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Actualités - Chronologie

Washington reste vague sur ses intentions

Les États-Unis ont fait peu de propositions concrètes pour le sommet sur le pacte de stabilité dans les Balkans considérant que l’Europe doit porter l’essentiel du fardeau de l’aide. S’il est peut-être le plus prestigieux des 30 chefs d’État et de gouvernement à participer à ce sommet qui fait suite à la guerre du Kosovo, le président Bill Clinton est pour l’instant resté très vague sur les intentions des États-Unis. Interrogé mercredi lors d’une conférence de presse, il a d’ailleurs reconnu être un peu «sec» sur le sujet : «Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de réfléchir sur nos options. Je ne peux donc pas vous donner une réponse plus spécifique», a-t-il dit. Un des porte-parole de la Maison-Blanche, P.J. Crowley, a défendu cette absence plutôt remarquable de propositions. «Il y a toujours la nécessité d’effectuer un travail préliminaire en termes d’approche», a-t-il déclaré. Selon lui, les États-Unis et leurs alliés occidentaux vont surtout insister sur «une vision pour la région et quelques solutions spécifiques». Washington attend surtout de l’Europe qu’elle assume une majeure partie du fardeau de l’aide économique aux Balkans, selon M. Crowley. «Que nous allions à cette conférence avec des propositions concrètes ou simplement une stratégie, c’est davantage le domaine de la responsabilité de l’Union européenne plutôt que celle des États-Unis», a clairement insisté le porte-parole. Milosevic doit partir Par ailleurs, les États-Unis n’entendent pas laisser le président yougoslave Slobodan Milosevic s’en tirer à aussi bon compte et maintiennent la pression pour obtenir son départ du pouvoir. M. Clinton a insisté de nouveau sur le fait que la République fédérale de Yougoslavie (RFY, Serbie et Monténégro) ne recevrait aucune aide, si ce n’est humanitaire, tant que M. Milosevic conserverait les rênes du pouvoir à Belgrade. «Nous ne devons pas en effet récompenser le contrôle politique de M. Milosevic en (accordant une aide) qui serait de nature autre qu’humanitaire», a-t-il prévenu. «Ce sommet, a précisé le porte-parole P.J. Crowley, doit souligner l’énorme potentiel pour la région dans son ensemble et que la Serbie est à la croisée de chemins, qu’il y a là l’occasion d’une nouvelle relation avec l’Europe et l’Occident dans le cadre d’une région stable et pacifique». Le porte-parole présidentiel a laissé entendre, en outre, que la République du Monténégro, qui a courageusement défié Belgrade durant le conflit au Kosovo, pourrait tout de même espérer obtenir quelque chose du sommet. En dépit du vague de ses propositions, le président Clinton a surtout insisté sur sa vision pour les Balkans fondée sur la nécessité de créer un environnement politique et économique propice, qui permette d’éviter la répétition des horreurs constatées au Kosovo. «Je ne pense pas que nous puissions avoir l’avenir que nous voulons pour les Balkans et éviter de futurs conflits ethniques s’il n’y a pas de vision unifiée qui rassemble les États des Balkans sur la base de leurs propres intérêts économiques et politiques», a-t-il ainsi affirmé.
Les États-Unis ont fait peu de propositions concrètes pour le sommet sur le pacte de stabilité dans les Balkans considérant que l’Europe doit porter l’essentiel du fardeau de l’aide. S’il est peut-être le plus prestigieux des 30 chefs d’État et de gouvernement à participer à ce sommet qui fait suite à la guerre du Kosovo, le président Bill Clinton est pour l’instant resté très vague sur les intentions des États-Unis. Interrogé mercredi lors d’une conférence de presse, il a d’ailleurs reconnu être un peu «sec» sur le sujet : «Nous n’avons pas vraiment eu l’occasion de réfléchir sur nos options. Je ne peux donc pas vous donner une réponse plus spécifique», a-t-il dit. Un des porte-parole de la Maison-Blanche, P.J. Crowley, a défendu cette absence plutôt remarquable de propositions. «Il y a...