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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth: la livre recherchée

La livre libanaise a été recherchée, hier, à Beyrouth dans un marché caractérisé par un certain excès d’offres du dollar. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette élargie d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle en l’absence d’une contrepartie valable à la demande. Il a continué ainsi à fluctuer très étroitement entre 1 502,00 et 1 502,10 LL, dans un volume d’affaires modérément actif de quelque neuf millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL, indique-t-on dans les milieux cambistes de la place. Le dollar continue à s’affaiblir sur le yen et l’euro À l’étranger, le dollar s’est davantage affaibli, hier, face aux principales devises, notamment le yen, sur les marchés des changes internationaux, après le discours au Congrès du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan. Déjà soutenue depuis quelques jours, la devise nippone s’est appréciée encore plus nettement hier, profitant de la vulnérabilité du billet vert juste avant le début de ce discours au Congrès du président de la Fed. De fait, les opérateurs ont commencé par tester le seuil de 117,80 yens auquel la Banque du Japon était intervenue, mardi et mercredi, directement et par l’intermédiaire de la Fed, pour freiner sa progression. Une fois franchi ce seuil à la baisse par le dollar et en l’absence de nouveau geste de la Banque centrale japonaise, le yen a poursuivi tranquillement son ascension. «Il semble que les autorités japonaises aient changé de politique et ne se préoccupent plus tellement de l’appréciation du yen mais des mouvements trop brusques sur la parité dollar/yen», observe-t-on dans les milieux cambistes de New York. Et d’ajouter que «tant que l’appréciation du yen face au dollar reste lente, elles n’interviendront pas». Ainsi, déjà affaibli par la vigueur du yen, le billet vert a fléchi un peu plus devant les autres grandes monnaies, notamment l’euro, après que les premières déclarations d’Alan Greenspan sur la situation économique américaine aient provoqué des remous à Wall Street. Le président de la Fed a généralement réaffirmé l’adoption d’une position neutre vis-à-vis de sa politique monétaire mais a toutefois souligné qu’elle restait prête à «agir rapidement et de façon décisive si le rythme des coûts des salaires et des prix devait s’accélérer». Et comme toute mise en garde contre une hausse potentielle des taux d’intérêt est redoutée par les marchés des actions, Wall Street a renoué avec la baisse, entraînant dans son sillage le dollar. Dans ce contexte d’affaiblissement du billet vert, l’euro a fait preuve de fermeté, toujours soutenu par le regain d’optimisme des investisseurs vis-à-vis de l’économie de la zone euro après les dernières données économiques allemandes meilleures que prévu. Quant à la livre sterling, elle a profité aussi du repli du billet vert pour repasser le seuil de 1,58 dollar et elle s’est légèrement appréciée aussi face à l’euro. Cela étant, le dollar s’est montré généralement faible, se négociant à New York comme suit : – 1,0555 pour un euro contre 1,0530, la veille – 1,5852 pour un sterling contre 1,5780 – 1,8530 DM contre 1,8575 – 6,2145 FF contre 6,2305 – 1,5205 FS contre 1,5260 – 1 833,75 lires contre 1 838,25 – 116,28 yens contre 118,10. Bourse de Beyrouth : léger mieux Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth a été très légèrement soutenue hier par la hausse des actions C de la Byblos Bank dans une proportion un peu plus grande que la baisse des actions des Ciments libanais, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a progressé de 0,04 % à 75,76 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires de 0,11 % à 180,25 points. Ce mouvement, contrairement aux deux séances précédentes, s’est produit hier dans un marché relativement étoffé avec 151 340 actions négociées d’une valeur globale de 578 658 dollars. Greenspan a fait trébucher Wall Street Sur les autres grandes places, Wall Street a été victime d’une chute du marché obligataire américain après les déclarations du président de la Fed devant le Congrès hier, mettant en garde contre la possibilité de nouvelles hausses des taux d’intérêt. Dans ses déclarations, M. Greenspan a évoqué aussi l’éventualité d’une bulle financière, prévenant que «si la productivité arrêtait de croître et que la croissance de la demande persiste ou se renforce, l’économie pourrait être en surchauffe, entraînerait des tensions inflationnistes et mettrait en danger la durabilité de la remarquable période de croissance». Ces mises en garde ont dont frappé la communauté financière d’hésitation et affecté tous les compartiments de la cote américaine, surtout les technologiques, perçues comme particulièrement les plus vulnérables à ce genre de propos, alors que les valeurs cycliques figuraient parmi les rares ayant clôturé en hausse. