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Actualités - Chronologie

Vingt-cinq ans de calme précaire et de vaines négociations

Voici les grandes dates du conflit chypriote depuis le coup d’État de juillet 1974 ayant entraîné l’occupation du nord de l’île et sa division. 1974 : le président chypriote Mgr Makarios demande à Athènes de retirer les officiers grecs stationnés à Chypre et qui appuient ses opposants, les adeptes de l’union (Enosis) avec la Grèce. 15 juillet : les officiers grecs, qui encadrent la Garde nationale, organisent un coup d’État et placent le journaliste Nicos Samson à la présidence. Mgr Makarios s’évade à Londres, puis New York. 200 morts chypriotes-grecs. 20 juillet : la Turquie ordonne l’opération «Attila». Les troupes débarquent à Kyrenia (nord de Chypre). Une «opération de paix qui vise à protéger les Chypriote-Turcs», selon Ankara. 23 juillet : chute des colonels au pouvoir à Athènes depuis 1967 et des putschistes à Nicosie. Le chef du Parlement (actuel président) Glafcos Cléridès assure l’intérim jusqu’au retour de Mgr Makarios en décembre. Des résolutions de l’Onu réclament la restauration de la souveraineté de l’île et le retrait des troupes étrangères. Poursuite de l’avancée turque plus à l’est pour contrôler 37 % de l’île, le 16 août. La Force de paix de l’Onu (UNFICYP) créée début 1964, après les premiers heurts intercommunautaires, est renforcée à 4 500 hommes (1 200 depuis 1995) pour contrôler la ligne verte de 180 km coupant l’île d’est en ouest. 1975/février : le dirigeant chypriote-Turc Rauf Denktash proclame «l’État turc fédéral de Chypre». Cléridès et Denktash signent un accord sur l’échange des populations : 110 000 Chypriotes-Turcs sont regroupés au nord, et au sud 585 000 Chyriotes-Grecs, dont 180 000 refoulés du nord. 900 Chypriotes-Grecs et maronites restent «enclavés» au nord et près de 300 Chypriotes-Turcs au sud. 1977 : accord sur une fédération bizonale et bicommunautaire entre Denktash et Mgr Makarios qui meurt la même année. 1979 : son successeur Spyros Kyprianou signe un nouvel accord avec Denktash. 1983 : proclamation de la «République turque de Chypre du Nord» (RTCN, reconnue uniquement par Ankara). 1984 : l’Onu réclame la remise à l’UNFICYP de Varosha, banlieue grecque de Famagouste (est), et interdit son peuplement par d’autres que ses habitants d’origine (résolution 550). 1985 : Rauf Denktash est «président» de la RTCN (réélu en 1990 et en 1995) 1984 à 1987 : plusieurs rounds de pourparlers directs ou indirects entre Kyprianou et Denktash ont lieu sans aucun progrès. 1990 : Chypre candidat à l’Union européenne. Ankara menace d’intégrer la RTCN totalement à la Turquie. 1992 : l’Onu propose un «ensemble d’idées» sur les rouages du futur État fédéral et un réajustement territorial ramenant à 28 % la zone administrée par les Chypriotes-Turcs. Echec attribué par l’Onu à M. Denktash (résolution 789). 1993 : Cléridès succède à Vassiliou et reprend les négociations. Échec des «mesures de confiance» proposées par l’Onu. Avis favorable de la Commission européenne à la candidature de Chypre. La Grèce et Chypre signent un accord de défense commune. 1994 : rencontre Cléridès-Denktash à Nicosie. Août : une manifestation de motards sur la ligne verte dégénère : deux Chypriotes-Grecs tués. 1996/mars : Denktash déclare que tous les Chypriotes-Grecs disparus (1 619) ont été tués. 1997 : janvier - le gouvernement Cléridès commande des missiles russes S-300. Menaces d’Ankara et pressions internationales. Février : l’Union européenne appelle Denktash à «sortir sa communauté de l’isolement» et à ne pas s’attendre à «une reconnaissance de la RTCN». Juillet-août : réunions Cléridès et Denktash à Troutbeck (USA), puis Glion (Suisse) sous l’égide de Diego Cordovez (Onu). Les deux hommes se retrouvent à Nicosie pour discuter de questions humanitaires. Novembre : l’émissaire américain Richard Holbrooke réunit Cléridès et Denktash à Nicosie, sans résultats. Décembre : l’UE décide l’ouverture formelle des négociations avec Chypre en mars 1998. Denktash décide de boycotter toute réunion avant la reconnaissance de la RTCN. 1998 / Février : Cléridès réélu. Mai : nouvelle mission Holbrooke à Nicosie. 1999 / Janvier : Cléridès renonce au déploiement des missiles S-300. Juin : le G8 puis le Conseil de sécurité demandent au secrétaire général de l’Onu d’inviter Cléridès et Denktash à des pourparlers en automne.
Voici les grandes dates du conflit chypriote depuis le coup d’État de juillet 1974 ayant entraîné l’occupation du nord de l’île et sa division. 1974 : le président chypriote Mgr Makarios demande à Athènes de retirer les officiers grecs stationnés à Chypre et qui appuient ses opposants, les adeptes de l’union (Enosis) avec la Grèce. 15 juillet : les officiers grecs, qui encadrent la Garde nationale, organisent un coup d’État et placent le journaliste Nicos Samson à la présidence. Mgr Makarios s’évade à Londres, puis New York. 200 morts chypriotes-grecs. 20 juillet : la Turquie ordonne l’opération «Attila». Les troupes débarquent à Kyrenia (nord de Chypre). Une «opération de paix qui vise à protéger les Chypriote-Turcs», selon Ankara. 23 juillet : chute des colonels au pouvoir à Athènes depuis 1967...