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Actualités - Chronologie

Les troubles du sommeil

Selon les récentes évaluations des troubles du sommeil, il est admis que les perturbations peuvent être provoquées autant par des bouleversements de l’organisme (maladies respiratoires, cardiologiques, vasculaires ou hormonales) que par des causes externes. La modification des rythmes naturels imposée par la vie quotidienne retentit négativement sur le sommeil. Les contraintes horaires imposées dans certains métiers entraînent un décalage des rythmes biologiques qui finit par dérégler l’horloge interne des sujets plus ou moins vulnérables. Les conséquences, à long terme, se traduisent, outre la fatigue, par des troubles de l’humeur, des accès de somnolence, des difficultés de concentration et d’assimilation de toute nouvelle connaissance. Souvent mésestimés, ces troubles peuvent être à l’origine d’accidents parfois graves. À noter que dans certains pays avancés, comme la Finlande, les conducteurs de trains ont la possibilité d’actionner un système de contrôle dès qu’ils éprouvent une baisse de vigilance, prémices de somnolence. Ce qui contribue à une immédiate prise de conscience. Cette mesure a été prise après avoir constaté que certains conducteurs étaient en mesure de conduire un train presque en dormant! La recherche actuelle se concentre sur le lien existant entre le sommeil et la régulation hormonale et métabolique. Il a été constaté ainsi que les brefs arrêts respiratoires survenant au cours du sommeil («apnées de sommeil») touchent plus souvent les sujets cardiaques et les prédiabétiques. Il est cependant vivement contre-indiqué de leur prescrire des somnifères sous peine d’aggraver leurs troubles de sommeil. Affublés de somnolence très forte durant la journée, suivie d’un état d’engourdissement prononcé, ils seraient confrontés la nuit au même état insomniaque qu’auparavant. Ces malades en effet relèvent d’un spécialiste du sommeil seul capable d’entreprendre le traitement susceptible de normaliser leur état. Dans les pays avancés, de plus en plus d’hôpitaux joignent à leurs services des sections spéciales dites «cliniques de sommeil». Car lorsqu’une insomnie persiste sans raison apparente, des examens de laboratoire et autres tests s’avèrent nécessaires. Les erreurs à éviter Les insomniaques sont prêts à tout pour retrouver une nuit (pleine) de sommeil. Mais dans cette quête, il y a certaines erreurs qu’il vaudrait mieux éviter. 1 – Associer différents médicaments, comptant sur une plus grande efficacité, sans avis médical préalable. Le risque d’effets secondaires est grand et l’efficacité de cette médicamentation panachée plus que douteuse. 2 – Considérer l’alcool comme un bon sommifère. Or la prise d’alcool désorganise le sommeil et réduit sa durée. Elle perturbe bien plus qu’elle favorise le sommeil. 3 – Tenter de rattraper une nuit d’insomnie en traînant tard dans le lit le lendemain. Mieux vaut maintenir ses horaires habituels pour essayer de retrouver son rythme naturel. La grasse matinée ne se justifie qu’après un manque de sommeil imposé par des circonstances particulières (sortie, tâche à terminer, travail à accomplir). 4 – S’efforcer de dormir à une heure précise, ignorant le fait que le sommeil ne se commande pas. Mieux vaut respecter son propre rythme et se coucher quand se manifeste l’envie de dormir.
Selon les récentes évaluations des troubles du sommeil, il est admis que les perturbations peuvent être provoquées autant par des bouleversements de l’organisme (maladies respiratoires, cardiologiques, vasculaires ou hormonales) que par des causes externes. La modification des rythmes naturels imposée par la vie quotidienne retentit négativement sur le sommeil. Les contraintes horaires imposées dans certains métiers entraînent un décalage des rythmes biologiques qui finit par dérégler l’horloge interne des sujets plus ou moins vulnérables. Les conséquences, à long terme, se traduisent, outre la fatigue, par des troubles de l’humeur, des accès de somnolence, des difficultés de concentration et d’assimilation de toute nouvelle connaissance. Souvent mésestimés, ces troubles peuvent être à l’origine...