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Actualités - Interviews

Chirac déterminé à aller au bout de son mandat

Le président français Jacques Chirac a rejeté hier les appels venant de son propre camp à démissionner l’année prochaine pour écourter sa «cohabitation» avec le Premier ministre socialiste Lionel Jospin, son principal adversaire politique. «J’estime que ce qu’on nous propose aujourd’hui, ce quinquennat, sous une forme ou sous une autre, serait une erreur et donc je ne l’approuverai pas», a expliqué M. Chirac, au cours d’une traditionnelle interview accordée aux chaînes de télévision pour la fête nationale du 14 juillet. M. Chirac ira jusqu’au terme de son mandat de sept ans, soit en 2002. «Et alors, les Français jugeront et en tireront toutes les conséquences», a-t-il déclaré, sans dire s’il briguerait à ce moment-là un nouveau mandat. Deux personnalités de droite, son propre camp politique, avaient appelé récemment M. Chirac à mettre un terme prématurément à ses fonctions, et à s’appliquer à lui-même une réforme souvent évoquée mais jamais mise en œuvre, celle du mandat présidentiel de cinq ans. L’ancien président Valéry Giscard d’Estaing et l’ancien dirigeant néo-gaulliste Philippe Séguin, y voyaient un moyen de relancer une opposition de droite en pleine déconfiture, après le terrible revers essuyé aux élections européennes, en particulier par la famille gaulliste de M. Chirac. Selon ces deux responsables, il faut surtout mettre fin à la «cohabitation», particularité institutionnelle française qui fait coexister un président de la République issu d’un camp politique, et un gouvernement du camp opposé et disposant de la majorité à l’Assemblée nationale. M. Chirac a assuré qu’il n’avait pas pris la débâcle de la droite aux européennes comme un échec «personnel». Mais il a jugé que le mode de scrutin appliqué en France pour ces élections – la proportionnelle intégrale avec des listes nationales – «était porteur de confusion» et a souhaité qu’il soit réformé. Le président français a appelé la droite à «faire un vrai effort de réconciliation» et à bâtir «un projet commun fondé sur une vision commune de l’avenir qui n’est pas celle de la gauche». La droite française accumule les échecs depuis sa défaite aux élections législatives de 1997. Ces élections avaient été provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale par M. Chirac, une manœuvre politique presque unanimement considérée aujourd’hui comme une erreur stratégique.
Le président français Jacques Chirac a rejeté hier les appels venant de son propre camp à démissionner l’année prochaine pour écourter sa «cohabitation» avec le Premier ministre socialiste Lionel Jospin, son principal adversaire politique. «J’estime que ce qu’on nous propose aujourd’hui, ce quinquennat, sous une forme ou sous une autre, serait une erreur et donc je ne l’approuverai pas», a expliqué M. Chirac, au cours d’une traditionnelle interview accordée aux chaînes de télévision pour la fête nationale du 14 juillet. M. Chirac ira jusqu’au terme de son mandat de sept ans, soit en 2002. «Et alors, les Français jugeront et en tireront toutes les conséquences», a-t-il déclaré, sans dire s’il briguerait à ce moment-là un nouveau mandat. Deux personnalités de droite, son propre camp politique,...