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Actualités - Chronologie

Travail et liberté

Un apprenti qui avait confectionné une plaque métallique à l’intention d’un élève turc, portant l’inscription «Arbeit macht frei (Le travail rend libre) – La Turquie est un beau pays», a été à bon escient exclu sur-le-champ, a estimé la justice allemande. La plaque qui rappelait le slogan nazi affiché à l’entrée de plusieurs camps de concentration, dont celui d’Auschwitz, avait été soigneusement fixée sur l’établi du jeune apprenti turc, par ailleurs le meilleur élève de sa classe des Services de nettoyage de la ville de Berlin. Son auteur, alors âgé de 17 ans, avait été licencié sans préavis en mars 1997. La cour fédérale des prud’hommes a estimé que «dans des cas de manquement aux devoirs d’une gravité particulière», un avertissement n’était pas nécessaire. Elle a ainsi renvoyé l’affaire devant le tribunal de Berlin. La cour a par ailleurs indiqué que l’auteur de la plaque et quelques autres apprentis avaient pour habitude d’entonner des chants néo-nazis tels qu’une chanson antisémite, «Auschwitz, nous voilà». En première instance, l’apprenti licencié avait obtenu gain de cause devant un tribunal berlinois, qui avait estimé qu’il aurait dû être averti. Les Services de la voirie berlinois, qui emploient de nombreux étrangers, avaient déposé un recours devant la plus haute juridiction du Droit du travail.
Un apprenti qui avait confectionné une plaque métallique à l’intention d’un élève turc, portant l’inscription «Arbeit macht frei (Le travail rend libre) – La Turquie est un beau pays», a été à bon escient exclu sur-le-champ, a estimé la justice allemande. La plaque qui rappelait le slogan nazi affiché à l’entrée de plusieurs camps de concentration, dont celui d’Auschwitz, avait été soigneusement fixée sur l’établi du jeune apprenti turc, par ailleurs le meilleur élève de sa classe des Services de nettoyage de la ville de Berlin. Son auteur, alors âgé de 17 ans, avait été licencié sans préavis en mars 1997. La cour fédérale des prud’hommes a estimé que «dans des cas de manquement aux devoirs d’une gravité particulière», un avertissement n’était pas nécessaire. Elle a ainsi renvoyé...