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a oscillé irrégulièrement entre un plus haut à 11 044,26 points et un plus bas à 10 880,25 points, avant d’afficher en préclôture 10 917,23 points, en baisse de 85,55 points sur la veille. Accentuation de la baisse des Bourses européennes Les marchés boursiers européens ont clôturé en baisse jeudi, peu après la déposition au Congrès d’Alan Greenspan, le président de la Réserve fédérale américaine, sur la politique monétaire et l’économie américaines. Alan Greenspan a déclaré que la Fed interviendrait «rapidement et énergiquement» si elle percevait des signes de reprise de l’inflation. En outre, il a une nouvelle fois fait une allusion ambiguë à la hausse sans précédent du marché américain des actions, disant qu’il y avait un risque de voir la hausse «euphorique» pousser les cours à un niveau insupportable. Ces propos, qui ont accentué la baisse de Wall Street, ont également pesé sur les marchés européens. L’indice paneuropéen Eurotop 300, qui avait reculé de 1,4 % mercredi, a encore perdu 0,65 %, tandis que l’Euro STOXX 50 des valeurs vedettes de la zone euro baissait de 0,96 %. Tous les marchés européens ont perdu du terrain : Paris a cédé 0,26 %, Londres 0,51 %, Francfort 1,35 %, Amsterdam 1,45 %, Bruxelles 0,63 %, Madrid 1,04 %, Milan 0,32 % et la Bourse suisse 0,96 %. Les chimiques ont été en légère hausse, favorisées par le bond de 7,65 % enregistré à Londres par ICI, à la faveur de résultats semestriels meilleurs que prévus. Le secteur des médias a également été tiré à la hausse par Vivendi, qui a annoncé relever sa participation à la fois dans Canal Plus et dans BSkyB, relançant du même coup les spéculations sur une fusion des deux principaux acteurs de la télévision à péage en Europe. Vivendi et Canal Plus progressaient respectivement de 2,3 % et 6,59 % tandis que BSkyB gagnait 0,91 %. Dans le même secteur, le néerlandais Elsevier accentuait ses gains en progressant encore de 4,56 % après la nomination de son nouveau directeur général et le relèvement de recommandation sur le titre formulé par une banque néerlandaise. Dans le reste de la cote, les technologiques ont été particulièrement touchées, à l’exception notable de Dassault Systèmes, en hausse de 11,75 % après avoir annoncé un bond de 33 % de son bénéfice semestriel. Par ailleurs, les bénéfices et les perspectives positives affichés par le fabricant finlandais de matériel téléphonique Nokia et le groupe allemand Siemens ne sont pas parvenus à tirer le secteur à la hausse. Le titre Nokia a reculé de 3,49 %. La société a pourtant annoncé un bénéfice trimestriel de 877 millions d’euros, à la limite supérieure des attentes des analystes. Siemens a clôturé sur un gain de 0,91 %. À l’opposé, Philips a lourdement chuté de 7,58 %, le géant néerlandais ayant annoncé une baisse de 28 % de son bénéfice net au deuxième trimestre. Tokyo : dégringolade de la cote La Bourse de Tokyo a terminé jeudi en forte baisse de 2,9 %, l’indice Nikkei repassant sous les 18 000 points, affectée par les inquiétudes sur l’impact de la hausse du yen sur les exportations et la reprise économique, ont indiqué des opérateurs. L’indice Nikkei a perdu 527,18 points pour terminer à 17 730,34 points. Il n’était pas passé sous les 18 000 points depuis le 9 juillet. L’indice élargi Topix a pour sa part reculé de 41,09 points à 1 459,02 pts. Le volume des échanges s’est élevé à environ 542 millions d’actions, contre 655,8 millions mercredi. «La forte chute a été entraînée par les ventes de la part des investisseurs étrangers, préoccupés par l’impact d’un yen fort sur la rentabilité des exportations», a indiqué Masaaki Higaashida, de Nomura Securities. «Les investisseurs craignent que la faible rentabilité des exportations ne nuise à la reprise économique japonaise», a-t-il ajouté. À 16h00 (07h00 GMT), le dollar cotait 118,53-55 yens à Tokyo, contre 118,98-119,01 yens mercredi. «Depuis le matin, les investisseurs étrangers n’ont cessé de vendre des titres, les investisseurs institutionnels et les particuliers japonais leur emboîtant le pas dans l’après-midi», a indiqué Kazue Mayuzumi, de Nikko Securities.
La livre libanaise a été recherchée, hier, à Beyrouth dans un marché caractérisé par un certain excès d’offres du dollar. Mais après que la Banque du Liban (BDL) eut maintenu sa fourchette élargie d’intervention entre 1 502,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert a dû clôturer la journée au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont été amenés encore une fois à négocier le dollar au point inférieur d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle en l’absence d’une contrepartie valable à la demande. Il a continué ainsi à fluctuer très étroitement entre 1 502,00 et 1 502,10 LL, dans un volume d’affaires modérément actif de quelque neuf millions de dollars, en grande partie achetés...