Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

DOCUMENTS Des métiers et des hommes

Profession: «Aboyeur» par Philippe Tallois. Lors de grandes réceptions mondaines, l’aboyeur décline, avec voix, les identités, fonctions et titres des nouveaux arrivants devant l’assistance. Maîtres de maison et invités déjà présents peuvent ainsi mettre un nom sur les visages qui défilent. Posté à l’entrée, habillé pour la circontance, ce valet de salon est en général aidé, à quelques mètres de lui, d’un souffleur qui lui murmure le plus distinctement possible les noms des hôtes. Michel Weber perpétue une tradition familiale en exerçant ce métier. Il a dans sa garde-robe toutes les tenues et accessoires indispensables pour être un antique laquais. Mais ce qu’il soigne le plus est, sans aucun doute, le timbre de sa voix qu’il entretient en prenant des cours de chant avec Bernard Muraccioles, baryton à l’Opéra de Paris. Les coulisses d’une profession en voie de disparition. Le reportage est didactique, éclairé de quelques anecdotes. Plaisant à suivre. Diffusion lundi à 01h00 sur MTV Federico Fellini: profession, cinéaste! En 1992, dans cet entretien réalisé un an avant sa mort, Fellini abordait des points aussi essentiels que la vie, la mort, les femmes, l’Amérique et Rossellini. Dans ce chant du cygne, il n’oubliait ni l’allusion à ses parents, à son éducation, ni le regard critique, presque déçu sur le cinéma italien. Ce maestro aimait à se définir comme les peintres de la Renaissance, qui attendaient la commande avant de pouvoir entreprendre l’œuvre. Fellini, un simple artisan? Cet entretien de fond se lit peut-être comme le testament de celui qui affirmait alors: «Je crois que les œuvres d’un auteur peuvent témoigner de la progression de la vie, des diverses époques, parmi lesquelles la déchéance physique, la vieillesse qui avance, la possibilité de disparaître». Sa filmographie est la plus prestigieuse qui soit. Trois Oscars à Hollywood pour La Strada, Huit et demi et Amarcord. La palme d’or à Cannes pour La Dolce Vita. Sans oublier Les nuits de Cabiria, Satyricon, Fellini, Roma, Casanova, Juliette des Esprits, La nave va..., La cité des femmes... À mesure que se déroule la filmographie de Fellini, s’affirmant son pessimisme et son désenchantement. Jamais, pourtant, il n’a le mauvais goût de tomber dans la plate critique et dans le pamphlet, enrobant toujours ses obsessions et ses tristesses de paillettes, de magie et d’une gaieté feinte que lui permet sa fascination jamais démentie pour le monde du spectacle. Curieusement, même l’amour ne trouvera pas grâce à ses yeux. Il le tournera en dérision tout au long de ses films et en fera une caricature féroce dans Casanova, lorsque le pitoyable séducteur verra en une poupée mécanique l’idéal de la femme qu’il a vainement cherché au cours de ses années de jeunesse. Heureusement, Federico Fellini conservera une capacité d’émerveillement sans limites. Il ne sera blasé de rien. En outre, il ne se sentait aucune aptitude pour la critique politique ou sociale. Il ne mettait en scène que ce qu’il avait vu, vécu et imaginé. «Je ne veux rien démontrer», dit-il. «Je veux montrer. Je me suis tout inventé: une enfance, une personnalité, des nostalgies, des rêves, des souvenirs pour pourvoir les raconter». Diffusion mardi à 23h30 sur NBN
Profession: «Aboyeur» par Philippe Tallois. Lors de grandes réceptions mondaines, l’aboyeur décline, avec voix, les identités, fonctions et titres des nouveaux arrivants devant l’assistance. Maîtres de maison et invités déjà présents peuvent ainsi mettre un nom sur les visages qui défilent. Posté à l’entrée, habillé pour la circontance, ce valet de salon est en général aidé, à quelques mètres de lui, d’un souffleur qui lui murmure le plus distinctement possible les noms des hôtes. Michel Weber perpétue une tradition familiale en exerçant ce métier. Il a dans sa garde-robe toutes les tenues et accessoires indispensables pour être un antique laquais. Mais ce qu’il soigne le plus est, sans aucun doute, le timbre de sa voix qu’il entretient en prenant des cours de chant avec Bernard Muraccioles, baryton...