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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : manque d'intérêt pour le dollar

Le calme a prévalu hier encore sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar a continué à être offert sans pour autant trouver une contrepartie valable à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 501,00 et 1 514,00 LL respectivement, est parvenue ainsi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution du mouvement de l’offre et de la demande, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert pratiquement au point inférieur d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle, soit entre 1 502,00 et 1 502,15 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier ne devait guère se développer, ne dépassant pas, selon ces mêmes milieux, quelque sept millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL Dollar ferme et le sterling au plus bas À l’étranger, le sterling est tombé à son plus bas niveau depuis près de trois ans, hier sur les marchés des changes internationaux, à la veille de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre sur les taux d’intérêt britanniques, tandis que l’euro s’est légèrement replié face au billet vert ainsi que le yen. La livre sterling s’est davantage dépréciée hier, pour redescendre sous 1,56 dollar pour la première fois depuis octobre 1996. Ce mouvement s’explique par une certaine nervosité des opérateurs à la veille de la décision de la Banque d’Angleterre sur fond de spéculations sur un relâchement de la politique monétaire britannique. Bien que la plupart des économistes tablent sur un maintien à 5 % du taux de prise en pension, unique taux directeur de la Banque d’Angleterre, certains n’excluent pas un assouplissement monétaire surprise puisque le comité s’était prononcé en juin dernier quasi unanimement pour une baisse des taux. Quant à l’euro, il a failli repasser sous 1,02 dollar en cours d’après-midi, en raison de rumeurs de scission au sein du gouvernement allemand après l’annulation d’une réunion au sommet des partenaires de la coalition prévue pour hier soir à Bonn sur l’abandon du recours au nucléaire civil. Ces bruits n’ayant pas été confirmés, la devise européenne s’est ensuite ressaisie mais n’est pas parvenue à retrouver ses niveaux de la veille. Ainsi, malgré de récents signes de reprise économique dans la zone euro, la plupart des analystes continuent à penser que la monnaie européenne ne va pas tarder à atteindre la parité face au dollar, les fondamentaux restant largement favorables au billet vert ainsi que le différentiel de taux entre les États-Unis et l’Europe. De son côté, le yen a de nouveau varié dans des marges étroites à la baisse face au dollar, ses mouvements étant dictés toujours par les craintes d’intervention de la Banque du Japon après un nouveau geste au début de la semaine pour contrer toute tentative d’appréciation de la devise nippone. Eu égard à toutes ces considérations, le dollar s’est négocié sur un ton ferme, à New York, comme suit : – 1,0220 pour un euro contre 1,0225, la veille – 1,5600 pour un sterling contre 1,5620 – 1,9135 DM contre 1,9130 – 6,4175 FF contre 6,4145 – 1,5695 FS contre 1,5670 – 1 894,10 lires contre 1 893,95 – 122,15 yens contre 122,00. Bourse de Beyrouth : nouvelle baisse Sur les marchés des valeurs mobilières, la Bourse de Beyrouth continuait de souffrir de la poursuite de la baisse des actions B de Solidere ainsi que de celles des Ciments libanais dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a reperdu hier 0,18 % à 76,74 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu en l’état à 178,42 points. Ce mouvement s’est déroulé encore une fois dans un marché déserté par les investisseurs, comme en témoigne le volume d’affaires très mince qui n’aurait pas dépassé hier quelque 18 347 actions d’une valeur globale de 116 664 dollars. Volatilité de Wall Street Par ailleurs, Wall Street a marqué une pause hier, après le brusque renversement de sa tendance la veille en clôture, les opérateurs cherchant vainement une orientation en l’absence de nouvelles en provenance aussi bien de l’économie que des sociétés américaines. Certains investisseurs, qui commencent à préparer leurs vacances, auraient opéré quelques ventes bénéficiaires et des arbitrages avant leur départ, indique-t-on dans les salles de marché. Mais les experts boursiers estiment que ce mouvement ne devrait pas aller très loin, la récente hausse des taux américains n’étant pas suffisante pour entraîner des arbitrages entre actions et obligations. Cela d’autant que l’inflation restait toujours modérée malgré la grande vigueur de l’économie. Cela étant et compte tenu aussi des perspectives de gains des grandes sociétés au deuxième trimestre, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles devait rester confiné dans des marges étroites autour de ses récents records historiques, fluctuant hier entre un plus bas à 11 080,45 points et un plus haut à 11 147,15 points, avant d’afficher en préclôture 11 120,88 points, en baisse de 14,24 points sur la veille, dans un marché très volatil. Les Bourses européennes poursuivent leur repli Les Bourses européennes ont continué mercredi leur repli pour la seconde journée consécutive, les marchés profitant de l’absence de