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Actualités - Chronologie

Fuite des tournages

Plus d’un quart des productions américaines pour le grand et le petit écran sont tournées à l’étranger, essentiellement au Canada, pour des raisons d’économies budgétaires, selon une étude rendue publique à Los Angeles. Réalisée à la demande du syndicat des acteurs et de celui des metteurs en scène, cette étude – la première du genre – chiffre à 10,3 milliards de dollars les pertes pour l’économie américaine suscitées en 1998 par cette «fuite des tournages». Ce phénomène qui inquiète de plus en plus Hollywood a aussi entraîné la perte de quelque 20 000 emplois. En 1998, sur 1 075 productions cinématographiques et télévisées américaines, 285, soit 27 % du total, ont été réalisées à l’étranger par souci d’économies. En 1990, ce pourcentage n’était que de 14 %. Le phénomène est encore plus marqué pour les seuls films de télévision : 45 % ont quitté les États-Unis pour des raisons budgétaires. Notamment grâce à la baisse de sa monnaie, des salaires moins élevés et des incitations fiscales, le Canada se taille la part du lion et a attiré 81 % de ces «tournages en fuite», contre 10 % chacun pour l’Australie et le Royaume-Uni. «Il est impossible de regarder cette étude et de dire que ce problème ne pose pas une menace grave pour l’avenir de la production de films de cinéma et de télévision aux États-Unis», a déclaré le président de la guilde des metteurs en scène, Jack Shea. «Ce que nous contemplons n’est rien moins que l’érosion de la fondation économique de notre industrie», a renchéri le président de la Guilde des acteurs, Richard Masur, pour qui «ce problème est une absolue priorité». Un des succès cinématographiques de cette saison en Amérique du nord, The Matrix, a été réalisé en Australie, pays où est actuellement tourné Mission Impossible 2 avec Tom Cruise et où George Lucas réalisera le deuxième épisode de sa nouvelle trilogie de la Guerre des Étoiles.
Plus d’un quart des productions américaines pour le grand et le petit écran sont tournées à l’étranger, essentiellement au Canada, pour des raisons d’économies budgétaires, selon une étude rendue publique à Los Angeles. Réalisée à la demande du syndicat des acteurs et de celui des metteurs en scène, cette étude – la première du genre – chiffre à 10,3 milliards de dollars les pertes pour l’économie américaine suscitées en 1998 par cette «fuite des tournages». Ce phénomène qui inquiète de plus en plus Hollywood a aussi entraîné la perte de quelque 20 000 emplois. En 1998, sur 1 075 productions cinématographiques et télévisées américaines, 285, soit 27 % du total, ont été réalisées à l’étranger par souci d’économies. En 1990, ce pourcentage n’était que de 14 %. Le phénomène est...