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Actualités - Chronologie

ULSTER Les unionistes demandent l'aide de Bill Clinton

Le chef de file des protestants d’Irlande du Nord, David Trimble, révèle dans le Times de mardi qu’il a sollicité l’aide de Bill Clinton pour débloquer le processus de paix. «J’ai contacté M. Clinton. Je lui ai demandé de m’aider pour certaines questions spécifiques et je pense qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir», déclare le dirigeant du Parti unioniste d’Ulster (UUP) dans le quotidien britannique. David Trimble précise qu’il a téléphoné lundi au président américain en raison de la «gravité» de la situation en Ulster. Cinq jours d’âpres négociations n’ont pas permis la semaine dernière aux protestants et aux catholiques nord-irlandais de s’accorder sur l’application de l’accord de paix du 10 avril 1998, toujours en souffrance en raison d’un désaccord entre les unionistes et le Sinn Fein sur le désarmement de l’Ira. De cette question dépend la mise en place de l’Exécutif biconfessionnel prévu par l’accord du Vendredi Saint. Les protestants exigent que l’Ira s’engage par écrit à restituer son arsenal d’ici mai 2000 en préalable à l’entrée du Sinn Fein, sa branche politique, dans le futur Exécutif. Les Premiers ministres britannique, Tony Blair, et irlandais, Bertie Ahern, ont tenté de contourner l’obstacle en proposant vendredi un plan prévoyant l’institution d’un Exécutif paritaire le 15 juillet, l’Ira s’engageant à désarmer «dans les jours qui suivent». Ce plan, qui n’a reçu l’aval d’aucune des deux parties, n’a guère convaincu les protestants. Accusé de céder aux demandes de la minorité républicaine, Tony Blair a tenté une nouvelle fois de rassurer la communauté protestante en affirmant lundi que le Sinn Fein pourrait être exclu du gouvernement nord-irlandais si l’Ira ne respectait pas ses engagements. David Trimble attend de Bill Clinton qu’il obtienne de fermes garanties des républicains, notamment un engagement écrit de l’Ira, afin de fléchir les plus radicaux des unionistes. Le chef de l’UUP veut également que le président américain persuade John Hume, chef du Parti nationaliste modéré SDLP – le plus important de la communauté catholique nord-irlandaise – de participer à un Exécutif sans le Sinn Fein dans l’hypothèse où le désarmement de l’Ira ne s’effectuerait pas dans les délais impartis. Sur le terrain, de nouvelles échauffourées ont opposé lundi soir de jeunes protestants aux forces de l’ordre à Drumcree, où s’est déroulé dimanche le premier défilé orangiste de la saison. Quelque 300 jeunes ont une nouvelle fois tenté de pénétrer dans le cimetière catholique du village et s’en sont pris aux forces de sécurité. L’ordre a été rétabli rapidement.
Le chef de file des protestants d’Irlande du Nord, David Trimble, révèle dans le Times de mardi qu’il a sollicité l’aide de Bill Clinton pour débloquer le processus de paix. «J’ai contacté M. Clinton. Je lui ai demandé de m’aider pour certaines questions spécifiques et je pense qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir», déclare le dirigeant du Parti unioniste d’Ulster (UUP) dans le quotidien britannique. David Trimble précise qu’il a téléphoné lundi au président américain en raison de la «gravité» de la situation en Ulster. Cinq jours d’âpres négociations n’ont pas permis la semaine dernière aux protestants et aux catholiques nord-irlandais de s’accorder sur l’application de l’accord de paix du 10 avril 1998, toujours en souffrance en raison d’un désaccord entre les unionistes et le...