailleurs posé un problème. Le film était bien plus moral au début ; j’ai voulu que Mac (mon personnage) soit plus du type hitchkockien, «old fashion» d’une manière, et qu’elle soit une femme très contemporaine, très moderne, qui l’a étudié pendant cinq ans, alors que lui ne savait rien à son sujet ! Et (avec Catherine) nous avions l’autre possibilité, où ils seraient sexuellement liés depuis le début, il fallait qu’il y ait cette connexion, cette promesse, pour qu’on puisse comprendre le dénouement, le moment de la trahison. C’est pourquoi nous avons également changé de réalisateur. Le premier réalisateur était très bon visuellement, mais n’a pas compris ce que je voulais mettre en valeur, c’est-à-dire un personnage plus apte à une relation entre les deux. O-LJ : Comment s’appelait l’ancien réalisateur? S.C. : Antoine Fouquet. Il est américain, né dans l’Ohio je crois. Il a un nom français ou brésilien. O-LJ : Quel plaisir tire-t-on d’être un acteur qui peut lui-même choisir ses réalisateurs? Vous voyez cela comme un accomplissement de carrière? S.C. : En fait, j’ai produit le film aussi! Vous devez savoir, je n’ai jamais eu aucun problème professionnel avec qui que ce soit dans tous les films que j’ai faits! Mais quand le réalisateur a une autre vision du film de celle du producteur, c’est plus difficile. On voulait ajouter des effets spéciaux et deux aspects : celui de Hitchkock combiné à l’aspect moderne, il nous fallait aussi un réalisateur conscient du rôle de la femme et de sa relation avec MacDougal. L’autre n’avait pas compris cela, mais la rupture s’est vraiment faite à l’amiable! O-LJ : Vous avez mentionné Hitchkock, il vous a beaucoup influencé? S.C. : On ne peut contourner Hitchkock dans un film comme le nôtre où l’on doit attraper un voleur! Et puis on ne fait plus des films pareils maintenant, tout est trop technologique, comme par exemple dans un film très intéressant fait récemment The Matrix, j’en avais lu le script et eu beaucoup de problèmes à en comprendre le sujet, puis j’ai vu le making-off à la télé. Dans notre cas, il était important d’insister sur la relation amoureuse sinon le message ne serait pas passé. O-LJ : C’est après avoir rencontré Catherine et vu comment le charme fonctionnait entre vous que vous avez décidé d’intensifier le côté émotionnel? S.C. : Dès que je l’ai rencontrée, et plus je lui parlais, je savais que cette fille rassemblait tous les éléments (du succès), et notre productrice approuvait. En plus, elle est acrobate, danseuse et on savait qu’elle pouvait donc tout faire. Le côté très acrobatique a été introduit dans le film en grande partie parce qu’elle était là. O-LJ : Et vous aussi aviez des scènes très physiques, vous avez fait vos propres acrobaties? S.C. : J’ai tourné la plupart des scènes acrobatiques, sauf une ou deux qu’on ne pouvait faire vu qu’on était en Malaisie pour tourner la fin du film. O-LJ : Vous avez toujours été entouré de femmes dans vos films ; de Ursula Andress sortant de l’eau (dans Dr. No) à Gena Rowlands (récemment dans Playing by Heart, inédit au Liban), que s’est-il passé entre les deux et quelle image préférez-vous? S.C. : C’est une bonne question. Gena Rowlands est une actrice fantastique, probablement supérieure à Ursula, mais cette dernière a une aura si intense et... Sur ce, le temps est écoulé avant même de pouvoir conclure, Sean Connery s’excuse et se retire. Majestueusement.
Sean Connery, Catherine Zeta-Jones et Jon Amiel ont fait sensation au Festival de Cannes pour la présentation de «Entrapment». Nous publierons pendant trois semaines d’affilée une série d’entretiens accordés à Raya Abi-Rached, exclusivement pour «L’Orient-Le Jour». Cette semaine, dans une interview où les femmes sont à l’honneur, Sean Connery, l’un des acteurs les plus respectés du monde, fidèle à l’image de l’agent 007 qui a fait de lui une star et auquel le festival de Cannes rendait hommage, parle de «Entrapment». Quelle classe! Carrure imposante, manières de gentleman, il me serre la main avant l’entretien et... propose même de me céder sa place car la mienne est trop exposée au soleil. L’Orient-Le Jour : Est-il vrai que vous avez rencontré Catherine Zeta-Jones sur un terrain de golf et que...