Les États-Unis excluront désormais de leur politique de sanctions économiques unilatérales les ventes de produits agricoles et médicaux, sauf cas exceptionnel, a confirmé mercredi la Maison-Blanche dans un communiqué. Ces sanctions sont notamment appliquées aux pays soutenant le terrorisme et cette mesure d’assouplissement, qui pourra être appliquée aux régimes de sanctions déjà en place, devrait bénéficier à des pays comme le Soudan, l’Iran et la Libye, a indiqué un haut responsable du département d’État. La Maison-Blanche a précisé que des exceptions pourraient toutefois être invoquées pour interdire l’exportation de produits agricoles et médicaux «en cas de conflit armé impliquant les États-Unis, ou si l’État sanctionné utilise de telles importations au bénéfice de ses forces armées ou de ses partisans politiques, ou encore si le régime visé ou ses dirigeants en tirent des bénéfices injustifiés». Le communiqué précise que le gouvernement établira des critères pour procéder au réexamen de la situation au cas par cas des pays sanctionnés. La révision signifie que les entreprises américaines pourront déposer des licences d’exportation pour ces produits, allant de la nourriture aux médicaments et à l’équipement médical, à destination par exemple de ces trois pays, ce qui était actuellement interdit. Lors d’un entretien téléphonique avec les journalistes, le secrétaire d’État adjoint pour les Affaires économiques, Stuart Eizenstat, a insisté sur le fait que la révision ne signifiait pas un changement de politique vis-à-vis de pays honnis mais plutôt un changement d’attitude vis-à-vis du régime de sanctions imposées à des pays tiers. «La vente de nourriture, de médicaments et d’autres produits de première nécessité ne renforce pas généralement les capacités militaires d’un pays ou leur capacité à soutenir le terrorisme», a constaté M. Eizenstat. «Ces ventes ne seraient interdites qu’en cas de circonstances extraordinaires», a-t-il confirmé. Cette révision ne concerne pas toutefois trois pays — l’Irak, la Corée du Nord et Cuba — qui soit sont visés par d’autres restrictions législatives américaines soit par des sanctions multilatérales. M. Eizenstat a spécifiquement démenti que ces changements étaient désignés à récompenser Tripoli pour avoir accepté de remettre deux Libyens suspectés dans l’attentat de Lockerbie, soulignant que la révision était à l’étude depuis des mois. «Je ne pense pas que la nourriture et les médicaments devraient servir d’arme de politique étrangère», a commenté pour sa part le sénateur républicain Richard Lugar, se félicitant des révisions annoncées. Parmi les biens qui seront autorisés à l’exportation vers l’Iran, la Libye ou le Soudan figurent le blé, le maïs, le riz, le soja, la viande, le poisson ou encore les nourritures pour bébés.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les États-Unis excluront désormais de leur politique de sanctions économiques unilatérales les ventes de produits agricoles et médicaux, sauf cas exceptionnel, a confirmé mercredi la Maison-Blanche dans un communiqué. Ces sanctions sont notamment appliquées aux pays soutenant le terrorisme et cette mesure d’assouplissement, qui pourra être appliquée aux régimes de sanctions déjà en place, devrait bénéficier à des pays comme le Soudan, l’Iran et la Libye, a indiqué un haut responsable du département d’État. La Maison-Blanche a précisé que des exceptions pourraient toutefois être invoquées pour interdire l’exportation de produits agricoles et médicaux «en cas de conflit armé impliquant les États-Unis, ou si l’État sanctionné utilise de telles importations au bénéfice de ses forces armées ou de ses...