Les Palestiniens déçus par le sommet Barak-Clinton
le 21 juillet 1999 à 00h00
Les Palestiniens ont regretté mardi que les rencontres au sommet du président américain Bill Clinton avec le Premier ministre israélien Ehud Barak n’aient pas abouti à un calendrier détaillé d’application par Israël de ses engagements. Le négociateur palestinien en chef Saëb Erakat s’est dit «inquiet» que M. Barak ne se soit pas formellement engagé à stopper la construction dans les colonies juives. «Nous attendions que M. Barak annonce un gel de toutes les formes de colonisation dans les territoires palestiniens», a-t-il affirmé à la radio palestinienne. «Nous espérions aussi qu’il s’engage à appliquer l’accord de Wye River. Nous attendions la publication d’un calendrier d’application de cet accord» conclu en octobre qui prévoit notamment un retrait israélien en trois phases de 13 % de la Cisjordanie. «Au lieu de cela, le communiqué conjoint de MM. Clinton et Barak s’est contenté de généralités», a ajouté M. Erakat. Assurances israéliennes L’ancien Premier ministre israélien de droite Benjamin Netanyahu n’a ordonné qu’un seul retrait symbolique de 2 % de la Cisjordanie, car il reprochait aux Palestiniens de se soustraire à leurs engagements. M. Barak voudrait pour sa part intégrer le troisième retrait prévu par Wye dans le cadre d’un arrangement permanent en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, ce que M. Erakat a catégoriquement rejeté. «C’est inacceptable. L’application de Wye n’est pas renégociable», a-t-il dit. Auparavant, M. Erakat avait estimé que «M. Barak tente de transformer les États-Unis en partenaire et allié plutôt qu’en médiateur». M. Barak est attendu mercredi soir en Israël et doit rencontrer prochainement le président palestinien Yasser Arafat pour discuter de l’application de Wye et de la relance de négociations sur le statut définitif des territoires palestiniens, a-t-on appris de sources officielles palestinienne et israélienne. Ce statut concerne notamment le tracé des frontières, le sort des colonies juives et celui des réfugiés palestiniens, le partage de l’eau et la question de Jérusalem. M. Danny Yatom, principal conseiller politique de M. Barak, a tenté d’apaiser les craintes des Palestiniens. «Si M. Arafat n’accepte pas nos propositions, nous appliquerons Wye à la lettre», a-t-il affirmé à la radio israélienne.
Les Palestiniens ont regretté mardi que les rencontres au sommet du président américain Bill Clinton avec le Premier ministre israélien Ehud Barak n’aient pas abouti à un calendrier détaillé d’application par Israël de ses engagements. Le négociateur palestinien en chef Saëb Erakat s’est dit «inquiet» que M. Barak ne se soit pas formellement engagé à stopper la construction dans les colonies juives. «Nous attendions que M. Barak annonce un gel de toutes les formes de colonisation dans les territoires palestiniens», a-t-il affirmé à la radio palestinienne. «Nous espérions aussi qu’il s’engage à appliquer l’accord de Wye River. Nous attendions la publication d’un calendrier d’application de cet accord» conclu en octobre qui prévoit notamment un retrait israélien en trois phases de 13 % de la...
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