Eunice Barber! La France va devoir s’habituer à ce nom sentant la Sierra Leone où elle a trouvé le jour, un 17 novembre 1974. 24 ans seulement, et pourtant la Rémoise d’adoption fait partie des toutes grandes depuis mercredi soir où, sur le bord du périphérique parisien, elle a bondi à 7,01 mètres. Toutefois, il sera vain de chercher son patronyme sur la listes des engagés de la longueur en Andalousie à l’heure où l’athlétisme vivra au rythme des championnats du monde, du 21 au 29 août. Barber de Séville sera en effet heptathlonienne. Un grain de folie n’a toutefois pas piqué la «Champenoise» ayant signé à Charléty la 3e meilleure performance mondiale de l’année devant l’Américaine Burrell, celle qui a fait mordre la poussière à la grande Marion Jones aux championnats des États-Unis. Non, c’est en effet sur les sept travaux «herculéens» que la protégée de François Pépin verra ses meilleures chances de podium. «Elle devrait réussir un total lui permettant d’accrocher une grosse médaille», souligne le mentor. Mais l’intéressée est plus plus précise. «Je veux gagner, affirme-t-elle. Je me sens à l’aise sur cette épreuve. Il me faudra battre mon record personnel de 6 505 points». Barber a franchi en cette douce soirée de Golden League la barre qu’elle s’était fixée : plus 7 mètres par vent contraire de 0,40 m. Il lui reste maintenant divers objectifs à atteindre dans ses autres points forts : le 100 m/haies et le 200 m. «Elle devrait réaliser des chronos de 12 sec 50 et de moins de 23 secondes, prophétise François Pépin. Elle pourrait même y jouer un rôle au plus haut niveau». Française depuis février dernier, la 5e des Jeux olympiques d’Atlanta en heptathlon pour la Sierra Leone, souhaite donner à son nouveau pays des lettres de noblesse exotiques comme Cheik Touré ou Nicole Ramalalanirina, autres naturalisés de renom. C’est pour cette raison que la coquette a fait du bleu sa couleur de gala avec sa chevelure azur volant au vent de la compétition et ce chemisier qu’elle portait au banquet, ondulant entre les flonflons d’une musique antillaise.
Eunice Barber! La France va devoir s’habituer à ce nom sentant la Sierra Leone où elle a trouvé le jour, un 17 novembre 1974. 24 ans seulement, et pourtant la Rémoise d’adoption fait partie des toutes grandes depuis mercredi soir où, sur le bord du périphérique parisien, elle a bondi à 7,01 mètres. Toutefois, il sera vain de chercher son patronyme sur la listes des engagés de la longueur en Andalousie à l’heure où l’athlétisme vivra au rythme des championnats du monde, du 21 au 29 août. Barber de Séville sera en effet heptathlonienne. Un grain de folie n’a toutefois pas piqué la «Champenoise» ayant signé à Charléty la 3e meilleure performance mondiale de l’année devant l’Américaine Burrell, celle qui a fait mordre la poussière à la grande Marion Jones aux championnats des États-Unis. Non, c’est...
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