Rencontre-express avec Vanessa-Mae dans le lobby de son hôtel, juste avant qu’elle n’embarque pour Baalbeck. Le temps de lui poser trois petites questions et d’apprécier de visu son charme, son amabilité et son grand professionnalisme. Pas un soupçon de maquillage, les cheveux courts, noirs rehaussés de quelques mèches bleues, c’est une jeune fille toute menue qui apparaît, vêtue d’une robe – longue – débardeur à rayures marines. Rien à voir avec ses photos de vamp en mini et longue crinière. Vanessa-Mae a pris, à l’évidence, un nouveau tournant. Ce qu’elle confirme en répondant à un confrère qui lui demandait pourquoi elle avait opté pour un «look sexy» sur scène. «À 14 ans, on a envie de porter des jupes courtes, plus confortables pour sauter et danser. À 16, on a envie de raccourcir encore plus, question de séduction. Mais maintenant à vingt ans, mon style a mûri…». La violoniste se prête de bonne grâce aux questions, comme aux pauses-photos. Le sourire aux lèvres, elle se dit ravie d’être là. «J’ai beaucoup entendu parler du festival de Baalbeck, dit-elle. Je sais que des artistes prestigieux s’y sont produits. Par ailleurs, vous avez un soleil radieux et j’espère pouvoir aller à la plage durant mon séjour. D’autant que je suis une grande fana de ski nautique». Pas star pour un sou, elle affirme mener «une vie normale, après avoir suivi une scolarité normale. À l’école, chacun rêvait de l’avenir à sa manière. Certains voulaient être pompiers, d’autres médecins, d’autres infirmières ou professeurs… Moi j’ai toujours voulu être musicienne». Saine, sportive, plus mûre que les filles de son âge, c’est l’image que donne Vanessa-Mae quand on lui parle. Elle aime lire, skier (ski nautique et de fond), écouter, jouer – et mixer bien entendu – différents styles de musique. Elle a joué en février dernier dans un film et a trouvé l’expérience amusante. À renouveler donc ? «Pourquoi pas. Mais entre deux tournées. Je ne m’imagine pas changer complètement de voie». Pourquoi a-t-elle choisi le violon, alors qu’elle avait commencé par apprendre le piano ? «J’avais huit ans quand j’ai décidé de me consacrer au violon. Je l’ai préféré pour sa forme, la manière dont on le porte sur le corps. La relation du musicien au violon est plus physique, plus personnelle que celle qu’il a avec le piano». Comment a-t-elle eu l’idée de faire de la fusion techno-acoustique ? «Ça n’est pas venu en une nuit. En fait, j’ai eu une éducation musicale très libérale. J’ai grandi en écoutant de la musique pop, rock, jazz et en jouant du classique. À 14 ans, j’ai voulu essayer d’accorder tous ces genres différents ensemble. Vous savez, j’apprécie aussi bien les Beatles, Michael Jackson, Prince, que Beethoven, Mozart, ou encore Paganini…». Paganini est d’ailleurs un de ses compositeurs préférés, peut-être aussi parce qu’elle partage avec lui la même date de naissance, le 27 octobre, à quelque deux siècles d’intervalle. Que répond-elle à ses détracteurs, qui l’accusent de dénaturer le répertoire classique ? «Chaque fois que quelqu’un se lance dans une voie nouvelle, des critiques s’élèvent contre lui. Pour ma part, c’est le jugement et l’appréciation du public qui m’importent. D’autre part, beaucoup de musiciens classiques sont en train d’adopter mon style…». Enfin, est-ce vrai qu’avant chaque spectacle, elle demande qu’on lui verse de l’eau sur son trajet de la loge à la scène ? «Oui, c’est une superstition que m’a transmise un ami, violoniste, à mes débuts en concert, lorsque j’avais 11 ans», dit-elle dans un large sourire, avant de remercier très courtoisement et de s’éclipser doucement. Rien à voir avec la Vanessa-Mae qui se déchaînera le soir même sur scène.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Rencontre-express avec Vanessa-Mae dans le lobby de son hôtel, juste avant qu’elle n’embarque pour Baalbeck. Le temps de lui poser trois petites questions et d’apprécier de visu son charme, son amabilité et son grand professionnalisme. Pas un soupçon de maquillage, les cheveux courts, noirs rehaussés de quelques mèches bleues, c’est une jeune fille toute menue qui apparaît, vêtue d’une robe – longue – débardeur à rayures marines. Rien à voir avec ses photos de vamp en mini et longue crinière. Vanessa-Mae a pris, à l’évidence, un nouveau tournant. Ce qu’elle confirme en répondant à un confrère qui lui demandait pourquoi elle avait opté pour un «look sexy» sur scène. «À 14 ans, on a envie de porter des jupes courtes, plus confortables pour sauter et danser. À 16, on a envie de raccourcir encore...