nouvelles importantes pour engranger quelques bénéfices. Les investisseurs sont partagés entre leur optimisme concernant la croissance économique dans la zone euro d’un côté et leur inquiétude face à la hausse des rendements obligataires de l’autre. Ainsi, le contrat septembre sur le Bund allemand a-t-il atteint un nouveau plus bas de 108,31, tandis que le rendement du Bund de référence à 10 ans touchait un nouveau plus haut de l’année à 4,75 %, sur des rumeurs de rupture de la coalition au gouvernement à Bonn. À Paris, l’indice CAC 40 a terminé en repli de 0,65 % à 4 622,20, tandis que le FTSE-100 de Londres abandonnait 0,35 % à 6 597,4 points et le Dax allemand 0,34 %, à 5 588,50 points. La Bourse d’Amsterdam s’est repliée à 0,4 %, le marché suisse de 0,7 % et l’Ibex madrilène de 0,7 %, de même que le Bel-20 belge. Le Mibtel milanais a cédé 0,23 %. L’indice Eurostoxx50 des valeurs vedettes de la zone euro s’est replié de 0,47 %, tandis que le baromètre plus large, l’Eurotop 300, perdait 0,67 %. Les valeurs de croissance étaient en général les plus délaissées, les investisseurs se positionnant sur les cycliques. Ainsi, la hausse de 3,7 % du producteur de métaux finlandais Outokumpu, qui a annoncé la mise en production d’un nouveau gisement de nickel en Australie, a aidé les producteurs de métaux de base. À Paris, le Crédit Lyonnais devrait démarrer en trombe jeudi pour son premier jour de cotation à en croire le marché gris qui a affiché 33-34 euros par rapport à une référence de 25,50 euros. Le distributeur GrandVision a affiché la plus forte hausse de la séance (+12,97 %) sur un chiffre d’affaires du premier semestre, confirmant le redressement de sa filiale britannique Vision Express. Eridania Béghin-Say perdait 3,58 % alors que les analystes de la BNP ont révisé en baisse leurs estimations de BNPA bénéficie net par action de 20 % pour 1999 et de 10 % pour 2000. Galeries Lafayette a gagné 4,40 % après avoir annoncé une alliance avec IBM dans le commerce électronique. À Stockholm, la démission surprise du directeur général d’Ericsson a fait chuter le titre de 8 % et, avec lui, l’indice général de la Bourse qui a abandonné 2,14 %. Toujours dans la téléphonie, mais du côté des opérateurs, Mannesmann a abandonné 2,1 %, à 150,75 euros après le retrait de l’opérateur de la liste d’achat européenne du courtier Morgan Stanley Dean Witter. L’annonce par le Financial Times que le groupe allemand était l’un des candidats favoris au rachat du téléphoniste cellulaire britannique One20ne a laissé les investisseurs de marbre. Mannesmann n’a pas commenté la nouvelle. L’assureur Allianz a affiché une légère hausse de 2,6 % à 292,80 euros, un article de l’édition européenne du Wall Street Journal le disant en négociations préliminaires pour l’acquisition d’une société de gestion de fonds américaine. À Londres, bien que l’indice principal ait terminé en repli, les petites valeurs étaient particulièrement recherchées. Tokyo : en retrait La Bourse de Tokyo a poursuivi mercredi son mouvement de consolidation, terminant en retrait pour le deuxième jour consécutif en l’absence de nouvelles incitations à l’achat et revenant en clôture sous la barre symbolique des 18 000 points, selon les opérateurs. L’indice Nikkei-225 a cédé 91,83 points (-0,5 %) pour finir à 17 958,90 pts, après avoir atteint un plus bas de 17 949,73 pts en cours de journée. L’indice élargi Topix a pour sa part perdu 1,70 point à 1 477,02 pts. Le volume des échanges s’est élevé à environ 644 millions d’actions contre 675 millions mardi. «Il n’y a pas d’indication permettant de pousser (l’indice Nikkei) au-dessus des 18 000 points», a indiqué un opérateur de Chuo Securities, ajoutant que «le mouvement de vente est difficilement évitable après les fortes hausses de ces derniers jours». La poursuite des achats de la part des investisseurs étrangers et des particuliers et la chasse aux bonnes affaires ont permis de limiter la baisse, selon les opérateurs. Les investisseurs étrangers et les particuliers se sont tournés vers la Bourse de Tokyo en raison de la faiblesse de l’euro, a estimé Kazunori Jinnai, de Daiwa Securities Co. Ltd. Les investisseurs se montrent également prudents vis-à-vis de Wall Street, craignant toujours une éventuelle hausse des taux d’intérêt visant à maîtriser les risques d’inflation, a-t-il souligné. «Il leur est plus facile d’acheter des actions japonaises et d’autres actions asiatiques, les indicateurs économiques montrant de surcroît des signes de reprise», a-t-il commenté.
Le calme a prévalu hier encore sur le marché des changes de Beyrouth où le dollar a continué à être offert sans pour autant trouver une contrepartie valable à la demande en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en maintenant ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente entre 1 501,00 et 1 514,00 LL respectivement, est parvenue ainsi à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Dans cette évolution du mouvement de l’offre et de la demande, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le billet vert pratiquement au point inférieur d’intervention de la BDL et parfois en dehors d’elle, soit entre 1 502,00 et 1 502,15 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Pourtant, le volume d’affaires de la journée d’hier ne devait...