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Actualités - Chronologie

La Grèce confiante dans un règlement du conflit

Les dirigeants grecs envisagent avec un optimisme prudent la perspective d’un règlement du dossier chypriote, en dépit du fait que l’occupation par la Turquie du nord de Chypre, condamnée par l’Onu, dure maintenant depuis un quart de siècle. Athènes compte pour cela sur le G8 (les sept pays les plus industrialisés, plus la Russie), l’Onu et les États-Unis. Le sommet du G8 à Cologne en juin a demandé au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan de «prendre une initiative» pour sortir de l’impasse. Ces efforts «sont toujours en cours», a indiqué le ministre grec des Affaires européennes, Yannos Kranidiotis. «Oui, nous sommes relativement optimistes, car il y a d’abord la marche de Chypre vers l’Union européenne, et puis la conjoncture internationale est favorable», explique un autre haut responsable grec ayant requis l’anonymat. «On a beau dire que la question n’avance pas, ce n’est pas vrai. Si Bulent Ecevit (le Premier ministre turc) va si loin en soutenant que le problème de Chypre n’existe pas, c’est qu’il veut marchander fort», ajoute-t-il. La Grèce est liée à la République de Chypre par des liens humains ancestraux (665 000 Chypriotes-Grecs vivent sur l’île), mais aussi, depuis 1993, par un pacte de défense commune. L’anniversaire de l’intervention turque donne aux autorités grecques l’occasion d’appeler la communauté internationale à passer à l’action. Elle «doit exercer la plus grande pression possible vis-à-vis de la Turquie pour faire fléchir son intransigeance et qu’elle coopère enfin au règlement définitif du problème», a déclaré vendredi M. Kranidiotis. Pour le ministre, «la tragédie chypriote constitue une page noire de l’histoire contemporaine mondiale. En 1974, les envahisseurs se sont livrés à une des plus horribles opérations de nettoyage ethnique, qui a eu pour résultat de transformer le tiers de la population de l’île en réfugiés». Et le ministre de déplorer les «actions provocatrices et totalement illégales» que constituent les festivités organisées dans le nord de l’île pour les 25 ans d’occupation turque. Pour l’avenir, on estime à Athènes que l’entrée de la République de Chypre dans l’UE changera la donne géopolitique. Cela «ne constituera pas seulement la clé pour la solution du problème, mais sauvegardera le bien-être de tous les habitants de Chypre, de même que la stabilité et la sécurité de la région», a estimé M. Kranidiotis. Hormis le gouvernement turc, «tout le monde reconnaît l’existence du problème de Chypre et la nécessité de mettre fin à la situation actuelle, même M. Cohen», a souligné un haut responsable grec ayant requis l’anonymat. Le secrétaire américain à la Défense Wiliam Cohen a appelé à Ankara les dirigeants des communautés turque et grecque de Chypre à engager «le plus tôt possible» des négociations directes sur l’avenir de l’île, soulignant que «le statu quo à Chypre est inacceptable». Les négociations intercommunautaires menées sous les auspices de l’Onu sont dans l’impasse depuis 1997, le chef chypriote-turc Rauf Denktash réclamant au préalable la reconnaissance de la «République turque de Chypre du Nord», proclamée en 1983 et où la Turquie maintient 35 000 soldats.
Les dirigeants grecs envisagent avec un optimisme prudent la perspective d’un règlement du dossier chypriote, en dépit du fait que l’occupation par la Turquie du nord de Chypre, condamnée par l’Onu, dure maintenant depuis un quart de siècle. Athènes compte pour cela sur le G8 (les sept pays les plus industrialisés, plus la Russie), l’Onu et les États-Unis. Le sommet du G8 à Cologne en juin a demandé au secrétaire général des Nations unies Kofi Annan de «prendre une initiative» pour sortir de l’impasse. Ces efforts «sont toujours en cours», a indiqué le ministre grec des Affaires européennes, Yannos Kranidiotis. «Oui, nous sommes relativement optimistes, car il y a d’abord la marche de Chypre vers l’Union européenne, et puis la conjoncture internationale est favorable», explique un autre haut responsable...