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Actualités - Chronologie

Campaoré reconnaît l'impuissance de l'organisation

Au fil des ans, l’Organisation de l’unité africaine s’est révélée impuissante à prévenir ou à régler les conflits qui ravagent le continent, de l’aveu même de son président en exercice, le président Burkinabé Blaise Compaoré. «Jamais depuis sa création en 1963, l’OUA n’a eu à se pencher sur autant de conflits sur notre continent», avait-il constaté. «Nous n’avons pas encore trouvé nous, Africains, les moyens adéquats pour arrêter les conflits», faisait-il remarquer admettant ainsi que les mécanismes de prévention et de règlement des conflits de l’OUA n’étaient pas efficaces. Le constat du président Compaoré est partagé par de nombreux hommes politiques et analystes africains. Un ambassadeur d’Afrique de l’Est en poste à Paris, ayant requis l’anonymat, a déclaré que l’OUA était «paralysée parce que dénuée de volonté politique». Il a mis en doute la faculté des puissances régionales à régler les conflits car chacune, selon lui, «agit pour servir ses propres intérêts». Il se référait notamment à l’Afrique du Sud et au Nigeria. Le Nigeria, qui a récemment renoué avec la démocratie, fournit le gros des troupes de la force ouest-africaine Ecomog et Pretoria a annoncé le 30 juin qu’elle enverrait des troupes de maintien de la paix en République démocratique du Congo (RDC) en cas de cessez-le-feu effectif et d’un accord de paix dans ce pays. L’envoi de troupes en RDC serait la première participation de l’Afrique du Sud démocratique à un conflit international sur le continent, mais Pretoria est déjà intervenue militairement en septembre dernier, dans un conflit interne, au royaume du Lesotho, enclavé en Afrique du Sud, après une mutinerie militaire qui avait soulevé des craintes de coup d’État. L’ambassadeur est-africain estime enfin que les initiatives de l’Occident – qui ne veut plus intervenir militairement en Afrique – pour aider à la création de capacités africaines de paix ne régleront pas les problèmes, «car les pays qui financent ces initiatives ne sont pas désintéressés».
Au fil des ans, l’Organisation de l’unité africaine s’est révélée impuissante à prévenir ou à régler les conflits qui ravagent le continent, de l’aveu même de son président en exercice, le président Burkinabé Blaise Compaoré. «Jamais depuis sa création en 1963, l’OUA n’a eu à se pencher sur autant de conflits sur notre continent», avait-il constaté. «Nous n’avons pas encore trouvé nous, Africains, les moyens adéquats pour arrêter les conflits», faisait-il remarquer admettant ainsi que les mécanismes de prévention et de règlement des conflits de l’OUA n’étaient pas efficaces. Le constat du président Compaoré est partagé par de nombreux hommes politiques et analystes africains. Un ambassadeur d’Afrique de l’Est en poste à Paris, ayant requis l’anonymat, a déclaré que l’OUA était...