Eddie Irvine (Ferrari) a répondu présent au rendez-vous qui lui avait été fixé, en remportant le Grand Prix d’Autriche, neuvième épreuve du championnat du monde de Formule 1, dimanche sur l’A1 Ring à Spielberg. Incroyable mais vrai ! Eddie Irvine (Ferrari) est venu à bout des McLaren-Mercedes. Il s’est imposé au Grand Prix d’Autriche en devançant David Coulthard et Mika Hakkinen. À l’arrivée, l’Irlandais pouvait laisser exploser sa joie, jubiler. D’autant que cette victoire, la deuxième cette saison et de sa carrière, n’a tenu qu’à un fil, à trois petits dixièmes de seconde d’avance sur Coulthard. «Ma première en Australie avait été facile. Celle-là en revanche a été dure, très dure. J’ai reçu le drapeau à damiers comme une véritable délivrance», disait Irvine. Il avait dû batailler ferme dans les derniers tours pour conserver ce mince avantage. La satisfaction d’Irvine était d’autant plus grande que ses chances de vaincre paraissaient infimes dimanche midi. Seul un miracle pouvait permettre à Ferrari de s’imposer à McLaren-Mercedes, à Mika Hakkinen. Et ce miracle eut lieu... sous la forme d’un accrochage entre le Finlandais et son coéquipier quelques instants après le départ. « Pied au plancher » Hakkinen, en tête, avait pourtant facilité la tâche de Coulthard afin que ce dernier puisse garder la deuxième place devant Irvine. Mais, dès la deuxième courbe, le Britannique faisait l’intérieur à son coéquipier, tapait la roue arrière droite du champion du monde avec sa roue avant gauche. Et envoyait le Finlandais en tête-à-queue, contraignant ainsi Hakkinen à repartir... derrière le peloton, en dernière position. «Un incident de course», dira Ron Dennis. Cet «incident» devait cependant coûter cher au Finlandais et à McLaren-Mercedes. Si Coulthard avait pu faire illusion avant son ravitaillement (39e tour), menant la course jusque-là, il s’étiolait ensuite, avant de se lancer à la poursuite d’Irvine... trop tardivement. Pour Hakkinen, le mal était fait. Obligé de s’engager dans une formidable remontée, d’accumuler les records du tour, le Finlandais ne pouvait plus dès lors espérer qu’une troisième place. Ce qu’il obtenait finalement. «Pendant quelques tours après l’accrochage, la voiture n’était plus confortable à piloter. Et puis, je suis reparti pied au plancher et j’ai effectué pas mal de dépassements. C’était super», indiquait le champion du monde. À distance respectable du trio de tête, la lutte a été acharnée pour les places d’honneur. Rubens Barrichello (Stewart-Ford) espérait une quatrième place, son moteur en décidait autrement. Jacques Villeneuve (Bar-Supertec) escomptait marquer son premier point... avant qu’un demi-arbre de roue ne le contraigne à l’abandon. Heinz-Harald Frentzen (Jordan-Mugen Honda), Alexander Wurz (Benetton-Supertec) et Pedro Diniz (Sauber) allaient en profiter pour rentrer dans les points. « Un cauchemar » C’est certain, sans cet accrochage, Hakkinen aurait été intouchable. Dimanche soir pourtant, il ne conservait plus que deux points d’avance sur Eddie Irvine dans la course au titre mondial (44 contre 42). Le même écart était en faveur de la scuderia Ferrari sur McLaren-Mercedes chez les constructeurs (74 contre 72). L’absence de Michael Schumacher avait fait craindre un Grand Prix d’Autriche insipide, une fin de championnat ennuyeuse. De nouveaux rebondissements en ont décidé autrement. Et si Irvine et l’équipe italienne comptaient sur Mika Salo, neuvième à un tour dimanche, pour faire échec à Hakkinen et McLaren, l’aide est venue en Autriche de... David Coulthard. «Je me suis excusé. Pour moi, c’est un véritable cauchemar», avouait le coéquipier du champion du monde, meurtri d’avoir commis une «traîtrise» qui pourrait peser lourd au moment du décompte final, au soir de Suzuka le 1er novembre. Schumacher : « Eddie a fait un boulot extraordinaire » L’Allemand Michael Schumacher (Ferrari), absent des circuits suite à une double fracture de la jambe droite au Grand Prix de Grande-Bretagne de Formule 1, à Silverstone il y a quinze jours, a salué dimanche la victoire de son coéquipier, l’Irlandais Eddie Irvine, au Grand Prix d’Autriche à Spielberg. De sa maison suisse de Vufflens-le-Château où il poursuit sa convalescence, le double champion du monde a déclaré à des journalistes allemands : «Eddie a fait un boulot extraordinaire. Il a réalisé une course très propre. Et, sur le final, il su maîtriser ses nerfs quand Coulthard a fait monter la pression».»L’équipe, qui, une nouvelle fois, a appliqué la bonne stratégie, doit également être félicitée dans son ensemble, a-t-il ajouté. Le championnat du monde reste ainsi totalement ouvert. Mika (Hakkinen, troisième de la course ) n’a plus que deux points d’avance et une chose est claire : McLaren-Mercedes est l’auto à battre». Ford intéressé par Schumacher L’écurie de Formule 1 Stewart-Ford cherche à s’assurer les services du double champion du monde allemand Michael Schumacher, aujourd’hui chez Ferrari, après avoir déjà proposé un contrat au champion du monde en titre et leader cette saison, le Finlandais Mika Hakkinen. Dans une interview donnée au journal dominical allemand Bild am Sonttag à l’occasion du Grand Prix d’Autriche à Spielberg, le chef de Ford-Motorsport, Martin Whitaker, a indiqué qu’il allait contacter le pilote allemand : «Je ferais mal mon travail, si je ne cherchais pas à recruter le meilleur pilote du monde. Tu peux construire la meilleure voiture du monde, cela ne te sert à rien si tu n’as pas le meilleur pilote. Donc, Ford doit discuter avec Michael Schumacher». Toutefois, Michael Schumacher, 30 ans, qui a remporté son premier titre mondial en 1994 chez Benetton avec un moteur Ford, est encore sous contrat avec Ferrari jusqu’en 2002. Il disposerait cependant d’une clause de sortie du contrat, sous certaines conditions. Ford, qui a racheté en juin dernier l’écurie de Formule 1 du triple champion du monde écossais Jackie Stewart, aurait également proposé un contrat de trois ans à Mika Hakkinen, pour 50 millions d’euros (52,5 millions de dollars).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Eddie Irvine (Ferrari) a répondu présent au rendez-vous qui lui avait été fixé, en remportant le Grand Prix d’Autriche, neuvième épreuve du championnat du monde de Formule 1, dimanche sur l’A1 Ring à Spielberg. Incroyable mais vrai ! Eddie Irvine (Ferrari) est venu à bout des McLaren-Mercedes. Il s’est imposé au Grand Prix d’Autriche en devançant David Coulthard et Mika Hakkinen. À l’arrivée, l’Irlandais pouvait laisser exploser sa joie, jubiler. D’autant que cette victoire, la deuxième cette saison et de sa carrière, n’a tenu qu’à un fil, à trois petits dixièmes de seconde d’avance sur Coulthard. «Ma première en Australie avait été facile. Celle-là en revanche a été dure, très dure. J’ai reçu le drapeau à damiers comme une véritable délivrance», disait Irvine. Il avait dû batailler...