Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Premier coup de colère de l'Égypte contre Ehud Barak

L’Égypte a accusé mardi le Premier ministre israélien Ehud Barak de vouloir «poignarder la coopération» avec les pays arabes, moins de deux semaines après l’avoir reçu chaleureusement. «L’hésitation (d’Israël) à appliquer les accords conclus risque de poignarder la crédibilité de la coopération politique», a affirmé le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa aux journalistes à l’issue d’une rencontre des présidents égyptien Hosni Moubarak et palestinien Yasser Arafat. «L’attitude (de M. Barak) nous déçoit», a-t-il ajouté et «nous commençons à être dubitatifs sur la possibilité de progrès (dans le processus de paix). Nous espérons que nos doutes n’iront pas en s’accroissant car ce serait dangereux pour le processus de paix», a-t-il ajouté. Durant son briefing, M. Moussa a fait part à plusieurs reprises de ses «doutes» et souligné qu’il exprimait «l’impression générale de l’Égypte, des Palestiniens, du monde arabe et de l’opinion publique internationale». Il a cependant refusé d’aller trop loin dans sa critique et souligné que ses «doutes» n’étaient «pas encore devenus des convictions». «Nous n’accepterons aucune duplicité de la part d’Ehud Barak et nous voulons être sûrs que le processus (de paix) ira de l’avant», a souligné M. Moussa. Climat d’optimisme L’Égypte, très proche des Palestiniens et très impliquée dans le processus de paix israélo-arabe, reproche à M. Barak son refus d’arrêter la colonisation juive dans les territoires occupés et son flou concernant l’application de l’accord israélo-palestinien de Wye River. Le Caire juge en outre inacceptables les propos que le Premier ministre israélien a tenus dimanche à New-York contre le retour des réfugiés palestiniens ayant quitté leur pays en 1948, lors de la création de l’État d’Israël. L’Égypte estime que «la prochaine mesure qu’Israël doit entreprendre est l’application de l’accord de Wye sans duplicité, ni tergiversations», a martelé le ministre. «Nous avons connu la duplicité et la tergiversation à l’époque de (l’ancien Premier ministre) Benjamin Netanyahu et nous ne voulons plus que ceci se reproduise», a encore lancé le chef de la diplomatie égyptienne. «Nous voulons être sûrs que les accords seront appliqués, que la colonisation sera stoppée et que nous nous dirigeons vers un processus de paix réel», a-t-il poursuivi. «Je ne pense pas que les réfugiés (palestiniens) pourront rentrer sous quelque circonstance que ce soit en Israël», avait dit le Premier ministre israélien dans une interview sur la chaîne de télévision NBC. Concernant les critiques palestiniennes contre Washington, M. Moussa a souhaité que «les États-Unis continuent à assumer leur rôle d’honnête médiateur car sinon, a-t-il prédit, nous aurons un nouveau blocage» du processus de paix. Le Caire avait apprécié la décision de M. Barak de choisir l’Égypte pour son premier déplacement à l’étranger, avant même les États-Unis et les entretiens de M. Moubarak avec le Premier ministre israélien, le 9 juillet, s’étaient déroulés dans un climat d’optimisme.
L’Égypte a accusé mardi le Premier ministre israélien Ehud Barak de vouloir «poignarder la coopération» avec les pays arabes, moins de deux semaines après l’avoir reçu chaleureusement. «L’hésitation (d’Israël) à appliquer les accords conclus risque de poignarder la crédibilité de la coopération politique», a affirmé le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa aux journalistes à l’issue d’une rencontre des présidents égyptien Hosni Moubarak et palestinien Yasser Arafat. «L’attitude (de M. Barak) nous déçoit», a-t-il ajouté et «nous commençons à être dubitatifs sur la possibilité de progrès (dans le processus de paix). Nous espérons que nos doutes n’iront pas en s’accroissant car ce serait dangereux pour le processus de paix», a-t-il ajouté. Durant son briefing, M. Moussa a...