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Actualités - Chronologie

CYCLISME - Tour de France Les Pyrénées pour figer le podium

Les deux étapes pyrénéennes, prévues mardi et mercredi, ne devraient pas bouleverser la hiérarchie du Tour de France mais plutôt figer les positions sur le podium à Paris. Avec près de huit minutes d’avance sur Abraham Olano et Alex Zulle, le maillot jaune Lance Armstrong n’a pas grand-chose à craindre lors de ces journées de montagne, a priori moins pénibles que celles dans les Alpes. Mardi, le peloton franchira six cols dont cinq de première catégorie avec la montée vers Piau-Engaly à 1 800 mètres après 173 kilomètres entre Saint-Gaudens et la station de ski. Mercredi, les 192 km entre Lannemezan et Pau seront jalonnés par trois cols de première catégorie et par le mythique Tourmalet, classé en hors catégorie. Mais le géant se trouve cette fois à 130 kilomètres de l’arrivée et la fin de l’étape se résume à une descente de 60 km après le passage du Soulor et de l’Aubisque. On voit mal, dans ce tracé, comment Armstrong pourrait être bousculé, même si ses rivaux promettent de lui mener la vie dure. «Tout le monde va vouloir attaquer», a promis Jose-Miguel Echavarri, manager de la Banesto. «Mais pour Alex Zulle, attaquer pour en mourir ne serait pas très malin. En fait, il faut surtout essayer de gagner sans perdre». En clair, mieux vaut une mauvaise place sur le podium qu’une mauvaise place au classement général et donc la prudence est de rigueur. Zulle, qui affiche une forme remarquable depuis le départ de Vendée, veut jouer sa chance à fond. «Une place sur le podium me satisferait, a-t-il dit. Mais si je ne pensais qu’à la deuxième place, je ne serais pas professionnel. Je veux être à la meilleure place possible à Paris». Actuellement troisième à 7’47’’ d’Armstrong, le Suisse espère au moins refaire son retard de trois secondes sur Abraham Olano et compte sur la complicité de Richard Virenque et de Fernando Escartin. «Tout le monde peut avoir des moments de faiblesse, a souligné Echavarri. Nous allons voir comment Armstrong peut tenir le rythme». L’Américain, qui s’est contenté de se reposer depuis la sortie des Alpes, ne semble guère inquiet tant il a préparé son Tour de France comme l’on s’affuble pour une cérémonie exceptionnelle. «J’ai reconnu les étapes de Piau-Engaly et de Pau, a-t-il dit. C’était au mois de mai et il faisait encore froid. J’ai fait sept heures sous la pluie pour arriver à Piau. Et je dois dire que je préfère ces cols-là à ceux des Alpes». Le passage des Alpes a fixé le maillot jaune sur les épaules d’Armstrong, celui des Pyrénées pourrait répartir les places d’honneur et offrir à Richard Virenque un cinquième titre de meilleur grimpeur du Tour de France. Le Varois avait remporté deux étapes dans ces montagnes qu’il affectionne à Luz-Ardiden en 1994 et Cauterets en 1995. Il a au moins deux raisons supplémentaires de vouloir se distinguer : être le premier à offrir au public français une victoire qu’il attend depuis le départ et ensuite répondre à ceux qui ne souhaitaient pas sa présence dans cette course après l’affaire Festina. Premiers contrôles expérimentaux sur les PFC pour les coureurs Les 152 coureurs encore en lice dans le Tour de France cycliste ont été soumis lundi, jour de repos avant les étapes des Pyréenées, à un contrôle expérimental et préventif, non suceptible de sanctions, contre l’utilisation éventuelle des perfluorocarbures (PFC), a-t-on appris auprès des directions des équipes. Huit équipes ont été contrôlées dans la matinée et les douze autres dans l’après-midi par cinq médecins du ministère de la Jeunesse et des Sports à l’origine de cette initiative. L’opération s’est déroulée dans les hôtels où résident les coureurs, à Saint-Gaudens et dans la région. Les coureurs, qui étaient prévenus depuis plusieurs jours, ont soufflé dans un tube relié à un sachet en plastique comparable à celui utilisé pour les contrôles d’alcoolémie sur les automobilistes. «Cette opération s’est déroulée dans de très bonnes conditions et a été très bien accueillie par les coureurs», a-t-on indiqué au ministère qui a qualifié cette opération «d’acte de prévention destiné à protéger la santé des sportifs». Les analyses des «prélèvements» d’air seront effectuées à partir de mardi par le le Laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), déjà chargé des analyses d’urine et de sang des coureurs du Tour. Ce laboratoire est en mesure de détecter des PFC en remontant jusqu’à deux à trois semaines après leur utilisation. Aucune sanction prévue Les PFC peuvent être décelés à partir de la respiration, avec l’air expiré. Cette méthode ne figure pas encore dans le règlement de l’Union cycliste internationale (UCI). Selon son président, Hein Verbruggen, l’UCI doit «modifier son règlement le plus vite possible pour inclure la méthode de l’air expiré». Les PFC sont des molécules de synthèse composées d’atomes de carbone, d’hydrogène et de fluor ayant la capacité de fixer l’oxygène dans le sang et d’y dissoudre le gaz carbonique, expliquent les spécialistes. Elles présentent la caractéristique de n’augmenter ni l’hémoglobine ni l’hématocrite, ce dernier taux étant vérifié lors des contrôles sanguins (plafond règlementaire de 50 %). «En cas de résultats positifs, l’information, qui relève de la confidentialité médicale, sera transmise aux médecins des équipes, à ceux de l’UCI et à ceux de l’organsiation du Tour», a-t-on indiqué au ministère de la Jeunesse et des Sports. Aucune sanction, en cas de prise de ce produit interdit, ne sera prononcée puisque les règlements français et internationaux ne permettent pas de prononcer une mesure à partir d’un «prélèvement» d’air. Par ailleurs, le ministère de la Jeunesse et des Sports a renouvelé à l’UCI sa proposition de concrétiser la détection de l’hémoglobine réticulée (Ndlr : produit dopant) en analysant les prélèvements sanguins déjà effectués auprès de l’ensemble des coureurs.
Les deux étapes pyrénéennes, prévues mardi et mercredi, ne devraient pas bouleverser la hiérarchie du Tour de France mais plutôt figer les positions sur le podium à Paris. Avec près de huit minutes d’avance sur Abraham Olano et Alex Zulle, le maillot jaune Lance Armstrong n’a pas grand-chose à craindre lors de ces journées de montagne, a priori moins pénibles que celles dans les Alpes. Mardi, le peloton franchira six cols dont cinq de première catégorie avec la montée vers Piau-Engaly à 1 800 mètres après 173 kilomètres entre Saint-Gaudens et la station de ski. Mercredi, les 192 km entre Lannemezan et Pau seront jalonnés par trois cols de première catégorie et par le mythique Tourmalet, classé en hors catégorie. Mais le géant se trouve cette fois à 130 kilomètres de l’arrivée et la fin de l’étape se...