À peine le record du monde du mile «explosé», Hicham el-Guerrouj a promis de nouvelles conquêtes, persuadé de pouvoir faire mieux encore que les 3 min 43 sec 13/100 de Rome, soit 1 sec 26/100 de moins que l’Algérien Noureddine Morceli. «J’aurais pu descendre jusqu’à 3 min 42 sec sans le retour de Noah Ngeny qui m’a distrait dans les 150 derniers mètres», assurait el-Guerrouj après son triomphe romain et pour sa première descente depuis les hauteurs d’Ifrane, dans le Moyen Atlas, où il avait préparé son coup d’éclat. Car sous ses airs de gentil garçon, qui ne jure que par Allah, la famille et la patrie, ce Marocain de 24 ans est devenu au fil des années un véritable tueur des pistes qui souhaite descendre tous les records du 1500 au 5000 m pour établir un règne sans partage. «Je veux devenir le meilleur du 1500 au 5000 m», ne cesse-t-il de répéter, désireux d’égaler et même dépasser son illustre compatriote Saïd Aouita. Ce champion qui, en 1984, avait séduit le petit Hicham alors âgé de 10 ans, en coiffant les lauriers olympiques du 5000 m à Los Angeles. Ambitieux, el-Guerrouj n’en est pas moins réaliste et ne veut pas se battre sur tous les fronts en même temps. Il souhaite d’abord se consacrer «cette année au mile et au 2000 m et la défense de mon titre mondial» du 1500 m, en août prochain à Séville. Avant de viser les distances supérieures et penser à Sydney, où il aura une revanche à prendre sur sa chute d’Atlanta. Place au 2000 m Déjà au sommet de la hiérarchie sur le 1500 m et désormais sur le mile, d’où il a délogé à chaque fois Morceli, el-Guerrouj veut ajouter à son tableau de chasse le 2000 m où règne depuis juillet 1995 un certain... Morceli. Cette tentative, le Marocain l’a annoncé pour le 17 juillet à Nice, convaincu que l’organisateur français se laissera séduire et ajoutera quelques 400 m au mile prévu initialement. Quatre jours plus tard à Paris, il est prêt à grapiller quelques centièmes, voire dixièmes à son propre record du monde du 1500 m (3’26’’00). Pour y parvenir, el-Guerrouj va peaufiner sa préparation à travers un séjour en Belgique, dix jours au niveau de la mer durant lesquels il enchaînera des séances plus rapides. Il sait aussi qu’il aura besoin de lièvres de qualités, comme les Kenyans Robert Kibet et William Tanui, ceux qui l’ont parfaitement guidé à Rome mais qui ne viennent pas sans leur compatriote Ngeny, la nouvelle étoile montante. Mais, même ce risque-là, le Marocain est prêt à le prendre, tant il est sûr de lui. La marque même d’un grand champion... Réunion de Paris : Fredericks en remplacement de Johnson Le Namibien Frankie Fredericks remplacera l’Américain Michael Johnson sur le 200 m de la réunion de Paris, étape de la Golden League d’athlétisme prévue le 21 juillet, a annoncé jeudi Laurent Boquillet, chargé du plateau du meeting parisien. «Fredericks rejoindra Maurice Greene et Ato Boldon, même si une infime chance existe dans le cas de Michael Johnson», a indiqué Laurent Boquillet. «Johnson doit revoir son entraîneur Clyde Hart vendredi au Texas et je devrais avoir des nouvelles dans la soirée». Michael Johnson a annoncé mercredi soir son forfait du 200 m parisien, au stade Charléty, à l’issue de sa victoire à Rome en 19 sec 93/100, expliquant sa décision par la nécessité de s’entraîner en vue du 400 m, véritable objectif de sa saison puisqu’il souhaite conserver son titre mondial à Séville et battre le record du monde. Déçu de l’absence de «MJ», Laurent Boquillet se réjouit toutefois beaucoup du duel Greene-Boldon, «du jamais vu cette saison», auquel se mêlera Fredericks mais aussi l’Américain Roshaan Griffin. «Michael Johnson aurait été la cerise sur le gâteau»... Arron-Jones confirmé sur 200 m Le duel entre la Française Christine Arron et l’Américaine Marion Jones aura bien lieu sur le 200 m de la réunion de Paris, étape de la Golden League d’athlétisme prévue au stade Charléty, a confirmé jeudi Laurent Boquillet, l’un des responsables du meeting.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À peine le record du monde du mile «explosé», Hicham el-Guerrouj a promis de nouvelles conquêtes, persuadé de pouvoir faire mieux encore que les 3 min 43 sec 13/100 de Rome, soit 1 sec 26/100 de moins que l’Algérien Noureddine Morceli. «J’aurais pu descendre jusqu’à 3 min 42 sec sans le retour de Noah Ngeny qui m’a distrait dans les 150 derniers mètres», assurait el-Guerrouj après son triomphe romain et pour sa première descente depuis les hauteurs d’Ifrane, dans le Moyen Atlas, où il avait préparé son coup d’éclat. Car sous ses airs de gentil garçon, qui ne jure que par Allah, la famille et la patrie, ce Marocain de 24 ans est devenu au fil des années un véritable tueur des pistes qui souhaite descendre tous les records du 1500 au 5000 m pour établir un règne sans partage. «Je veux devenir le meilleur...