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Actualités - Chronologie

Contre-la-montre (19e étape) Armstrong s'impose en beauté

À plus de 50 km/h de moyenne, Lance Armstrong a remporté samedi le contre-la-montre du Futuroscope, sa quatrième victoire d’étape depuis le départ du Tour. L’Américain, successeur de Greg LeMond, s’apprête à fêter son triomphe sur les Champs-Élysées. Les trois contre-la-montre et la première étape de montagne. Lance Armstrong a réussi le score parfait dans les étapes décisives de ce Tour. À chaque fois, le Texan a imposé sa loi, plus ou moins sévèrement. De 58 secondes à Metz, lors de la huitième étape. De 9 secondes au Futuroscope, dans la dix-neuvième étape qui a fixé la hiérarchie probablement définitive de la 86e édition. Sur les 57 kilomètres d’un parcours très roulant, Alex Zulle a fait sensiblement jeu égal avec son rival à l’exception des premiers kilomètres. C’est sur la partie initiale, dans la plaine du Poitou où le vent soufflait davantage, qu’Armstrong a bâti son succès en reléguant le Suisse à 16 secondes après 13,5 kilomètres. À ce moment, Abraham Olano pouvait encore espérer se réhabiliter d’un parcours globalement décevant. L’Espagnol, champion du monde du contre-la-montre, était pointé au même niveau que Zulle, sensiblement dans les mêmes temps que l’Espagnol Angel Casero et le Belge Rik Verbrugghe, et loin devant l’Américain Tyler Hamilton parti prudemment. Mais sa fin de course allait se révéler plus laborieuse pour s’achever par une modeste sixième place, à 2 min 18 sec du vainqueur du jour. Zulle encore deuxième Sur la ligne d’arrivée placée dans le décor XXIe siècle du Futuroscope scintillant de mille feux sous le soleil, les premiers rôles sont revenus à Armstrong et Zulle, a priori les deux meilleurs rouleurs dans le peloton des 141 rescapés. L’Américain a reconnu s’être donné à fond pour enlever cette victoire de prestige qui consacre sa domination sur l’épreuve. Le Suisse s’est incliné avec fair-play, lui qui a perdu plus de six minutes dès la deuxième étape, lors du franchissement du passage du Gois. «Armstrong était imbattable», a reconnu Zulle, une nouvelle fois promis à la deuxième place qui était déjà la sienne en 1995 derrière Miguel Indurain, lors de la cinquième et dernière victoire de l’Espagnol. Content de son sort, le successeur d’Indurey dans l’équipe Banesto s’est satisfait par la force des choses de reprendre le premier accessit à Fernando Escartin, condamné comme prévu sur le parcours plat du Futuroscope. Rejoint au 38e kilomètre par Armstrong parti trois minutes après lui, Escartin s’est déhanché à n’en plus finir sur son vélo pour arracher la 22e place de l’étape, à 4 min 11 sec. Il a devancé d’un rang Laurent Dufaux, le Suisse posté à la quatrième place du classement général, aux références pourtant supérieures dans les contre-la-montre. En se surpassant dans l’exercice, alors qu’il avait perdu plus de six minutes et demie sur le circuit de Metz, il a logiquement préservé sa place sur le podium auquel il accède pour la première fois. Record presque battu Les autres grimpeurs ont connu les mêmes difficultés dans la campagne poitevine. Richard Virenque a cédé 5 min 48 sec à Armstrong et a surtout reculé de trois rangs au classement général. Relégué à la huitième place, celui qui est assuré d’un cinquième maillot du meilleur grimpeur sur les Champs-Élysées a été dépassé dans le tableau par Angel Casero, sorte de «diable rouge» qui complète la performance des équipes espagnole – quatre représentants dans les six premiers –, par Abraham Olano et par l’Italien Daniele Nardello. La place de premier Français dans le «chrono» est revenue au champion de France de la discipline, Gilles Maignan (13e), classé devant Laurent Brochard et le détenteur du record de l’heure, le Britannique Chris Boardman, visiblement usé par ce Tour. À l’opposé, Christophe Moreau, qui avait rivalisé (3e) avec Zulle à Metz, a sombré dès le début du parcours pour boucler le parcours dans les derniers (137e), avec un retard supérieur à dix minutes. Pour en rester aux chiffres, ce Tour qui ramène à Paris son peloton le plus fourni depuis 1991 s’apprête à battre sa moyenne-record. À 143,5 kilomètres de l’arrivée, la distance entre Arpajon et Paris augmentée de dix tours du circuit final traditionnel, la moyenne du vainqueur final s’élève à 40,303 km/h. Loin devant les 39,983 km/h atteints l’an dernier par l’Italien Marco Pantani, détenteur du «record».
À plus de 50 km/h de moyenne, Lance Armstrong a remporté samedi le contre-la-montre du Futuroscope, sa quatrième victoire d’étape depuis le départ du Tour. L’Américain, successeur de Greg LeMond, s’apprête à fêter son triomphe sur les Champs-Élysées. Les trois contre-la-montre et la première étape de montagne. Lance Armstrong a réussi le score parfait dans les étapes décisives de ce Tour. À chaque fois, le Texan a imposé sa loi, plus ou moins sévèrement. De 58 secondes à Metz, lors de la huitième étape. De 9 secondes au Futuroscope, dans la dix-neuvième étape qui a fixé la hiérarchie probablement définitive de la 86e édition. Sur les 57 kilomètres d’un parcours très roulant, Alex Zulle a fait sensiblement jeu égal avec son rival à l’exception des premiers kilomètres. C’est sur la partie...